Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

27 avr. 2010

Cocotte de pommes de terre nouvelles aux coquillages

N'ayant pu l'écouter sur Europe 1 lors de son passage dans l'émission de Jean-Luc Petitrenaud, il y a une semaine, j'ai visionné le podcast où Alexandre Couillon, du restaurant La Marine à L'Herbaudière propose une recette fort alléchante avec des produits du terroir islien, mêlant les parfums des embruns et de la terre noirmoutrine.


Je sais, j'en parle souvent d'Alexandre, mais que voulez-vous, quand on aime on ne compte pas... Je ne vous lasse pas au moins ?

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Aussitôt écoutée avec intérêt, aussitôt enregistrée dans un petit coin de ma tête... et dès ce soir, en rentrant du travail, arrêt à la poissonnerie pour acheter les quelques coquillages nécessaires et chez mon épicier pour les petites pommes de terre nouvelles... un passage aussi dans le jardin pour cueillir les herbes aromatiques, et hop... c'est parti en cuisine !


Dans sa recette, Alexandre utilisait des coques, mais aussi des palourdes et des moules. N'ayant pas trouvé ces derniers, j'ai opté pour des bigorneaux qui me tentaient bien et sorti un blanc de seiche du congélateur.

A vous de laisser libre cours à votre imagination pour le choix des coquillages, ce sera forcément délicieux...


Les ingrédients pour la cocotte (pour 2 personnes) :

500 g de pommes de terre grenailles de Noirmoutier,
500 g de coques,
300 g de bigorneaux,
1 blanc de seiche,
thym, romarin,
1 gousse d'ail,
2 petits oignons nouveaux,
Sel marin, poivre,
beurre au gros sel de Noirmoutier,
une pincée de fleur de sel


En cuisine :
Détaillez le blanc de seiche en lanières, réservez.

Mettez de l'eau salée à bouillir avec un bouquet garni et un oignon ; dès l'ébullition jetez les bigorneaux, comptez 3 minutes après reprise de l'ébullition puis éteignez le feu et égouttez dans une passoire ; laissez tiédir quelques minutes puis retirer la chair des bigorneaux avec une épingle et réservez.

(petit aparté : l'idéal pour cuire les fruits de mer c'est encore l'eau de mer ; dans ce cas-là, bien sûr vous ne la salez pas ! vous verrez que c'est encore meilleur)


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Dans une cocotte, mettez une grosse noix de beurre à fondre puis déposez les petites pommes de terre grenailles.

Celles que j'ai trouvées ce soir étaient déjà nettoyées, conditionnées dans un sachet par la Coopérative de Noirmoutier ; il n'y en avait plus au poids ; je n'ai donc pas eu à les laver, sinon, comme conseillé par Alexandre dans son reportage, nettoyez-les au gros sel dans un torchon en les frottant vigoureusement pour enlever les petites peaux ; il n'y a pas lieu de les éplucher ; ensuite rincez-les sous l'eau froide pour retirer l'excédent de sel.


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Faites revenir sur feu vif, pendant 1 ou 2 minutes, les pommes de terre en les retournant avec une cuillère en bois puis baissez le feu et ajouter les herbes, la gousse d'ail écrasée avec la paume de la main et l'oignon nouveau épluché et coupé en deux ; jetez dans la cocotte les lanières de seiche, remuez à nouveau, faites colorer gentiment puis mettez un couvercle et laissez cuire tout doucement pendant une quinzaine de minutes.


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Surveillez la cuisson en retournant régulièrement les pommes de terre et en les arrosant avec le beurre fondu.


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5 mn avant la fin, ajoutez les coques dans la cocotte, laissez-les ouvrir, ça prend une minute, sur feu vif avec le couvercle ; en s'ouvrant, l'eau des coques va amener un délicieux parfum à la préparation :

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Au dernier moment, ajoutez les bigorneaux en mélangeant l'ensemble pour les réchauffe ; parsemez de fleur de sel.

Il n'y a plus qu'à passer à table rapidement, c'est trop bon, on s'en pourlèche les doigts...

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Bon appétit...

26 avr. 2010

Le bousa maraîchin aux fraises...

Le bousa - ou la bouse - en parler maraîchin ; revenant de ma promenade dans les marais, j'ai eu envie de préparer un gros bousa au chocolat et aux fraises.

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J'avais découvert avec amusement ce dessert au nom humoristique, en référence à ces bouses que nos vaches laissent sur leur passage, à la carte du restaurant "Le Petit Saint-Thomas" à la Garnache et m'étais promis de le refaire à la maison.

J'ai hésité à vous le présenter ce soir car je ne suis pas trop fière du résultat ; il est loupé mon bousa ! tant pis, je le mets quand même, et promis, je le referai et vous mettrai une photo plus appétissante une prochaine fois. N'empêche, il parait, d'après le petit mari, que c'est très bon !

