Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

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29 sept. 2009

Filet mignon en croûte de sel, figues rôties dans leurs feuilles et quinoa façon risotto...

Un titre à rallonge, je ne voulais surtout rien oublier de tous les produits entrant dans la compositon de cette belle assiette.

Le soleil de cette fin d'été est venu mûrir à point les figues blanches dans mon jardin qui, enrubannées dans leurs douillettes feuilles, ont accompagné avec délicatesse un petit filet mignon tout plein dans sa croûte de sel parfumée aux herbes aromatiques.

J'avais acheté il y a quelque temps du quinoa dont je lisais beaucoup de bien sur pas mal de blogs ; le paquet n'avait pas encore été entamé, il le fut pour l'occasion.
Pour la viande juste une petite recommandation : j'ai pour ma part fait cuire trop longtemps au four pensant qu'avec la croûte ce serait plus long ; c'est une erreur car le filet n'était pas assez saignant ; c'est pourquoi le temps de cuisson que je vous ai indiqué correspond à celui que je vous conseille pour une viande rosée.


Dans mon panier, quoi qu'i n'ya :
  • 1 filet mignon (pour 2/3 personnes)
  • 4 figues
  • 100 g de quinoa
  • 4 tomates
  • 50 g de fromage de chèvre
  • sirop de Liège ou miel
  • le jus d'un citron
  • huile d'olive
  • 200 g de gros sel gris
  • 200 g de farine
  • 10 cl d'eau
  • thym - romarin
  • 1 gousse d'ail
  • poivre

Au fourneau :

Les figues : découpez un petit chapeau sur le dessus des figues et entaillez les en 4 ; insérez à l'intérieur un gros dé de fromage de chèvre, versez une càc de sirop de Liège ou miel puis 1 càc de jus de citron ; émiettez sur le dessus le thym et le romarin ; enrubannez les figues dans une feuille sufissamment large du figuier et ficelez-bien le tout ; réservez.



La croûte de sel : mélangez la farine, le sel, l'eau, 1 càs d'huile d'olive, une grosse poignée de brins de thym et de romarin et enfin une grosse pointe d'ail. Quand le mélange est bien homogène réservez .




Le filet mignon : dans une poêle mettez-le à revenir rapidement à l'huile d'olive en le retournant régulièrement pour qu'il dore de tous côtés ; éteignez le feu puis poivrez.

Dans un plat allant au four étalez une première couche de pâte de sel ; déposez le filet mignon au centre et recouvrez totalement avec une deuxième couche, rabattez bien le tout sur les côtés pour que la viande soit bien enfermée dans sa ganse de sel ;

Répartissez les balluchons de figues autour ;

Mettez à four préchauffé th. 7 pendant 25 mn.

Pendant ce temps, préparez votre risotto de quinoa : dans une poêle faites légèrement tiédir de l'huile d'olive et mettez à blondir le quinoa ; pelez les tomates et ajoutez-les en quartier dans le mélange ; petit à petit, au fur et à mesure de la cuisson, vous arroserez avec de l'eau jusqu'à cuisson totale qui prendra une vingtaine de minutes ; salez et poivrez en fin de cuisson.

Après cuisson du filet mignon, vous découperez la croûte avec un couteau bien tranchant ; Je vous conseille de le servir, une fois découpé, avec un petit jus que vous ferez en récupérant le jus de cuisson auquel vous ajouterez éventuellement un peu de miel ou de sirop de Liège et du jus de citron.


Un plat un peu long à préparer mais vraiment savoureux et riche en parfums... la récompense est au bout du labeur !



A bientôt...

28 sept. 2009

Petits flans Josephine Baker...


L'été n'a pas dit son dernier mot, il s'éternise et c'est un pur bonheur pour le moral, pour le jardin où les fruits et fleurs s'épanouissent sous ses doux rayons.

Après une semaine où une insidieuse et douloureuse infection dentaire m'a mise totalement à plat et coupé l'appétit je refais doucement surface et retrouve le plaisir de sortir les oeufs, la crème, fourneaux et ustensiles de cuisine.


