Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

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29 déc. 2009

Dômes chocolat et crème glacée au citron

Pour la première fois depuis pas mal d'années j'ai refait à Noël une bûche à la crème qui a eu un franc succès ; comme il me restait de cette crème citron, légère et aérienne, je m'en suis servie pour réaliser ces petits dômes en coque de chocolat, une vraie gourmandise de fêtes et d'après-fêtes...

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Les ingrédients pour une douzaine de coques :
  • 1 tablette de chocolat noir
  • 2 citrons
  • 160 g de sucre
  • 40 g de beurre
  • 4 jaunes d'oeufs
  • 25 cl de crème fraîche
En cuisine :

Les coques chocolat :
faites fondre le chocolat au bain-marie puis, à l'aide d'un pinceau, chemisez complètement les empreintes d'un moule silicone ;

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Si vous n'avez pas de moules en formes de coques, pas de souci - prenez un petit bol que vous recouvrez d'un film transparent - et badigeonnez-le de la même façon du chocolat ; je n'ai pas essayé, mais je pense que ça devrait normalement se démouler facilement, grâce au film. Faites prendre au congélateur une quinzaine de minutes ; pour avoir une coque plus épaise, vous pouvez badigeonner une deuxième couche de chocolat et refaire prendre au congélateur.

La crème citron :

Pressez les citrons et émincez les zestes finement.

Mettez un saladier au bain-marie - au dessus d'une casserole remplie d'eau - et versez le jus de citron. Ajoutez le sucre et le beurre coupé en parcelles, mélangez bien pour faire mousser.

Ajoutez les jaunes d'oeufs un par un, en mélangeant régulièrement entre chaque adjonction.
Laissez cuire au dessus du feu pendant 5/10 mn en remuant sans cesse jusqu'à ce que la crème épaississe.

Retirez alors votre saladier du bain-marie et laissez refroidir.

Dans un autre saladier ou au robot fouettez la crème en chantilly épaisse et incorporez-la à la crème citron refroidie.

Réservez au réfrigérateur une petite heure.

Remplissez vos coques chocolat avec la crème citron et mettez au congélateur pour les servir glacées. Sortez une quinzaine de minutes avant de les servir.

Ces dômes chocolat peuvent se préparer la veille.

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Quelques conseils : vous pouvez aussi remplir les coques chocolat avec un sorbet orange et/ou pamplemousse, je l'ai fait pour Noël et c'était extra.

Régalez-vous les petits gourmands...




(la recette de la crème citron est inspirée de "1000 recettes de desserts" aux Editions France-Loisirs)

26 déc. 2009

Pressé de foie gras aux poires tapées au vin de Vouvray

J'ai testé pour Noël cette recette de pressé de foie gras, farci avec de délicieuses poires tapées au vin rouge de Vouvray, le résultat fut unanimement apprécié à table.

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Ce n'est pas compliqué à faire, il n'y a pas de cuisson au four après mise en terrine ce qui est très pratique.

J'avais acheté à Tours il y a quelques semaines des poires tapées qui marinaient dans un vin rouge de Vouvray agrémenté d'épices ; et en passant devant la carte d'un restaurant du vieux centre historique, j'ai repéré un pressé de foie gras aux poires tapées que j'ai immédiatement mis dans un coin de ma tête en me disant que ce serait parfait pour Noël.

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Les poires tapées sont fabriquées principalement dans la région de Touraine et le Saumurois. Le principe est de mettre à cuire dans des fours à bois des poires entières disposées sur des claies. Les poires sont ainsi déshydratées pendant 36 heures, puis retournées et tapées et laisées à nouveau quelques heures. J'ai trouvé les informations sur ce site, (edit complémentaire : des internautes m'ont envoyé un message récemment et conseillé les poires tapées de Christine et Yves HERIN à Rivarennes, il faudra que je teste lors d'un prochain passage).

Pour les utiliser, il faut les réhydrater dans un liquide ; à Tours j'en avais acheté de deux façons : en sachets, séchées que je préparerai moi-même au vin - la vendeuse m'a dit qu'il fallait les laisser macérer au minimum 4 mois - et en bocal prêtes à l'emploi, elles marinaient dans un excellent vin rouge de Vouvray relevé avec différents épices comme badiane et clou de girofle.