J'ai caché la misère avec des fraises en quartier, et un peu de crème fouettée sur les pourtours !

Les ingrédients :

125 g de chocolat noir,
250 g de sucre roux,
4 oeufs,
1o0 g de farine,
70 g de fécule de pomme de terre,
20 cl de crème fraîche,
1 càs de fleur d'oranger,
quelques fraises pour la décoration

Préparation :

Râpez le chocolat et réservez-le.

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Faites blanchir les oeufs et le sucre au fouet électrique pendant 5 minutes, puis incorporez délicatement le chocolat râpé en mélangeant bien l'appareil, et enfin la farine et la fécule de pomme de terre.

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Terminez par la crème fraîche puis parfumez avec la fleur d'oranger.

Mettez à four préchauffé th. 7 pendant une trentaine de minutes ; vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau.

Démoulez le gateau, laissez refroidir et décorez avec des fraises et - facultatif - de la crème fouettée.


Et je vous laisse admirer une pivoine arbustive qui vient de s'ouvrir dans mon jardin... magnifique !


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Promenade dans les marais de Soullans...

Derrière chez moi, savez-vous quoi qui n'y a ?

Y'a des marais, les plus jolis des marais, surtout par un temps semi-estival comme aujourd'hui où il fait bon musarder sur les petits chemins de randonnée qui les longent,
pour se reposer d'un week-end fatigant consacré entièrement au travail...

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On y fait de très belles rencontres... même pas peur -:)

un joli petit lapin...

Une paisible famille canards se promène au frais, sous les branchages
avec une maman canard qui surveille sa progéniture...

La famille canard...

Meuuuuh ! en clair et en décodé : bonjour !

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Des parfums montent des fossés, de jolies fleurs offrent leurs couleurs
et leurs délicieux parfums...

les fleurs des marais...

Pas un souffle de vent, un grand soleil,
le silence juste troublé par le coassement incessant des grenouilles...

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Du vert, toujours du vert, encore du vert...
Bernard Blier, dans une scène culte de "Buffet Froid", déclarait très sérieusement :
"je hais le vert"... moi je l'adore :

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Dans ces marais, les enfants - et adultes - parfois viennent mettre des bosselles
pour attraper les anguilles...

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Autrefois, on sautait d'un marais à un autre avec une ningle,
une longue perche en bois de châtaignier...

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Au détour d'un chemin, j'admire une jolie maison traditionnelle qui se mire dans l'eau...

la maison qui se mire dans l'eau...


Elle est belle et reposante ma campagne ! Il fait bon y vivre...
et je suis à juste 20 kms de la mer...

24 avr. 2010

La table d'hôte

Une grande pièce tapissée de papier imitant le bois de chêne. La table occupe presque toute la longeur de la pièce. Sur la table, entre les heures des repas, on voit toujours un huilier désargenté, des salières en verre ébréché, des assiettes de petits fours poussiéreux et des carafes à demi pleines d'eau. En face de la cheminée, une armoire de cerisier pour le linge ; près de la fenêtre, un buffet, également en merisier, pour la vaisselle. Sur la cheminée s'élèvent deux vases dorés, soigneusement abrités sous des globes, et, sous des globes aussi, une pendule sans mouvement et qui marque toujours cinq heures. Le plafond noirci par la fumée des lampes, la glace terne et rayée sont couverts de chiures de mouches. Un portrait de Gambetta, ancienne prime de journal, quelques lithographies, représentant, de préférence, des scènes militaires du premier Empire, et parfois une caricature politique, cadeau d'un commis voyageur, décorent les murs.


La table d'hôtes n'a que trois pensionnaires : le receveur de l'enregistrement, le receveur des contributions indirectes, celui que les cabaretiers appellent : le rat de cave, et les paysans : l'ambulant ; le troisième, arrivé de Vendée, est le principal clerc de Me Bernard, notaire.
C'est un vieil homme fort râpé, qui sent la poussière des paperasses et des dossiers ; pourtant il porte des bottes à l'écuyère et ne s'habille que de jaquettes en velours feuille morte, ornées de bouton de bronze représentant des attributs de chasse à courre, bien qu'il n'ait jamais chassé, mais il s'en console en citant à tout propos le nom des piqueux célèbres, des grands veneurs, et en sonnant de la trompe, chaque soir, après dîner, dans la petite chambre qu'il occupe à l'hôtel.


Le jour de son arrivée, il a cru devoir faire sa profession de foi aux convives de la table d'hôte : "Je suis républicain, messieurs, il faut être juste en tout ;et bien, pour sonner de la trompe, il n' en a pas comme Baudry d'Asson" (Léon Baudry d'Asson, député légitimiste de Vendée de 1876 à 1914).


