Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

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29 juin 2010

les Darioles fontenaysiennes

Si l’on en croit Marie-Aymée Bridonneau, dans son livre « La cuisine traditionnelle de Vendée », les darioles, ces petits gâteaux garnis d'une crème aromatisée au kirsch, sont originaires de Fontenay-le-Comte où l’on peut encore les retrouver, dans certaines boulangeries-patisseries du sud et de l’ouest de Vendée.

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Un autre auteur, Christine Chamard, évoque aussi les darioles fontenaysiennes dans « mes recettes vendéennes ».

Les deux recettes présentées dans les livres cités sont légèrement différentes, j’ai suivi celle de Marie-Aymée Bridonneau, Christine Chamard rajoutait, elle, du miel dans l’appareil de garniture. Toutes deux, en tout cas, se sont mises d’accord pour les parfumer au kirsch.

Les darioles peuvent être cuites dans des moules ronds, à bords hauts, ou bien des moules plutôt ovales. A vous de choisir !

Allons-y pour la recette…

Préparez les ingrédients suivants :

150g de farine
80 g de beurre ramolli
une pincée de sel
80 g de crème fraîche
3 œufs
1 cuillerée à soupe de kirsch
50 g de poudre d’amande
50 g de sucre



On y va en cuisine :

La pâte :
Tamisez la farine dans un saladier. Ajoutez le beurre en morceaux, la pincée de sel et malaxez l’ensemble jusqu’à obtention d’une pâte homogène, rajoutez si nécessaire un peu d’eau.

Laissez reposer la pâte à température ambiante, recouverte d’un linge, pendant une petite heure.


La garniture :
Ccassez les œufs dans un grand bol, ajoutez la poudre d’amande, le sucre et la crème fraîche et mélangez bien le tout au fouet, ajoutez le kirsch au dernier moment.

Darioles

Le montage :

Etalez la pâte sur votre plan de travail et découpez des ronds de la taille de moules un peu hauts. Foncez les moules avec cette pâte puis mettez-les à cuire à blanc, à four préchauffé th. 6 pendant 10 minutes.

Retirez-les du four et remplissez-les avec la garniture. Remettez au four pour encore une trentaine de minutes, jusqu’à ce que la croûte soit bien dorée.

En cours de cuisson, vous verrez la garniture gonfler un peu, comme un soufflé, mais ça retombera ensuite.

Et je peux vous garantir que c'est vraiment très bon... une petite gourmandise à déguster à l'heure du café ou du thé.

25 juin 2010

Interlude... promenade dans le Golfe du Morbihan

Une journée magnifique avec un soleil éblouissant... une mer d'huile.... tout pour prendre le large et s'offrir une belle promenade depuis Arzon jusqu'à l'Ile d'Houat...  nous avons  croisé le chemin d'une belle faune babillante... et gourmande parfois de nos miettes....

Vacances au Bilouris

Plus que trois jours à en profiter à fond...

18 juin 2010

Berniques,palourdes et coques en marinade, grillées au barbecue...

Les vacances continuent, et pour la fin de cette deuxième semaine, le beau temps semble revenir tout doucement et s'annonce même plutôt bien pour la semaine prochaine, si la météo ne se trompe pas.

Hier, nous avons fait une très belle promenade à Dinan, puis Dinard et enfin le Mont-Saint-Michel, que je connaissais déjà, mais dont je ne me lasse pas, d'autant qu'à cette période le site n'est pas encore envahi par les touristes.

Pour le repas, je m'en donne à coeur joie avec les fruits de mer pêchés dans le Golfe, et comme j'avais une grosse envie de berniques, nous sommes allés gratter sur les rochers, farfouiller sous les algues et avons pu ramener de quoi me faire une belle petite assiette, avec quelques palourdes et coques, elles aussi les bienvenues.

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Les berniques, ces petits chapeaux chinois que l'on trouve sur toutes les côtes rocheuses, ne sont pas pêchés par les professionnels, bizarrement on n'en trouve pas dans les poissonneries. Et pourtant, c'est délicieux, mais je m'aperçois que peu de gens les connaissent et les apprécient.