J'ai été vraiment contente de les trouver à Tours ces poires tapées car elles avaient pour moi un petit goût de frustration ; il y a quelques années, je travaillais à Angers et avais fait le déplacement lors d'une journée de congé dans un petit village au delà de Saumur, où une cave troglodyte en proposait à la vente. Hé bien figurez-vous que le patron a refusé catégoriquement de m'en vendre arguant du fait qu'il ne les proposait qu'aux groupes qui venaient faire des visites sur place. J'ai eu beau tempêter que j'avais fait le déplacement exprès, qu'il ne m'en fallait qu'un, sachet ou bocal, rien n'y a fait ; j'étais furieuse, suis repartie les mains vides et ne lui ai pas fait sa pub !

Voilà pour la petite histoire !

A défaut de poires tapées pour cette recette, peut-être que des poires fraîches, coupées en deux et macérées dans un vin épicé pourraient convenir, il faudrait essayer (rouge ou blanc selon vos goûts, pour les blancs un Jurançon, Sauternes, Pacherenc ou Coteau du Layon, pour les rouges Bourgueil, Saumur, Anjou ou Vouvray) ; sinon je vous conseille d'utiliser des figues fraîches, elles aussi macérées dans le vin.

Les ingrédients qu'il vous faut :

  • un foie gras de 480 g (pour 6/8 personnes)
  • un bocal de poires tapées (6 poires)
  • sel, poivre
Préparation :

Coupez le foie gras dans la longueur en tranches épaisses ;

Faites cuire très rapidement en les retournant de chaque côté les tranches de foie gras et mettez-les à égoutter sur un papier absorbant ;

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Egouttez les poires tapées et conservez le jus à part ;

Chemisez totalement une terrine avec un film étirable et commencez par mettre dans le fond une première couche de foie gras, salez, poivrez puis disposez dessus les poires tapées ; renouvelez l'opération avec une deuxième couche de foie gras, sel et poivre, puis poires et terminez avec foie gras et re-sel et poivre.

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Refermez complètement le montage avec le film étirable ; pressez bien l'ensemble avec un couvercle surmonté d'objet lourd et mettez au réfrigérateur pour au moins 24 h, l'idéal plutôt 48 heures.

Pour le service, nappez vos tranches avec un peu du jus de macération des fruits et parsemez d'un peu de fleur de sel.

C'était absolument délicieux, une nouvelle façon d'apprécier ce mets divin.

Mes autres recettes de foie gras sont ici :


Foie gras au torchon et gros sel, farci abricots et pistaches

foie gras farci de figues épicées et confites poché dans un bouillon au porto.

Noël, c'était hier....

Un Noël de passé, et comme tous les ans on se dit que ça passe trop vite…

chacun retrouve un peu de son âme d’enfance et s’ébahit devant les paquets déballés avec fièvre…

Mais Noël ce n’est pas que les cadeaux c’est aussi et surtout le bonheur de se retrouver en famille et les absents sont là, et bien là dans un petit coin de la pensée, pour nous faire sentir combien il est important de profiter et jouir de ces instants trop fugaces…

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Et puis Noël c’est le plaisir d’être tous réunis autour d’une belle table, d’apprécier un repas de fête qui s’éternise, en ouvrant pour l’occasion des bons vins…

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J'espère que vous avez tous passé un beau Noël... à très bientôt, quelques recettes vont suivre...

23 déc. 2009

Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir...


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Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir
et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.

Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer
et d'oublier ce qu'il faut oublier.

Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil
et des rires d'enfants.

Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.

Je vous souhaite surtout d'être vous.


Jacques Brel


Que ces fêtes de Noël vous apportent la joie
de vous retrouver avec vos proches,
profitez bien de ces petits moments de partage et de bonheur,
JOYEUSES FETES A TOUS...

21 déc. 2009

Noix de Saint-Jacques au beurre safrané et au chou romanesco et vinaigre de Xérès

Noix de St-Jacques au chou romanesco

Ça faisait très longtemps que je n'avais pas cuisiné de Saint-Jacques, il faut dire qu'il n'y a que moi qui en mange à la maison.

Comme j'avais un chou romanesco dans mon bac à légumes j'ai testé pour l'occasion le mélange des deux et me suis drôlement régalée, tant pis pour ceux qui n'aiment pas, ils ne savent pas ce qu'ils perdent !