Un plaisir ça se partage et c'est pour mon petit mari ce soir que j'ai préparé ces petits flans au nom évocateur d'une artiste que j'admire beaucoup, à la fois pour ses talents d'artistes mais aussi son engagement sans limites auprès des enfants abandonnés.

Cette recette est à l'origine de Robert-J. Courtine, auteur de nombreuses bibles gastronomique. Elle doit très certainement son nom aux bananes dont Joséphine avait fait sa célèbre petite jupe, enfin, si on peut appeler ça une jupe !


En plus de l'appareil à flan classique on y versait du vieux kirsch et de la chartreuse verte. J'ai un peu adapté la recette à ma façon, je n'avais pas de chartreuse verte, et ajouté aussi du lait de coco dont le côté exotique se mariait bien avec Joséphine Baker.

Le panier gourmand (pour 2 bols) :
  • 1 banane
  • 2 oeufs
  • 10 cl de lait
  • 10 cl de lait de coco
  • 50 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé (vanille bourbon)
  • les zestes d'un citron
  • 2 càs de kirsch



La préparation :



Faites bouillir le lait puis laissez-le tiédir ;



Mélangez au fouet les oeufs entiers avec les sucres et ajoutez progressivement le lait ; continuez avec le lait de coco ;



Râpez les zestes du citron et mélangez-les à l'appareil à flan ; terminer avec le kirsch.



Coupez la banane en tranches fines que vous répartissez dans le fond de vos bols ; arrosez-les du jus de citron ;



Mettez à four préchauffé th. 6/7 (dans un bain-marie) pendant 30 mn.



A déguster tiède ou froid.

Il n'y a pas que moi pour savourer ces derniers jours de beau temps ; en ouvrant les fenêtres de chambre ce matin j'ai découvert mon petit Maxou qui faisait dorer son petit pelage sous les brins de lavande... Ha la vie de chat, un rêve !



Petit clin d'oeil personnel à Fabienne, de l'autre côté de l'Exagone : tu auras bien noté avec soulagement grâce à cette recette, ma petite Fabienne, que quand je parle de régime ce n'est pas pour ingurgiter des sachets protéinés à la noix !!


Bonne journée à tous...

25 sept. 2009

Capucines au caviar de haricots de Soissons


Comme tous les futurs participants à la deuxième édition du salon du blog culinaire de Soissons, en novembre prochain, j'ai reçu, en avant-première il y a quelques semaines, mon paquet de haricots soissonnais ainsi qu'un mignon petit pot de crème de haricots aux noix.
Ayant été souffrante toute la semaine, je n'ai pas eu le courage de cuisiner comme je l'aurais souhaité et de présenter une préparation qui mette en valeur ces deux produits, la date limite étant aujourd'hui.
C'est donc deux recettes hyper rapides (et un peu de fainéante, il faut le dire !) que je vous propose mais qui conviendront à un petit apéritif sur la terrasse, le soleil étant encore au rendez-vous pour quelques jours.

Bouquet de capucines au caviar de haricots de Soissons :

La veille faites tremper les haricots dans deux fois leur volume d'eau ; le jour de la préparation, égouttez-les et faites-les cuire dans une grande casserole remplie d'eau avec bouquet garni, oignon piqué d'un clou de girofle, et une tête d'ail. Vous salerez seulement en fin de cuisson. Prévoyez environ deux heures de cuisson à feu doux (si vous le faites à l'auto-cuiseur le temps de cuisson sera réduit évidemment d'environ 1 heure).

Une fois cuits récupérez une louche de haricots égouttés, mettez-les dans un bol haut avec 3 càs d'huile d'olive, 1 càs d'olives noires dénoyautées et une càs de tomates confites. Mixez soigneusement, réservez au frais une petite heure.

Déposez une petite càc de ce caviar au coeur de vos capucines ; c'est joli et ça se mange !


Tartines de crème de haricots aux noix :

Sur le même principe que les fameuses grillées de mogette vendéenne, j'ai fait griller une tranche de pain sur laquelle j'ai étalé une couche de crème et une càs de haricots entiers égouttés.