Le receveur de l'enregistrement est un jeune homme rangé, triste, ponctel et très propre. Il mange beaucoup et parle peu. On ne lui connaît pas d'autres distractions qu'une proenade d'une heure au bord de la rivière, dans la journée, et, le loir, la lecture des vers de M. Coppée et des romans de m. Ohner. A une époque, il aimait à s'oublier parfois, au bureau de tabac, où trône la belle Valentine ; il lui prêtait Serge Panine et copiait pour elle quelques vers du Passant, mais on prétend que "ça n'a pas été plus loin". D'ailleurs, depuis deux mois, il n'entre plus au bureau de tabac : "je ne fume plus", dit-il mélancoliquement.


Le rat de cave, lui, est très gai, grand chasseur, et d'une mise presque négligée. Il arrive toujours pour dîner en tenue de chasse, avec ses guêtres boueuses, son pantalon et son vesto de toile bleu, maculés de sang. Le principal clerc le méprise un peu, parce qu'il trouve que la chasse au fusil manque de distinction et qu'il n'y a que "la chasse à courre pour être vraiment chic". De là des discussions qui, la plupart du temps, dégénèrent en disputes. "Un perdreau : s'écrie le principal, dédaigneusement, qu'est-ce que ce que ça un perdreau !... Parlez-moi d'un dix-cors, d'un sanglier, au moins cela signifie quelque chose" - "Et ta meute ! répond le rat de cave, d'un ton froissé. Va donc, vieux limier ! Tu fais le pied dans les actes de ton patron, tu embûches les souris dans les cartons de l'Etude.


Le rat de cave a sans cesse des aventures extraordinaires à raconter. Dans ses conversations il imite le chien à l'arrêt, le vol des perdreaux, le lièvre qui roule frappé à la tête d'un coup de plomb, les détonations du fusil, la pipée de la bécasse ; tous les objets qui se trouvent sous sa main lui servent à expliquer ses récits, à les rendre visibles.
- J'arrive dans un champ de luzerne (il pose au milieu de la table son assiette où restent encore quelques feuilles de salade)... ça c'est le champ de luzerne... Suivez-moi bien... A côté, il y avait un bois... tenez... (il dispose près de l'assiette deux ou trois bouteilles)... ça c'est le bois... Attention !... Voilà que, tout à coup, dans la luzerne (il montre l'assiette)... tout contre le bois (il indique les bouteilles)... j'aperçois un lièvre au gite... (il coule une croûte de pain sous les feuilles de salade).... voyez-vous, ça c'est le lièvre... un gros lièvre... énorme.... Alors... (il se lève, se recule sur la pointe des pieds, doucement).... il rondissait l'oeil... (il fait le geste d'épauler)... je ne me presse pas... (il vise la croûte de pain)... Pan ! ... pan!... pan!... Je cours (il se précipite vers l'assiette, en retire la croûte de pain, et prend un air consterné)... C'était pas un lièvre !... non... c'tait une casquette ! (il jette la croûte à terre, et la repousse du pied)... une casquette !... Ah ! ah !... J'en ris maintenant... mais sur le moment !... Une casquette !... Oh ! oh !...


Extrait de "La Table d'hôte"
Contes cruels II
Octave Mirbeau

23 avr. 2010

Couleurs et parfums printaniers... un bouquet pour vous

Je me damnerais pour un bouquet de lilas aux belles couleurs mauves
et au suave parfum printanier :

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Je vous offre ce bouquet et vous en envoie un peu de sa délicate fragrance...

22 avr. 2010

asperges vertes, vinaigrette aux zestes et jus d'orange

J'aime que sa tête
Croque sous la dent,
Pas trop cependant
Enorme, elle est bête,
Fluette il lui faut
Plier ce défaut
Au rôle d'adjointe
Et souffrir, mêlé
Au vert de sa pointe,
L'or de l'oeuf brouillé.


Ces vers, du XIXe siècle, sont du poète épicurien Charles Monselet pour décrire ce délicieux légume annonciateur du printemps qu'est l'asperge ; signe d'un mets de luxe, il aimait les déguster à la Pompadour... raccourcies de moitié et coupées en biais, elles étaient accompagnées d'une sauce préparée dans une casserole d'argent au bain-marie avec beurre, sel, fleur de farine d'épeautre, maïs en poudre, deux jaunes d'oeufs et quatre cuillerées de verjus...

Au XVIIe siècle, déjà, on ne respectait plus les saisons !
Louis XIV, en effet, persécutait ses jardiniers pour en obtenir dès le mois de décembre....

(Sources : "L'histoire à table", André Castelot)

Ce sont des asperges vertes que je vous propose aujourd'hui,
elles ne seront pas à la Pompadour mais apprêtées à ma façon,
selon l'inspiration du moment...