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Crues, avec du pain et du beurre, c'est délicieux... en ragout, comme à l'Ile d'Yeu avec quelques petites pommes de terres, fricassées à la poêle avec de l'ail et du persil c'est un régal.

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Cette fois-ci, j'ai varié et j'ai tout simplement fait une marinade avec :

le jus d'un citron vert, de l'huile de pépins d'arachide, 1/2 poivron rouge pelé et  coupé en lamelles, 2 petites gousses d'ail, des graines de coriandre, un peu de persil haché, une pincée de gingembre... 

Les berniques, palourdes et coques étant décoquillées, je les ai mises dans cette marinade, j'ai recouvert l'assiette d'un film et laissé mariner une demi-heure au frais.

Pendant ce temps, on prépare soigneusement le barbecue (le grill ou la plancha), et quand les braises sont bien chaudes on met à griller le contenu de l'assiette, égoutté.

Parsemez d'un peu de fleur de sel et dégustez avec un petit vin blanc frais.

Vive les vacances !

14 juin 2010

Bar de ligne en papillote au barbecue

Vive les vacances !

Depuis une semaine je suis dans le Morbihan, le temps est moyen mais ça ne m'empêche pas d'en profiter...

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Au programme, farniente,vélo, marche sur les sentiers côtiers, peu de baignade vu le temps et  lecture - j'ai adoré "le goût des pépins de pomme", j'ai également bien apprécié "la chambre" de Françoise Chandernagor et là j'attaque "Georges et Louise" de Michel Ragon -.

Mon petit mari lui en profite pour s'adonner à sa passion, la pêche et il m'a ramené un bar qui a fini sa vie sur le barbecue...

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...tout simplement apprêté en papillotte avec quelques graines de cumin, du sel marin aux herbes, des tranches de citron (de mon citronnier à la maison !) et un peu d'huile d'olive...

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... accompagné de petites pommes de terre nouvelles elles aussi rôties sur le barbecue et d'un peu de courgettes taillées façon tagliatelles.

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Le bonheur tient à peu de choses.... Ce soir nous recevons, et ce sera rôti de porc dans la noix cuit à la broche, je vous raconterai... Que pensez-vous de la vue que nous avons depuis notre terrasse ?

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Bonne semaine à tous...

11 juin 2010

Le goût des pépins de pomme...

"... La maison était plongée dans l'obscurité. Il avait franchi l'entrée à pas lents et longé ensuite la maison et la grange en direction du verger. Mais il s'était senti tout à coup terriblement gêné de se retrouver là comme un rôdeur, aussi avait-il résolu, plutôt que de revenir sur ses pas, de pousser carrément jusqu'au fond du verger, avec l'idée de sortir par l'arrière en escaladant la palissade et de s'en retourner au chemin de l'écluse en coupant à travers le pâturage qui jouxtait la propriété. Alors qu'il passait sous l'abondante frondaison des pommiers, un cri lui échappa. Quelque chose de dur venait de le heurter au-dessus de l'oeil gauche. Pas une pierre, ce n'était pas si dur, en revanche c'était humide et, en percutant sa tempe, la chose avait éclaté.

Une pomme.

Plutôt un trognon de pomme. La moitié inférieure de la pomme manquait, la moitié supérieure avec la queue gisait en deux morceaux à ses pieds. Lexow s'immobilisa, le souffle court, respirant par saccades. Dans l'arbre, il y eut un bruissement. Il scruta le feuillage épais au dessus de sa tête mais il faisait trop sombre. Carsten eut pourtant l'impression de voir vaguement luire, là-haut, quelque chose de gros, de blanc. Un autre bruissement se fit entendre et un tremblement convulsif parcourut les branches de l'arbre. Lorsque la jeune fille sauta de l'arbre et se reçut sur le sol avec un bruit sourd, il ne put la reconnaître tant son visage était proche du sien. Le visage se rapprocha encore et embrassa Carsten sur la bouche. Il ferma les yeux, la bouche était chaude et avait un goût de pome. De boscop. Et d'amande amère. Un goût qu'il ne devait jamais oublier.