Voilà, voilà !

Je reviendrai vous faire un petit coucou quand j'aurai retrouvé l'appétit, pour l'instant c'est pas ça !

23 sept. 2009

Babas au rhum et fraises séchées en petit bocaux

J'avais en tête depuis déjà quelques semaines de faire des petits babas au rhum pour le concours Le Parfait, organisé par Anne, Dominique et Chantal...



Et puis hier, j'ai découvert que Loukoum avait eu la même idée et m'avait devancée en improvisant ses superbes babas vodka et citron.



Ma première réaction fut de me dire : "bon, hé bien maintenant, ma vieille, t'as plus qu'à te mettre à trouver une autre recette !"

Mais l'inspiration n'était pas vraiment au rendez-vous et finalement j'ai choisi de poster quand même ma version, différente dans sa préparation.

Je suis partie de ma recette fétiche, transmise par ma maman, que j'ai déjà eu l'occasion de vous présenter ici.

Et pour la garniture de ces babas individuels ce sont des petites fraises séchées qui sont venues se lover et s'imbiber de rhum en leur centre.

Voici la recette...


Dans le panier (pour 8 babas individuels) :

3 oeufs,
180 g de sucre poudre,
1 sachet de sucre vanillé
200 g de farine
1 sachet de levure chimique
100 g de beurre ramolli
3 càs de rhum brun + 10 cl pour le sirop
15 morceaux de sucre
100 g de fraises séchées
8 bocaux Le Parfait de 85 mm de diamètre

La préparation :

Battez au fouet jusqu'à ce que le mélange blanchisse les oeufs entiers avec le sucre ;

Ajoutez la farine et la levure en incorporant bien l'ensemble à la pâte puis versez le beurre fondu légèrement tiédi ;

Terminez par les 3 càs de rhum et mettez dans des petits moules à baba individuels en silicone ;

Enfournez th. 6 pendant 30 mn ;

Laissez tiédir après cuisson et mettez-les dans les bocaux ébouillantés au préalable ; déposez au centre les petits morceaux de fraises séchées ;

Préparez un sirop avec 10 cl de rhum, 5 cl d'eau et 15 morceaux de sucre ;

Recouvrez totalement les babas et refermez vos bocaux ;

Mettez vos bocaux dans une grande cocotte ou un stérilisateur si vous en possédez un en prenant soin de les entourer d'un torchon pour éviter qu'ils ne s'entrechoquent lors de l'ébullition ;

Amenez à ébullition, baissez le feu et laissez 3 minutes puis éteignez le feu ; laissez refroidir dans l'eau.



Et voilà, c'est prêt... Vous pourrez les ressortir lorsque vous aurez des invités dans l'hiver, soit en les démoulant dans une assiette, ou encore mieux, en les présentant directement dans les bocaux ; c'est sympa et ça plait toujours.

A bientôt pour d'autres recettes...

22 sept. 2009

Coings confits au poivre long...


D'une année sur l'autre le cognassier dans mon jardin s'étoffe et fait le bonheur de notre cuisine, j'ai eu droit cette fois-ci à une cueillette très honorable qui m'a permis de faire confitures et aussi ce petit confit que j'ai improvisé.

Il faut cueillir les fruits très mûrs sur l'arbre et surtout avant qu'ils ne soient abimés, comme vous voyez sur la photo il est temps de le faire.





Pour réaliser 3 bocaux moyens, j'avais dans mon panier :

- 800 g de coings pelés et débarrassés des trognons et pépins,
- 800 g de sucre en poudre,
- 2 poivres longs,
- mélange de poivres noirs (poivres de Pondichéry et de Tasmanie)
- 2 citrons
- 1/2 litre d'eau


Zou, en cuisine :

Vous nettoierez soigneusement les coings puis enlèverez la peau, les coeurs et pépins. Au fur et à mesure que vous les découperez en petits dés vous les mettrez dans un mélange d'eau citronnée pour éviter qu'ils noircissent.