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Les ingrédients (pour 2 personnes) :

1 botte d'asperges,
1 càc de moutarde de Dijon,
2 càs d'huile d'olive,
1 càs d'huile d'argan,
1,5 càs de vinaigre de Xérès,
les zestes d'une orange sanguine + le jus de la moitié de cette même orange,
quelques brins de thym et pluches de persil
1 càs de crème fraiche
sel, poivre


Raccourcissez les asperges en les taillant en biais puis mettez-les en bottes en les ficelant fermement, au niveau des pointes et au pied. Personnellement, je ne les ai pas pelées, habituellement je le fais toujours pour les asperges blanches, finalement elle n'étaient pas du tout fibreuses.

Faites bouillir de l'eau salée dans une grande casserole,
jetez la botte d'asperge dès le démarrage de l'ébullition,
baissez le feu puis comptez environ 20 mn de cuisson.

Vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau,
il ne faut pas que les pointes soient trop cuites et se défassent.

Egouttez après cuisson et plongez-les 2 mn dans un saladier rempli d'eau glacée pour stopper la cuisson et conserver la chlorophylle ; cette méthode, beaucoup utilisée par les chefs de cuisine, peut être appliquée à tous les légumes verts. Egouttez à nouveau puis réservez dans un plat.

Pendant ce temps préparez la vinaigrette :

râpez les zestes de l'orange avec Madame Râpe qui manifeste son contentement;

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coupez l'orange en deux puis pressez la moitié et récupérez le jus.

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Dans un petit bol, mélangez la moutarde avec le vinaigre puis ajoutez l'huile d'argan et l'huile d'olive ; saupoudrez avec les zestes, ajoutez le jus d'orange et enfin les herbes en mélangeant bien la préparation ; au dernier moment versez la crème fraîche ;
salez et poivrez.

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Dégustez les asperges tièdes avec cette délicieuse sauce vinaigrette qui peut aussi très bien accompagner une salade gourmande.
L'huile d'argan : on commence à trouver cette huile maintenant en grandes surfaces ;
certes elle est un peu onéreuse, mais se conserve très bien ;
de plus, vous ne l'utiliserez pas comme une huile classique
donc pas avec tout et n'importe quoi, ce serait la gâcher et mal l'apprécier
car son parfum est très typé ;
elle se marie à merveille avec les asperges, mais aussi avec le fromage de chèvre
ou un filet de poisson grillé juste parfumé avec un trait d'huile.

Bon appétit bien sûr...

20 avr. 2010

Les premières fraises au jardin... je fais un voeu...

Regardez mes fraises tout juste cueillies au jardin... elles ne sont pas belles ?
Certes elles ne sont pas formatées, calibrées,
mais au moins elles ne sont pas traitées, simplement poussées sous la serre.

premières fraises

Et comme ce sont les premières, et bien je vais faire un voeu... vous voulez savoir lequel ? Attendez.... je réfléchis... voyons voir...

Vous n'alliez quand même pas croire que je vous confierais mon voeu ?
Ben non, vous ne le saurez pas, parce qu'un voeu c'est secret...

Et ces premières fleurs sur le cerisier, c'est pas joli ?
Tous les ans je m'émerveille devant cette nature en pleine éclosion...

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Et pour finir, les premières petites pommes de terre et carottes,
il est fier Monsieur -:)

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Le dîner de ce soir, ce sera omelette aux pommes de terre
et petites fraises natures pour moi,
avec beaucoup de sucre et de crème pour le petit mari.

Votre jardin vous, il est comment ?

16 avr. 2010

Poelée de lumas à la crème et aux petits légumes...

Lumas en Vendée et dans tout le Poitou, cagouilles en Saintonges... autant de noms pour désigner les petits-gris ou escargots, ces nonchalants gastéropodes qui ne font pas l'unanimité dans nos assiettes.

Moi, autant le dire, je les adore... je n'en mange, la plupart du temps, qu'au restaurant puisque Monsieur n'aime pas.

Les ramasser et les préparer soi-même demande beaucoup de temps : les faire jeûner, dégorger, les laver, les ébouillanter.... toute une technique que je n'ai pas, en fait je n'ai surtout pas la patience.

J'ai découvert récemment, sur un marché de producteurs, une entreprise noirmoutrine, "les petits gris de Noirmoutier", spécialisée dans le fameux luma vendéen. Différentes préparations cuisinées étaient proposées mais j'ai choisi un bocal d'escargots au naturel, cuits et conservés dans un court-bouillon.

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Pour changer de la traditionnelle préparation au beurre et à l'ail, j'ai eu envie de les marier avec des petits légumes, un peu de vin blanc et un peu de crème aussi à la fin... un délice, je me suis régalée toute seule, sous les yeux dégoutés du petit mari.