Cette recette est simple et rapide à préparer, vous pouvez la faire au dernier moment.


Ingrédients pour une personne (pour une entrée) :
  • quelques sommités de chou romanesco
  • 1 grosse noix de Saint-Jacques avec le corail
  • un trait de vinaigre de Xérès
  • beurre
  • une pincée de filaments de safran
  • un pincée de gros sel
  • fleur de sel - poivre

Préparation :



Une heure avant de commencer la recette, préparez le beurre safrané en mélangeant environ 50 g de beurre pommade avec une petite pincée de filaments de safran ; le parfum du safran va ainsi infuser et se communiquer au beurre ; n'hésitez pas à mélanger à la cuillère de temps en temps ;



Faites bouillir de l'eau salée dans une casserole et plongez-y les sommités de chou romanesco, baissez le feu et laissez cuire 3 minutes ; égouttez et mettez immédiatement dans un bol d'eau glacée pour arrêter la cuisson et maintenir la couleur ;



Coupez le corail de la Saint-Jacques en très petits dés ;

Dans une poêle faites blondir la moitié du beurre safrané et mettez-y à revenir rapidement le chou, pendant 1 ou 2 minutes ; retirez de la poêle et réservez au chaud ;



Mettez dans la poêle le reste de beurre safrané puis la Saint-Jacques et le corail ; faites-lui faire un allez-retour rapide et déglacez au vinaigre de Xérès ;



Servez rapidement et régalez-vous !

17 déc. 2009

Sablés à l'huile d'olive


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J'achète régulièrement les magazines Thuriès, pour le plaisir d'admirer les photos magnifiques et les recettes toutes très extravagantes des chefs cuisiniers étoilés.

Loin de moi l'idée de pouvoir les réaliser... mais on peut toujours rêver !
Et puis sur l'édition de juillet-août j'ai repéré une assiette de desserts fort séduisante proposée par le chef Eric Bonneau de la Bastide Saint-Antoine à Grasse, sur le thème de l'huile d'olive dans les desserts.

Alors avant de réaliser complètement sa tartelette provençale du "tea-time", recette complètement délirante incluant une gelée mandarine, un biscuit fondant pistache, un caviar d'olive, un espuma d'olive et un confit de jasmin je suis restée à mon niveau, celui du sablé à l'huile d'olive qui constituait la base de ce dessert.

La recette est agréable et facile à faire, la texture est moelleuse, j'ai adoré le parfum de l'huile d'olive, très présent.


Les ingrédients :


6 jaunes d'oeufs
320 g de sucre
280 g de beure demi-sel
130 g d'huile d'olive
500 g de farine
10 g de levure chimique


Préparation :

Blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre, puis incorporez le beurre demi-sel que vous aurez mis à température ambiante une heure avant pour qu'il ait un aspect pommade ;

Ajoutez l'huile d'olive, puis la farine tamisée et la levure ; mélangez votre appareil délicatement jusqu'à ce que l'ensemble soit bien homogène ;

Façonnez en boule et réservez au froid une heure ;

Abaissez la pâte à 3 mm d'épaisseur, découpez à l'emporte-pièce, selon votre envie, des disques, des petites étoiles de Noël, etc... et déposez-les sur un papier sulfurisé ;

Mettez à four préchauffé th. 170° pendant environ 8 mn, jusqu'à ce qu'ils soient légèrement dorés.

Et surtout, soyez patients, attendez qu'ils soient légèrement tiédis pour les décoller du papier sulfurisé.

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Alors, ils sont pas beaux mes sablés ?

15 déc. 2009

James.... Vous reprendrez bien un verre ?

Quand une vieille dame décide de fêter ses 90 ans avec ses amis de toujours - tous morts !! - cela donne ce morceau d'anthologie avec un majordome qui va remplacer au pied levé - ou plutôt au verre levé - les absents...

un pur régal délicieusement british à consommer sans modération, grands éclats de rire garantis, ça fait du bien !





Bonne découverte...

12 déc. 2009

"Les chroniques de la Bernuzière" : la crèche vivante

Cette histoire savoureuse est extraite des "chroniques de la Bernuzière", les aventures cocasses et quotidiennes d'un village vendéen racontées avec truculence par Claude Mercier. C'est un vrai régal à lire, on découvre et observe la vie quotidienne de nos parents dans ce petit village imaginaire...