Egouttez-les puis déposez-les dans un confiturier en les recouvrant de sucre et d'eau (1/2 litre) ; râpez les poivres longs et laissez fondre le sucre en remuant avec une cuillère en bois, puis baissez le feu ;

Donnez deux ou trois tours du mélange de poivres ; j'aime cette note plus relevée qu'ils apporteront pour contrebalancer la douceur du poivre long et son délicieux goût de cannelle.

Enlevez régulièrement l'écume qui se forme.

Au bout de 3/4 d'heure environ vous aurez la consistance souhaitée. Vous mettrez alors dans des pots stérilisés, fermez avec les couvercles et retournez sur un linge jusqu'à refroidissement.

Ces coings confits seront les compagnons ideaux des magrets ou foies gras lors de vos repas de fête, cet hiver ou aussi des volailles, rôtis de porc ou boudins noirs et blancs.



A déguster sans modération...

21 sept. 2009

Le poulet rôti du dimanche farci au bleu et aux herbes du jardin...

Il ne sera pas facilement détronnable ce bon vieux poulet du dimanche, auréolé de sa nostalgie des repas de notre enfance, chez nos parents ou grands-parents, accompagné de frites maison croustillantes et d'une belle salade de laitue...


Ce n'est plus mon repas dominical régulier, mais de temps en temps j'ai plaisir à en faire, et à chaque fois nous nous en régalons.

Hier dimanche, je l'ai préparé de manière intuitive ; il me restait d'un dîner de la veille avec des amis un gros morceau de bleu d'auvergne et une boule de mozarella ; de là m'est venue l'idée de préparer une farce pour mon gros poulet noir de Challans.

Idée excellente pour le bleu, mais à ne pas réitérer pour la mozarella qui n'apporte pas de saveur particulière et qui surtout reprend sa forme de boule après la cuisson !


Dans mon panier, il y avait donc :

- un poulet noir,
- un morceau de bleu (à vue de nez environ 100 g)
(je vous dispense de la mozarella pour les raisons indiquées plus haut)
- thym, romarin, estragon,
- huile d'olive,
- pommes de terre
- sel poivre,
- 10 cl de Riesling sec (c'est ce qui me restait dans le réfrigérateur, mais un autre vin sec fera l'affaire)

La préparation :

Préparez la farce en coupant le fromage en gros morceaux, ajoutez les herbes ciselées au couteau, poivrez, le sel n'est pas nécessaire avec le Bleu d'Auvergne et farcissez votre poulet.



Déposez-le poulet dans un grand plat allant au four, versez autour le vin blanc et ajoutez la même quantité d'eau ; arrosez copieusement d'huile d'olive, salez et poivrez et mettez à four th. 7/8 pendant au minimum 1h30 ; au bout d'une demi-heure de cuisson, vous rajouterez autour du poulet les pommes de terre épluchées et surtout vous prendrez soin de bien arroser régulièrement la volaille afin qu'elle conserve tout son moelleux.

En fin de cuisson, vous récupèrerez la farce et mélangerez au jus de cuisson, réchauffez rapidement et servez autour des morceaux découpés.

Dégustez avec un bon vin de circonstance ; samedi soir nous avions ouvert pour les amis un Pauillac 2002, Baron Philippe de Rothschild, une merveille ; il en restait un peu, de quoi accompagner avec bonheur ce délicieux poulet.


Bonne semaine à tous,

16 sept. 2009

La route du sel à Noirmoutier...

Le journal de 13h00 hier a proposé un reportage sur la route du sel à Noirmoutier où vous pourrez aussi faire la rencontre d'Alexandre Couillon, dont je vous parle souvent, mon cuisinier chouchou sur l'Ile...

Je ne vais pas tarder à essayer ses petites pommes de terre cuites dans une croûte de sel, je la sens d'ici !

Un petit clic sur le lien ICI et hop, un joli voyage à Noirmoutier parmi les étiers et les bonnes tables....