Dans le panier (pour 2 personnes) :

150 g de fenouil
150 g de petits pois (il m'en restait une poche au congélateur, des petits pois du jardin), choisissez les surgelés, ils sont bien meilleurs que ceux en conserve
2 carottes
150 g de céléri branche
une douzaine de champignons de Paris
1 échalote
1 gousse d'ail
beurre ou huile d'olive
2 douzaines d'escargots en bocal au court-bouillon
1/2 bouteille de vin blanc sec (j'ai choisi un Silex blanc du Domaine de la Barbinière à Chantonnay dont la rondeur se marie très bien avec ce plat)
20 cl de crème fraîche
1 jaune d'oeuf
50 g de persil haché
sel, poivre, quelques pluches de persil.

lumas aux petits légumes

La préparation :

1 - Coupez le fenouil en lanières ; épluchez et coupez les carottes en petits tronçons ; enlevez les fils de la branche de céléri et coupez aussi en tronçons. Lavez et égouttez soigneusement tous ces légumes. Essuyez les champignons avec un sopalin, inutile d'enlever la peau et coupez-les en lamelles.

2 - Mettez de l'eau salée très légèrement dans une casserole et jetez-y les petits pois ; baissez le feu et comptez 20 mn de cuisson ; égouttez-les ensuite et mettez-les de suite dans un saladier rempli d'eau froide pour stopper la cuisson et conserver leur belle couleur verte.

3 - Dans une poêle creuse, type wok, faites fondre à feu vif un peu de beurre et jetez y le fenouil ; remuez pendant une minute puis mettez un couvercle et laissez doucement fondre, à feu doux, pendant 5 minutes, en mélangeant de temps en temps.. salez et poivrez.

4 - Rajoutez ensuite les carottes et le céléri, remuez à nouveau et ajoutez un petit peu d'eau et la gousse d'ail hachée. Remettez le couvercle et laissez sur le feu pendant une dizaine de minutes supplémentaires.

5 - quelques minutes avant la fin, ajoutez les champignons puis les petits pois, remuez régulièrement puis incorporez les escargots égouttés, rectifiez si nécessaire l'assaisonnement.

La sauce au vin blanc et à la crème :

Epluchez et ciselez l'échalote. La faire revenir au beurre pendant une minute puis ajoutez le vin blanc et laissez réduire de moitié à découvert.

Dans un petit bol, prélevez un peu de sauce et mélangez avec un jaune d'oeuf, remettez dans la casserole puis ajoutez la crème liquide et le persil haché ; mélangez puis ajoutez les légumes et escargots, en remuant doucement pour les réchauffer.

Servez en décorant de quelques pluches de persil.

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Il n'y a plus qu'à déguster, avec en accompagnement, bien sûr,
un verre de Silex de chez Philippe Orion...


et en écoutant une petite chanson inspirée d'une délicieuse contine enfantine :

Il y avait une pomme
A la cime d'un pommier ;
Un grand coup de vent d'automne
La fit tomber dans un pré !

"Pomm' Pomm'
T'es-tu fait mal ?
- J'ai le menton en marmelade,
Le nez fendu et l'oeil poché,

Elle roula, quel dommage,
Sur un petit escargot
Qui s'en allait au village,
Sa demeure sur le dos.

"Ah ! Stupide créature,
Gémit l'animal cornu,
T'as défoncé ma toiture
Et me voici faibl' et nu."
Dans la pomme à demi blette,
L'escargot comm' un gros ver
Rongea, creusa sa chambrette
Afin d'y passer l'hiver.

"Ah ! Mange-moi dit la pomme
Puisque tel est mon destin ;
Par testament je te nomme
Héritier de mes pépins.
Tu les planteras dans la terre
dés le mois de février,
Il en sortira, je l'espère,
De jolis petits pommiers."

"La pomme et l'escargot"
Pierre CHENE

13 avr. 2010

Le flan maraîchin...

S'il est une recette traditionnelle en Vendée, c'est bien le flan maraîchin, la spécialité du marais breton-vendéen, correspondant géographiquement
aux cantons de Challans, Beauvoir-sur-Mer et Saint-Jean-de-Monts.

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On l'appelle aussi le fion.
Il est composé d'une préparation d'oeufs au lait - la fiounée ou fiounaï -
parfumée selon les goûts à la vanille ou/et à la fleur d'oranger,
et parfois à la cannelle ; cet appareil vient recouvrir une pâte.

Nos grands-mère, traditionnellement, échaudaient cette pâte : préparée la veille, elle était mise à tremper dans une eau bouillante, puis égouttée et séchée toute la nuit dans une pièce au sec ; le lendemain, on la faisait précuire rapidement puis on la recouvrait de la fiounée et on remettait au four une heure pour finir de cuire le gateau.