**** La crèche vivante ****

Cette année 1933, le curé Pineau s'était mis en tête, pour Noël, de monter une crèche vivante dans l'église, au moins pour la messe de minuit. Sylvestre, dit "Fi d'vesse", le secrétaire de mairie avait été chargé de jouer Saint-Joseph, la fille de Tiophile avait accepté d'être Marie, d'autant plus qu'elle avait un petit bébé de six mois qui ferait un parfait petit Jésus. Quant aux bergers, toute la fine équipe était là, Alfred le coiffeur, Tiophile le réparateur de vélos, Julien le poissonnier, Alexis le cordonnier et Alcide l'agriculteur.

Pour le boeuf et l'âne, tous avaient convenu qu'il fallait présenter de vrais animaux à côté de vrais personages. Alcide devait donc amener le boeuf et le Comte de la Brenuche prêtait un de ses ânes. Tout le monde avait répété sa position, les femmes avaient préparé la grotte en papier-rocher et les religieuses cousu les costumes adéquats.

Ce soir du 24 décembre, il gelait à pierre fendre, la neige commençait à tomber et le verglas à se former. Tous les acteurs étaient arrivés à peu près d'aplomb mais le boeuf d'Alcide avait déjà ripé deux fois sur la glace.

Tout le monde avait pris la pose quand les assistants entrèrent dans l'église, s'ébrouant, secouant la neige de leurs manteaux et fermant leurs parapluies. Le père Pineau, triomphant, attaqua la messe : "Introïbo ad altare Déi." Un bredouillis un peu gelé lui répondit : "Ad Déum qui laetificat..."

C'est à partir de ce moment-là que le petit Jésus commença à brailler. La fille de Tiophile, la vierge Marie, lui mit une autre couverture en fourrure et le berça doucement. Rien n'y fit. "Dominum vobiscum" - "Ouin ! Ouin !" répondit le petit Jésus. Soudain le boeuf, excité par ses deux chutes, poussa un "Meuh...!" si retentissant que toutes les statues de l'église en branlèrent sur leur socle. Et il se mit à bouser bruyamment.

"Doune-me de la paille !" demanda Alfred à Saint-Joseph. Celui-ci tira de la mangeoire une brassée de paille que justement l'âne était en train de dévorer. Frustré de son repas, le bourriquet se mit à jouer de la tête et à donner de la patte en hurlant : "Hi han ! Hi han !" à toutes forces. Le papot qui braillait, le boeuf qui meuglait, l'âne qui hihannait, le tintammare était à son comble quand le curé Pineau arriva à la fin de l'évangile et lut : "Et PAIX sur terre aux hommes de bonne volonté !". Il se retourna avec un peu d'agacement vers la crèche et ajouta : "et la PAIX pour le petit Jésus !".

Anatole, le sacristain, qui veillait au bon déroulement, crut bon d'ajouter en fronçant les sourcils et en haussant encore sa voix : "Et pis la PAIX, les baïtes aussi, nom de d'là !".

Les cris et les hurlements furent stoppés net, le silence se fit brusquement et la sérénité repris le dessus. Les yeux au ciel, Alexis conclut :

"Ol' a été le premier miracle de Noël à la Bernuzière !".


Claude Mercier
"Toutes les chroniques de la Bernuzière"
aux Editions l'Etrave

8 déc. 2009

Les pantoufles du cardinal, sauce en réduction de beaujolais au miel et pamplemousse

Aujourd'hui c'est une recette idéale pour les fêtes que je vous propose ; je l'avais déjà publiée il y a deux ans mais je l'ai réactualisée, à l'occasion d'un tournage pour Télé Vendée.

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Magret de canard et foie gras sont enveloppés dans une croûte feuilletée dorée au four, avec pour accompagnement une réduction de vin rouge au miel et zestes de pamplemousse.

Une petite merveille - hyper-calorique vous vous en doutez ! - ; en garniture, ce n'est pas la peine de surcharger, une poêlée de champignons fera l'affaire, mais aussi des fruits tels que poire ou compotée de figues et une petite salade verte.

Très esthétique, ce plat fera sensation à table.

On y va !