Bonne découverte,

Mosaïque de mes vacances 2009

Je ne pouvais pas dire non à Tifenn, l'idée de faire un petit montage façon mosaïque de nos vacances 2009 étant plutôt sympathique !
Voici donc ma participation (plus tôt que prévue, tu vois Tifenn, finalement je n'ai pas attendu la fin de la semaine !) avec des images d'Italie, du Morbihan et de l'Ile d'Yeu... (cliquez sur le montage pour le voir en grandeur nature)
A bientôt,

11 sept. 2009

salade de spaghetti au pesto de basilic et parmesan

L’été n’est pas encore fini, il s’éternise même, vu les températures dignes d’un mois d’août que nous avons eues toute la semaine.

Un coup de soleil dans mon assiette ce soir avec l’Italie qui s’est tapée l’incruste, reminiscence et nostalgie d’un beau voyage en Italie que nous avons fait en juin dernier…



Cette recette est toute simple et rapide à préparer, elle vous vous permettra de passer peu de temps en cuisine.


Dans le panier (pour 2 personnes) :

- 100 g de spaghetti (j’ai utilisé des spaghetti au piment rouge)
- 6 gros champignons de Paris
- ½ poivron vert
- 2 tomates moyennes
- 6/7 grosses feuilles de basilic
- 4 càs d’huile d’olive
- 1 càs de pignons
- 2 gousses d’ail
- quelques lamelles de parmesan
- 2 grosses poignées de feuilles de roquette
- le jus d’un citron jaune
- sel, poivre
- 1 càs de vinaigre balsamique

Préparation :



Mettez de l’eau à bouillir dans une grande casserole avec une pincée de sel – je mets toujours aussi une goutte d’huile dans l’eau - , à l’ébullition jetez dedans les spaghetti et baissez le feu ; comptez environ 7 mn de cuisson. Après cuisson, égouttez-les et réservez-les pour les laisser refroidir.

Passez les champignons à l’eau rapidement, essorez-les dans un papier absorbant et détaillez-les en lamelles ; réservez-les dans le saladier en les arrosant de citron et en les retournant bien pour les imbiber afin d’éviter qu’ils noircissent.

Préparez le pesto en mixant le basilic, les pignons, l’ail et 2 càs d’huile d’olive.

Coupez le poivron en fines lamelles. Coupez aussi en quartiers les tomates.

Dans le saladier où vous avez déjà mis les champignons rajoutez poivrons et pesto, puis les pâtes et mélangez délicatement pour que le pesto s’imprègne bien à l’ensemble.



Mettez dans le fond de votre assiette la salade de roquette, puis au milieu les pâtes, répartissez les quartiers de tomates et enfin les lamelles de parmesan.

Salez raisonnablement, poivrez généreusement et ajoutez tout autour un trait de vinaigre balsamique.

C’est prêt, vous pouvez passer à table ! Vous pourrez ajouter aussi des petites olives noires, je n'ai pas pensé à le faire.

10 sept. 2009

La chronique des berniques farcies...

Je vous préviens, il est inutile que vous courriez dans toutes les poissonneries à la recherche de berniques, vous n’en trouverez nulle part... bernique !

En clair, si vous voulez y goûter il vous faudra prendre vos petites chaussures en caoutchouc, enfiler une vareuse, attraper un petit seau et un couteau pointu et surveiller la prochaine grande marée pour aller en pêcher sur les rochers.
(photo de la bernique ci-contre trouvée sur le net)

Ça se mérite les berniques ! elles sont un peu récalcitrantes car bien collées à leur rocher réconfortant qu’elles n’ont pas envie de quitter même pour un petit hachis d’ail et de persil dont elles se fichent éperdument !

Donc il vous faudra précautieusement, pas la peine de jouer les brutes, et à l’aide de votre couteau gratter sous la coquille de ces petits coquillages pour pouvoir les décoller.

J'insisterai aussi sur un autre détail qui a le don de me mettre en boule : soyez raisonnables quand vous pêchez lors des grandes marées, c'est du gachis de remplir des seaux et des seaux entiers, sans parler que c'est interdit car il y a des quotas à respecter !


Revenons à nos berniques : contrairement à ce que j’ai entendu ce week-end, ce n’est certainement pas le plat du pauvre ! quelle idée saugrenue !!