Cette cuisson échaudée n'est pas très facile et requiert de la dextérité pour le démoulage ; vous en trouverez la recette ici, je l'avais testée avec succès - bien qu'appréhension, car c'était pour mon premier tournage avec l'équipe de Télé Vendée et je n'avais pas choisi la facilité.

On trouve encore cette préparation à l'ancienne sur les marchés ou dans certaines boulangeries-patisseries de la région, mais c'est surtout la version avec une pâte sablée qui est la plus courante.

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La voici...



Les ingrédients :

Pâte sablée :
250 g de farine, 150 g de beurre, 1 oeuf, 1 pincée de sel, un peu d'eau


La fiounée :
1 litre de lait cru, 6 oeufs, 150 g de sucre, 1 baton de vanille, 1 càs de fleur d'oranger



La pâte : J'ai fait la pâte sablée au robot mais vous pouvez bien entendu la préparer à la main ; dans le bol du robot, commencez par mélanger (avec la feuille - sur position 2) la farine tamisée et le beurre ramolli ; quand la préparation est homogène ajoutez l'oeuf, le sucre, le sel et l'eau. Montez d'un degré la puissance du robot et continuez à mélanger jusqu'à ce que la pâte soit souple et se détache toute seule de la feuille.

Laissez reposer une heure à température ambiante, en recouvrant votre bol d'un linge propre.

La fiounée : mettez le lait à bouillir avec le baton de vanille que vous aurez ouvert et gratté avec un couteau, afin que la vanille parfume bien le lait. Cassez les oeufs dans un saladier, ajoutez le sucre et mélangez l'ensemble au fouet.
Après ébullition du lait, laissez-le tiédir quelques minutes et ajoutez-le par petites quantités sur les oeufs, hors du feu, en remuant vivement pour obtenir un mélange bien lisse et mousseux.

Enlevez le baton de vanille, ajoutez la fleur d'oranger.

Montage et cuisson :

Beurrez un moule à bords hauts et foncez-le avec la pâte sablée en remontant au maximum sur les côtés ; versez les oeufs au lait bouillants et enfournez pendant une heure ; la première demi-heure réglez le four sur th. 6 puis montez à 7 pour la deuxième demi-heure.

J'avais déjà essayé en faisant précuire ma pâte une dizaine de minutes avant de verser le mélange d'oeufs au lait, mais finalement, en faisant de cette manière, j'ai obtenu le même résultat.

En sortant le gâteau du four, vous verrez la fiounée "glouglouter" doucement, enfoncez la pointe d'un couteau pour vérifier la cuisson, il faut qu'elle ressorte sèche, sinon remettez 5 minutes supplémentaires.

flan maraichin

Maintenant dégustez, c'est un délice.... on adore à la maison !
Et le petit mari, dont c'est l'anniversaire aujourd'hui,
ne s'est pas fait prier pour en prendre déjà une part.
Préparation :

12 avr. 2010

Concours de recettes déstructurées : la tarte aux pommes...

Le concours Destructurium Tremens a commencé a frapper :
Merci aux élèves du Lycée hotelier des Sorbets (Notre-Dame-du-Roc) à La Roche-sur-Yon
pour avoir osé s'associer à nos joyeux délires déstructurés, et merci surtout à leur professeur, Philippe, qui n'a pas hésiter à s'éloigner des sentiers classiques de ses cours,
donnant ainsi libre cours à l'imagination de ses jeunes élèves.

Pour cette première participation, ils nous ont proposé une version très intéressante
de la tarte aux pommes, certes beaucoup moins traditionnelle,
mais néanmoins fidèle à l'originale car tous les ingrédients y sont,
dans une présentation et un ordre moins conventionnels...
et l'idée de mettre la quenelle de glace à la vanille sur le couvercle est très amusante.

tarte aux pommes déstructurée

Vous trouverez la recette détaillée, et sa genèse, sur le site de Philippe, en cliquant ici.
Alors bravo à vous, chères petites têtes blondes en apprentissage
et j'attends vos autres recettes... je me suis laissé dire que vous fourmilliez d'idées... osez, osez.....

Je vous rappelle que vous avez jusqu'au 30 avril prochain
( prolongation jusqu'au 15 MAI)
pour participer, sur le blog de votre choix...
Anne, Fabienne, Mark ou moi-même... au concours de recettes déstructurées.

déstructurium

Bonne semaine...

8 avr. 2010

salade marine aux petites pommes-de-terre nouvelles

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Le dimanche matin, dès que les premiers jours d'été montraient le bout de leurs chauds rayons, papa préparait son matériel de pêche, maman le pique-nique, les cousins de Nantes nous rejoignaient et nous partions pour une chouette journée au bord de la mer.

La petite 4L familiale nous amenait souvent vers Noirmoutier ; un rituel, le passage du Gois - à cette époque le pont n'existait pas encore. Maman aimait bien le prendre, notamment quand ma soeur ou moi avions été malades, car elle disait que l'air y était très revigorant.