Avant qu'il eût pu dire quelque chose, la bouche de la jeune fille se posa sur la bouche de Carsten qui lui rendit son baiser, et tous deux s'affaissèrent alors dans l'herbe, sous le pommier, et c'est en haletant et avec des gestes maladroits qu'ils se débarrassèrent mutuellement de leurs habits. La nymphe arboricole de Carsten ne portait qu'une chemise de nuit, il ne devait donc pas être trop difficile de l'en délivrer, n'empêche que lorsque deux personnes veulent se déshabiller, se déshabiller l'une l'autre tout en continuant à s'embrasser et sans cesser de se tenir enlacées, alors ce n'est pas si simple, surtout s'il s'agit de personnes n'ayant pas l'habitude de ce genre de chose. Mais ils le firent et firent encore bien davantage, et la terre s'embrasa autour d'eux, et le pommier sous lequel ils étaient étendus se mit, bien que l'on fût déjà en juin, à bourgeonner pour la deuxième fois."...


- ° - ° -


Ce passage est extrait du très beau roman de Katharina Hagena, "Le goût des pépins de pommes", que je suis en train de lire.
L'héroine, Iris, hérite de la maison de sa grand-mère et petit-à-petit, va retisser les liens de l'histoire familiale, ou les petits et grands évènements ont souvent été liés à la pomme.

C'est joliment raconté, avec finesse et aussi humour, beaucoup de légèreté et de virtuosité au fil des mots, dans cette découverte du destin des femmes de la famille que le lecteur fait en même temps qu'Iris.

Après avoir fermé les pages de ce livre, une envie nous prend d'un coup de déguster une belle et chaude tarte aux pommes...

4 juin 2010

Soupe de fraises à l'estragon et quenelle glacée de Valençay

Je continue ma découverte du fromage de Valençay, entamée, souvenez-vous, avec le tartare de cabillaud.

Cette fois-ci c'est un dessert que je vous propose, dessert que Monsieur a adoré.

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Je souhaitais rester dans le même terroir pour le vin servant à la soupe de fraises, je suis donc allée chez mon caviste hier soir et lui ai directement demandé une bouteille de Valençay. Il a été surpris ! Il en avait bien sûr, mais le Valençay est peu demandé, il a du mal à le faire connaître auprès de sa clientèle. C'est un blanc du Domaine Bardon qu'il m'a recommandé, un vin produit sur une terre riche en silex ce qui lui confère un côté très minéral.

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Les ingrédients (pour 2 assiettes) :

200 g de fraises (la cueillette du jardin)
150 de  fromage de Valençay
1 pot de fromage frais (100 g) - j'ai prix du 0% MG
2 càs de miel
le jus et les zestes d'un citron
100 g d'estragon
10 cl de blanc sec de Valençay
50 g de sucre en poudre


La préparation :

Les fraises : coupez les fraises en deux et répartissez-les dans une assiette ; ciselez la moitié de l'estragon, ajoutez-le sur les fraises ; saupoudrez de sucre en poudre puis versez le vin blanc. Recouvrez d'un film transparent et laissez au frais pendant au moins une heure.

La quenelle glacée : enlevez la croute grise du fromage de chèvre et écrase-le à la fourchette, ajoutez le fromage frais, le reste d'estragon ciselé, le miel, le jus de citron et les zestes. Mélangez bien, pour obtenir une consistance homogène, versez dans un contenant allant au congélateur et mettez au grand froid pendant 1 heure.... ou, si vous avez une sorbetière, faites turbiner pendant 25 mn.

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.... Sortez l'assiette de fraises, enlevez le film et déposez une quenelle glacée de Valençay ; décorez d'un peu de pluches d'estragon et dégustez sans attendre.

Pour la quenelle glacée, j'ai volontairement évité le sucre et mis juste du miel, car je ne voulais pas que ce soit un sorbet trop sucré, afin de ne pas dénaturer le goût du fromage de chèvre.

Bonne dégustation...

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