Moi je les mange volontiers crues, avec du pain et du beurre, comme tous les coquillages, car c’est ainsi qu’on apprécie le mieux le goût iodé qu’ils perdent à la cuisson. Mais si leur côté un peu caoutchouteux, surtout pour les grosses, vous rebute différentes préparations sont possibles.

En ragout comme à l’Ile d’Yeu où elles sont préparées de manière identique à mon rata de seiches, dont vous trouverez la recette ici. D’ailleurs sur l’Ile on les appelle « Jambes » les berniques, j’ignore pourquoi, il faudra que je me renseigne. Elles sont aussi connues ailleurs sous le nom de chapeau chinois ou bien patelle.

Mon petit mari a couru sur les rochers ce week-end pour en pêcher de quoi me contenter – lui n’en mange pas - et j’ai décidé de les préparer selon une recette que mon papa faisait très souvent quand j’étais plus jeune. Un vrai régal !

LA PREPARATION :

Avec un couteau détachez les berniques de leurs coquilles et enlevez les petites poches noires, indigestes.

Préparez un hachis composé de beurre salé, persil et ail (quantités au pif !) ; répartissez ce hachis sur les berniques et mettez au four très chaud (th. 8) quelques minutes le temps de faire fondre le hachis.

Dégustez avec un bon muscadet (je dis « bon » car il n’y a pas que du bon en Muscadet, il faut bien le choisir !).

Pour les photos il faudra que vous repassiez ! Ben oui, en nunuche que je suis, j’en avais fait une série que j’ai malencontreusement effacée !! Je n’ai plus qu’à retourner en pêcher et les refaire rien que pour vous. Donc pas de photos, bernique, mais remarquez peut-être que vous ne perdez pas au change car « on » m’a gentiment fait la remarque récemment que mes photos manquaient de netteté et ne rendaient pas mon blog suffisamment attrayant…

Ne nous fâchons pas ! Je vous quitte en musique, ou plutôt en chanson avec cette chanson de marins fort sympathique trouvée sur le net (ici) que vous pourrez « répouner » en coeur - comme on dit en Vendée - dans les mariages ou autres banquets.

A tantôt…


La bernique d’Hoëdic
(à chanter sur l'air de "Mon amant de la St-Jean")

A comme nous plaignons le destin des poissons, c’est certain
Les poissons quand ils ont l’cœur atteint ne peuvent pas noyer leur chagrin
Écoutez l’histoire aquatique d’un turbot et d’une bernique
Ah comme elle l’aimait ce turbot coquet lui qui jamais ne turbinait.
La pauvre bernique, oui c’était elle qui lui gagnait son fric
Au turbot si beau, ce turbot qui faisait l’barbeau.

Et pourtant ce n’est pas un secret, le turbot la trompait
Il se mit à aimer une raie à la façon qu’elle se coiffait.
A cette intrigante la bernique a fait une scène pathétique
Et même un beau soir qu’elle venait le voir
Elle a mis la raie au beurre noir
Le turbot d’Hoëdic il la bernait cette pauvre bernique
Il lui dit plaintif, la raie c’était facultatif

Alors qu’elle faisait le trottoir sur la plage un beau soir
Près d’elle un bigorneau vint s’asseoir

et lui murmura plein d’espoir
Je suis pincé par ta coquille si maman veut d’toi comme belle fille
Nous nous marierons tontaine et tonton
Justement tonton c’est un thon
La pauvre bernique elle en oubliait le turbot d’Hoëdic
Lui en vrai maquereau a bigorné le bigorneau

La bernique le cœur gros la bernique d’Hoëdic
Sous son chagrin succomba bientôt, on l’enterra sous l’sable chaud
Le turbot fut seul mais bernique comme il connaissait la musique
Il trouva bientôt, pour faire son boulot, une sole qu’il a mise sur le dos
Mi sol do
Le turbot d’Hoëdic avec sa sole coule des jours magnifiques
Et l’soir au dodo

Sur son banjo joue sol mi do

9 sept. 2009

Tarte aux mirabelles...