Les ingrédients (pour 2 personnes - voire 3 selon la taille du magret ou votre appétit) :


  • un magret
  • un foie gras frais
  • un pamplemousse
  • 30 cl d'un bon vin rouge
  • 1 càs de miel
  • un trait de vinaigre de Xérès
  • un tour de moulin de poivre de Sechuan
  • beurre ou graisse de canard
  • une pate feuilletée
  • un jaune d'oeuf
  • sel

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La préparation :

  1. versez dans une casserole le vin, ajoutez le miel et les zestes du pamplemousse et le poivre ;
  2. amenez à ébullition puis baissez le feu et laissez réduire à feu très doux pendant environ 3/4 d'heure ; il faut que votre réduction arrive à l'état sirupeux, soit environ 5 cl ;
  3. pendant ce temps, prélevez toute la graisse du magret de canard avec un couteau ;
  4. dans une poêle jetez un morceau de beurre ou de graisse de canard et faites faire un aller-retour rapide au magret ; il faut que ce soit rapide car après vous le passerez au four, et il doit rester saignant (sauf si vous l'aimez bien cuit) ; déglacez la poêle avec un trait de vinaigre de Xérès ; réservez le magret à température ambiante le temps qu'il refroidisse ;
  5. découpez le foie gras (dénervé) en tranches épaisses ;
  6. découpez le magret refroidi en tranches de même épaisseur (normalement une douzaine de tranches);
  7. étalez la pate feuilletée sur le plan de travail ; faites le montage sur un côté de la pâte en alignant - debout - une tranche de magret, une tranche de foie gras, une tranche de magret... ainsi de suite jusqu'à épuisement ; salez et poivrez ;
  8. retournez la pâte feuilletée pour former un gros chausson ; soudez les bords avec un peu d'eau froide et fermez bien avec le bout des doigts ;
  9. dorez le dessus du chausson avec un jaune d'oeuf ; faites quelques décorations avec les chutes et la pointe d'un couteau ;
  10. mettez à four préchauffé 200° pendant 15 mn ;
  11. avant de servir passez la sauce pour retirer les zestes de pamplemousse et nappez-en l'assiette.

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    A table et bon appétit !

7 déc. 2009

poulet en cocotte au miel et Vouvray

Un plat qui va mijoter longuement et doucement au coin du feu... une recette simple et parfumée qui réjouira famille ou amis réunis autour de la table en ce dimanche un peu grisounet...


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Dans le panier :
  • un gros poulet noir de Challans,
  • 1 échalote,
  • 2 càs d'huile d'olive,
  • 2 càs de miel,
  • 1 càs de curcuma,
  • le jus et les zestes d'un citron,
  • 10 cl de Vouvray pétillant,
  • 4 pommes fruits
  • bouquet garni,
  • sel - poivre.


La préparation :

  1. Découpez le poulet en morceaux (ou faites-le faire par le boucher si vous avez peur de l'abimer) ;
  2. dans un bol, mélangez le jus de citron, les zestes, le miel et le curcuma ;
  3. Dans une cocotte allant sur le feu faites revenir l'échalote ciselée ; quand elle est dorée, retirez-la et mettez à la place les morceaux de poulet que vous faites dorer de chaque côté ;
  4. quand le poulet a pris une belle couleur, remettez dans la cocotte l'échalote puis versez le mélange du bol avec une cuillère en répartissant bien sur tous les morceaux de poulet ; retournez deux ou trois fois ;
  5. baissez le feu et versez enfin le Vouvray, ajoutez le bouquet garni, salez et poivrez.
  6. laissez mijoter sur le feu ou sur une plaque de mijotage, tout doux-tout doux, pendant une petite heure ;
  7. en cours de cuisson, environ 15 minutes avant la fin, ajoutez à la préparation les pommes pelées, épépinées et coupées en quatre ;
  8. servez avec un accompagnement de pâtes ou pommes de terre, selon votre goût ou le goût des convives.

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Bon appétit à tous...

5 déc. 2009

Ça craint du boudin...

A celui qui m'aurait dit, quand je suis partie au marché d'un pas joyeux, de bonne heure et de bonne humeur, mon petit panier sous le bras, que la matinée se finirait ainsi en jus de boudin, je lui aurais donné une petite chiquenaude au menton, en lui demandant, c'est sûr, s'il n'avait pas un gros grain sur le serre-boudin !


Il faisait un temps superbe, un grand soleil éclairait la place du marché et je musardais gaiement en humant les bonnes odeurs de choux, de fromages frais ou d'huîtres chez mon poissonnier adoré.