Nous nous arrêtions pour y ramasser quelques palourdes, mais papa préférait aller plus loin, à l'intérieur de l'ile, dans l'adorable petit hameau de la plage du Vieil ; maisons blanches, roses trémières servaient d'écrin à un petit chemin qui descendait jusqu'à une belle plage où, à marée basse, nous pouvions nous adonner à la pêche à pied : bigorneaux, berniques, petits crabes n'avaient qu'à bien se tenir !

Maman étalait les couvertures sur le sable, puis elle ouvrait le parasol et ma soeur et moi, après nous être mises en maillot de bain, chaussions nos sandales en caoutchouc, pour ne pas nous faire mal aux pieds sur les rochers ; chacun partait avec son petit panier pour ramener le repas du midi ou du soir. Enfin, pour moi, la pêche ne durait jamais bien longtemps car je n'en étais pas fana ; je revenais très vite sur la plage et préférais rester seule, avec un livre.

Quand la pêche était finie, sur le coup de midi, nous reprenions alors la voiture et nous rendions dans une forêt proche, soit près de Barbatre, à l'entrée de l'Ile ou bien sur le continent, à la Barre-de-Monts. C'était la course pour trouver des tables de pique-nique disponibles ; maman étalait un linge sur la table, puis sortait le paté ou les rillettes maison, la salade de tomate, le poulet et les chips, les hommes, eux, ouvraient le vin et le repas pouvait commencer. Fromage, fruits et gâteaux clôturaient ce beau repas convivial et joyeux.

Après le repas, hommes et femmes jouaient aux boules, mais nous, les enfants, il nous fallait encore être patients deux bonnes heures avant de pouvoir enfin aller nous baigner ; jouer aux raquettes, faire des colliers ou des boucles d'oreilles en emboitant les aiguilles de pins... puis, enfin le moment tant attendu... "maman, maman, allez c'est l'heure, on y va..."

photos enfants

De belles images qui me reviennent en évoquant cette époque, à la fois lointaine et si proche dans ma mémoire, avec toujours le souvenir de l'absent chéri...

... des souvenirs familiaux afin de vous présenter cette salade très iodée : petites pommes de terre nouvelles de Noirmoutier, bigorneaux, crevettes grises, fleur de sel... je l'offre à Patrick, dans le cadre de son concours de recettes simples de la mer parfois compliquées.

Prévoir un panier de pêche rempli de :

salade marine

- coques
- bigorneaux
- crevettes grises (des petits boucauds)

- quelques petites pommes-de-terre nouvelles de Noirmoutier, ça y est, elles arrivent sur les étals,
- une betterave cuite.

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Je ne vous donnerai pas de proportions, je vous laisse mesurer vous-même votre gourmandise...

La préparation :

Les bigorneaux : mettez sur le feu une casserole remplie d'eau salée (je mets du gros sel gris de mer), parfumée d'un bon bouquet garni et à ébullition jetez les bigorneaux ; comptez 3 mn puis égouttez les bigorneaux et mettez-les à tiédir à température ambiante.

Les crevettes grises : même préparation et même temps de cuisson.

Les pommes de terre : les petites pommes de terre nouvelles ne demandent pas forcément à être pelées ; personnellement, je les frotte au gros sel dans un sopalin puis je les mets à cuire dans une eau bouillante légèrement salée pendant 15 mn. Les égoutter après cuisson et les laisser tiédir.

Les coques : mettre un petit verre de vin blanc dans une casserole avec bouquet garni et oignon, poivrer, ne pas saler car les coques le sont déjà naturellement puis laisser ouvrir 1 minute ; c'est très rapide, éteindre aussitôt qu'elles sont toutes ouvertes, car elles sont bien meilleures quand leur chair est encore moelleuse. Conservez le jus de cuisson.

Présentation dans l'assiette :
le plus long sera de sortir les bigorneaux de leur petit coquille protectrice, avec une aiguille, puis d'enlever la peau des crevettes.

Coupez les pommes de terre en deux et mettez-les au milieu de votre assiette ; ajoutez bigorneaux et crevettes décortiquées, répartissez les tranches de betterave autour.

Préparez une vinaigrette avec huile d'olive, vinaigre de muscadet, 1 càs du jus des coques, 1 trait de citron, quelques brins de ciboulette, un petit tour de moulin à poivre et répartissez dans l'assiette.

Pour la finition, quelques grains de fleur de sel et votre assiette est prête.
Pour l'accompagner : un petit verre de muscadet fera très bien l'affaire (si, si, il y en a du bon...) ou une cuvée les clous 2008 , un excellent Fief vendéen de chez Michon à Brem-sur-Mer.