Il reste encore un peu d'or jaune dans le jardin - j'ai nommé ces fabuleuses petites mirabelles - l'occasion d'en faire une savoureuse petite tarte dont vous ne ferez qu'une bouchée, je vous le prédis...

Dans le panier :

- 1 pâte brisée
- 500 g de mirabelles
- 80 g de sucre en poudre
- 4 pommes
- 1 oeuf
- 1 pincée de cannelle
- 1 càs d'alcool de mirabelle

En cuisine :

La compote : pelez les pommes, enlevez les trognons et coupez-les en quartiers ; faites-les fondre à feu doux avec la cannelle et mélangez au fouet jusqu'à obtenir une consistance de compote. Laissez refroidir.





Les mirabelles : après les avoir lavées soigneusement, coupez-les en deux et dénoyautez-les ; réservez.

La garniture : préparez un bain-marie chaud et fouettez dans un saladier posé au dessus l'oeuf et le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux et plus épais (il aura doublé de volume) ; ajoutez le beurre fondu au dernier moment puis l'alcool.





La préparation : garnissez le fond de votre moule avec la pâte brisée ; nappez avec la compote puis ajoutez les mirabelles, côté peau vers le haut ; ajoutez la garniture précédente et mettez à cuire à four préchauffé th. 6 pendant environ 35/40 mn.

Cette tarte est délicieuse tiède mais peut bien sûr se consommer froide.

A vos mirabelles toutes !

7 sept. 2009

Wok d’émincé de bœuf aux épices, sauce crémeuse lait de coco et fromage de Valençay



Pas le temps de faire de grandes phrases car il faut que je parte au travail : je dirai juste que ce plat est un pur bonheur gustatif avec une viande de choix, extrêmement tendre et une sauce lait de coco et Valençay à tomber !

INGREDIENTS :

1 kg d’émincé de bœuf Angus
4 tomates rouges
2 tomates jaunes
1 fromage de chèvre de Valençay
1 petit oignon rond
1 tête d’ail
une vingtaine d’olives noires dénoyautées
1 càc de zestes de combawa
1 càc de curry
1 càc de piment fort
10 cl de lait de coco
5 cl de bière brune
huile d’olive
poivre noir de Madagascar
sel
persil ou coriandre

PREPARATION :

Mettez les émincés de bœuf dans un grand saladier ; râpez au dessus le combawa, donnez un tour de moulin à poivre et ajoutez 2 càs d’huile d’olive. Mélangez l’ensemble et laissez macérer au frais une petite heure en couvrant d’un film plastique.

Dans un wok,, faites revenir l’oignon à l’huile d’olive ; quand il a pris une légère coloration, retirez-le, mettez-le de côté et ajoutez à la place les émincés de bœuf ; faites revenir à feu vif pendant 2/3 minutes en retournant régulièrement pour que les morceaux de viande prennent couleur régulièrement.

Pelez deux tomates puis coupez-les en gros morceaux et ajoutez-les dans le wok ; remuez puis versez la bière brune et enfin 5 cl de lait de coco.

Ajoutez l’ail haché, le curry, le piment et enfin les ¾ des olives noires. Salez et poivrez.

Mélangez et laissez cuire à feu très doux pendant 10 minutes maximum.

Pendant ce temps, préparez la salsa de tomates : coupez-les en quartiers, épépinez-les puis coupez-les en très petits dés ; coupez 5 olives noires également en petis dés et ajoutez-les au mélange ; versez une càs d’huile d’olive et mélangez soigneusement.

Au dernier moment mettez à fondre dans une casserole, à feu très doux, le fromage de Valençay coupé en petits morceaux avec le reste de lait de coco (5 cl) ; remuez bien régulièrement pour obtenir un mélange homogène .

Présentez dans l’assiette les émincés de bœuf entourés de la salsa de tomates et d’olives, versez sur le dessus la sauce au Valençay et lait de coco.

Décorez avec quelques pluches de persil ou de coriandre.
Bonne semaine ensoleillée et gourmande à tous...

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