Je chantonnais : I went to the market, mon petit panier sous le bras... I love you, vous ne m'entendez guère, I love you vous ne m'entendez pas...


Est-ce l'effet de la chanson ? ... C'est vrai que je chante comme une casserole bon sang - et pourtant, mes casseroles elles, j'aime bien quand elles chantent - mais quand même !! D'un seul coup le ciel s'est obscurci, de gros nuages noirs sont venus l'assombrir.

Puis une à une les premières gouttes se sont mises à tomber et j'ai immédiatement cherché à me protéger sous le parasol du fromager... Ha mais c'est pas vrai, elle ne va pas se ranger celle-là qui m'empêche de passer, je trépignais et commençais à faire du boudin sur place.

J'ai enfin réussi à me faufiler et j'ai essayé tant bien que mal de me mettre les pieds au sec. Pffff ! la pluie tombait en gros ploc-ploc et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire je me suis retrouvée avec mes chaussures pleines d'eau et les pieds qui eux à l'intérieur faisaient plic-ploc. Crotte de bique et caca boudin !

J'ai eu beau m'accrocher à un ressort à boudin qui traînait - je me demande bien pourquoi - près de l'étal, rien n'y a fait.

L'averse finie je suis repartie furieuse de n'avoir pas prévu cet incident de parcours et du coup me suis arrêtée chez le charcutier à qui j'ai demandé d'un ton peu amène, en essayant de le scruter au travers de la buée accumulée sur mes lunettes : j'veux du boudin, et qu'ça saute, vous m'en mettrez un blanc et un noir !

Il m'a servie, perplexe : tenez v'là vos boudins ma brave dame !

Arrivée à la maison je me suis réchauffé les pieds devant la cheminée et, une fois requinquée, l'heure du déjeûner approchant, j'ai préparé ce boudin aux pommes...

Noooon ! me me dites pas, quand même, que vous voulez la recette du boudin aux pommes !?

Si ??? Alors vite fait, et c'est vraiment parce que vous êtes très sympas d'avoir suivi jusqu'au bout ces élucubrations qui ne valent pas qu'on se prenne le boudin :

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... Quelques tranches de pommes délicatement revenues dans une grosse noix de beurre salé, puis vos boudins que vous piquez pour éviter qu'ils n'éclatent à la cuisson, un peu de sel et de poivre, ça crépite, hum ! ça sent déjà bon.

Et pour faire passer la sauce, servez avec un petit Beaujolais de saison ou, encore mieux, dégotez-vous un Madiran de derrière les fagots que vous m'en direz des nouvelles !

Voilà voilà, c'est simple, c'est délicieux, c'est chaud, y'a pas de quoi en faire un boudin ! sauf que les miens ils ont quand même éclaté à la cuisson !


j'vous le dis, une journée de m.... ! ça craint vraiment du boudin !

4 déc. 2009

Omelette Brayaude

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Nous avons tous et toutes des recettes comme ça, que nous reproduisons mécaniquement, des recettes transmises par nos mamans et qui font partie de notre patrimoine.

Mais souvent nous en ignorons l'origine même et l'histoire.

C'est le cas de cette omelette de pommes de terre et lardons que je fais de temps en temps, quand je n'ai pas envie de me compliquer la vie, mais aussi par gourmandise car elle est délicieuse et constitue un vrai repas complet, accompagné d'une bonne salade verte.

Saviez-vous qu'elle s'appelle en réalité omelette brayaude ?

Cette recette est originaire du terroir d'Auvergne et tire son nom des brayauds, les paysans d'autrefois qui portaient des culottes - braies - et guêtres enrubannées.

Si on est très gourmand - et ce n'est pas un péché ! - on peut ajouter à la préparation à base d'oeufs de la crème fraîche ; dans la région bourbonnaise, où on la retrouve aussi, on y met des pommes (fruits) coupées en petits dés, ce mélange sucré-salé, ma fois, doit être très savoureux.


Il vous faut pour une omelette destinée à 2 grands gourmands :

  • 5 oeufs,
  • 75 g de lard maigre demi-sel,
  • 1 grosse pomme de terre,
  • 1 càs de crème fraîche,
  • 50 g de cantal (pour ma part, j'ai utilisé de la tome des Pyrénées),
  • beurre (ou saindoux), sel, poivre.