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Avec cette assiette vous ferez le plein de vitamines et de bonnes protéines, vous pouvez en consommer sans modération ; une salade qui vous rentra tonique et maouss costaud, comme les petites dames dans la video ci-dessous...


Bonne soirée....

7 avr. 2010

La Table d'Elise - Noirmoutier

Le soleil printanier de ce dimanche donnant un gros coup de peps au moral et,
après avoir rempli notre devoir de citoyen en allant mettre
notre bulletin dans l'urne pour le deuxième tour des régionales,
nous avons eu envie de prendre le chemin buissonnier à travers les marais,
vers l'Ile de Noirmoutier toute proche,
et avons réservé notre déjeuner à la Table d'Elise, sur le port de L'Herbaudière.

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L'établissement, tenu par Alexandre Couillon, est divisé en deux parties mitoyennes :
le restaurant gastronomique dont j'ai déjà parlé, ici, et la brasserie
(le restaurant familial à l'origine), à prix tous doux.

J'ai un faible pour ces ambiances de brasseries, toujours très conviviales
et ici, je ne suis pas déçue. La décoration est toute simple, sans tralala :
des petites tables en bois, désuètes tout comme certains objets vendéens anciens
dans des vitrines... les poutres, peintes en rouge, apportent une jolie touche de gaieté...
et sur les murs quelques objets marins nous rappellent que nous sommes en bord de mer.

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D'ailleurs, de la première salle, on a une vue sur l'activité du port de l'Herbaudière.

Les menus sont écrits à la craie sur des ardoises et varient au fil des semaines et des marées, gage d'un respect total de la fraîcheur et des saisons.

Et puis, je vous l'assure, le service est impeccable
(mention spéciale à la riante et délicieuse jeune fille qui s'est occupée de nous)

Allez, vous avez peut-être déjà faim, je vous amène dans le sillage de notre gourmandise....

Nous nous somme mis en appétit à l'heure de l'apéritif avec un cocktail maison à base de Troussepinette et de méthode traditionnelle - brut -, du Domaine de la Barbinière à Chantonnay, un domaine dont j'avais déjà parlé sur cet article, ici.

La carte des vins fait d'ailleurs la part belle aux Fiefs Vendéens de qualité,
avec les vins de Philippe Orion, mais aussi le domaine Michon à Brem-sur-Mer,
spécialisé dans la production de vins en bio-dynamique.

Pour l'entrée nous avions les choix suivants...

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... et avons choisi en coeur la raviole de champignons, vraiment trop appétissante sur la carte.



Ce plat était divin, un pur ravissement pour les papilles,
nous avons adoré l'onctuosité de la sauce crémée, très mousseuse,
dans laquelle je n'ai pas hésité à tremper mon pain, c'était vraiment trop bon ;
les morilles étaient extras, la raviole cuite comme il faut et l'oeuf mollet bien coulant...
chouette chouette chouette entrée en matière.

Ensuite, le plat principal... voici ce qu'il y avait sur l'ardoise :

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Notre choix s'est porté sur le poulet de Challans à la noix de coco,
poivrons rouges et blanc de seiche,

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... accompagné d'un risotto aux asperges blanches, petits pois et herbes potagères...

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EXTRA ! La sauce - et oui, encore.. - était excellente, j'ai reconnu l'inimitable parfum du combava, j'ai vraiment apprécié le mélange terre-mer du poulet et des blancs de seiche (la morgate comme on l'appelle chez nous) ; je ne vous parle pas du risotto aux asperges ! si, si... je vous en parle, j'ai enfin mangé un risotto digne de ce nom (c'est vrai que je n'en ai pas mangé beaucoup jusqu'à présent), la cuisson et l'onctuosité étaient parfaites, rien à redire.

Après tout ça, on arrive quand même à se garder une petite place pour le dessert, car il faut ce qu'il faut... au choix :



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Pour Monsieur, l'ananas au sirop d'épices douces, crème glacée banane et citron vert



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Pour moi, la panacotta à la menthe, recuite de fruits rouges, sorbet fromage blanc...

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Deux desserts frais et raffinés, un grand moment de gourmandise
qui a clos en beauté cet agréable déjeuner.

Avant de partir, je suis allée faire un petit coucou au chef,
dans ses cuisines, l'équipe s'activait déjà pour nettoyer et faire briller le matériel :

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En sortant du restaurant, Monsieur a retrouvé son âme d'enfant
et ne s'est pas gêné pour prendre à son tour de belles photos,
il y avait sur le port un rassemblement de ferraris rutilantes...



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Moi, à vrai dire, les ferraris, ça me laisse dubitative :

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Bonne journée à tous... à bientôt pour d'autres découvertes...

La Table d'Elise
3 Rue Marie Lemonnier
(Port de l'Herbaudière)
85330 Noirmoutier-en-l'Ile, France
02 28 10 68 35

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