La préparation :

  1. Faites revenir dans un gros morceau de beurre ou de saindoux la pomme de terre coupée en tout petits dés ; mélangez régulièrement à la cuillère et ajoutez au bout de 5 minutes le lard également découpé en dés ;

  2. Mélangez les oeufs en omelette : plusieurs écoles à se sujet, moi je les bats énergiquement jusqu'à ce que ça mousse ;

  3. Ajoutez les oeufs dans la poêle et ramenez les bords vers le centre pour donner corps à l'omelette ;

  4. Deux minutes avant la fin, mettez la crème fraîche et le fromage coupé en lamelles ;

  5. Pliez l'omelette et servez chaud.

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Bonne soirée gourmande...

Recettes pour les jours de fête...

Voici un petit récapitulatif de mes recettes pour jours de fêtes que je vous avais déjà proposé l'année dernière ; je l'ai mis à jour avec les nouveautés de cette année.


Pains :

Amuse-bouche
:

Cocktail :
Confits, confitures :

Foie gras :


Huîtres :
St-Jacques :
Poisson et fruits de mer :
Viandes, volailles :
Desserts :
Joyeuses fêtes...

3 déc. 2009

Le Hibou et la chouette

Dans les campagnes autrefois, les familles avaient pour habitude de se retrouver le soir au coin du feu pour des veillées au cours desquelles petits et grands se régalaient de jolies contes ou légendes racontés par les anciens.

Ces habitudes ont disparu avec la vie moderne et l'apparition de la télévision ; pour ma part j'aime profiter de cette période de l'Avent pour découvrir ces belles histoires.

En voici une, issue de la culture vendéenne : "le hibou et la chouette", avec une morale toute paysanne pleine de bon sens.


"Eh bien, autrefois, il y avait un homme et une femme qui vivaient dans la pauvreté qu'ils disaient être la plus absolue. Mais un jour l'homme eut l'idée de planter une fève sur son tas de fumier. Et comme son fumier était bien gras, parce que ses trois vaches étaient bien soignées, sa fève s'est mise à pousser, à pousser, à pousser, et sa tige est devenue tellement longue, tellement longue, tellement longue qu'elle a fini par arriver jusqu'au Ciel, là-haut.

Alors, un beau jour, il grimpa de branche en branche, de branche en branche, jusqu'à la porte de Notre Seigneur. Quand il fut arrivé, il frappa trois cups à la porte : pan, pan, pan ! Pan pan, pan !

Une voix se fit entendre :

"Qu'est-ça ?

- C'est le petit Bonhomme la Fève !

- Qu'est-ce qu'il demande le petit Bonhomme la Fève ?

- Eh bien il demande une maison bien garnie, que rien ne manque dedans, et qu'il y ait absolument de tout !

- Alors, que le petit Bonhomme la Fève s'en aille, qu'il redescende sur la terre et, en arrivant, il trouvera tout ce qu'il lui faut et dont il a besoin, à volonté."

Effectivement, à son retour, il constata que ses voeux avaient été grandement exaucés. Mais, autant lui que sa femme étaient des gens très gourmands. Ils ne furent donc pas longtemps satisfaits de leur nouvelle fortune. Ils décidèrent donc qu'il fallait revenir au Ciel pour réclamer davantage encore.

Aussi, le petit Bonhomme la Fève remonta patiemment, de branche en branche, de branche en branche, et finit par atteindre une fois encore la porte de Notre-Seigneur.

Pan, pan, pan ! Pan, pan, pan !

"Qu'est-ça ?

- C'est le petit Bonhomme la Fève !

- Qu'est-ce qu'il demande le petit Bonhomme la Fève ?

- Eh bien, il demande que madame sa femme soit grosse dame et moi gros monsieur.

- Alors, que le petit Bonhome la Fève s'en aille, qu'il redescende sur la terre et, en arrivant, il s'en ira dans les champs et dans les bois et sa femme se fera chouette !"

Eh oui, voyez-vous, ces deux-là étaient bien trop gourmands,, et ils sont descendus bien bas, plus bas qu'ils étaient réellement.

D'ailleurs, vous ne les entendez pas dans les bois, chanter tous les deux ?

Source : Le Grand almanach de la Vendée, 2009

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