Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

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29 juil. 2009

Pêches rôties au four, citron, estragon et huile de bergamote


Un dessert simple et rapide à faire mais qui permet d'écouler rapidement des pêches arrivées à maturation dans le compotier.

J'avais prévu d'y mettre un peu de basilic.... mais plus de basilic au jardin, alors ce sont de belles feuilles odorantes d'estragon qui sont venues apporter leur subtil parfum anisé à ce dessert qui me rappelle les desserts d'antan de ma maman.

Le panier garni :

6 pêches jaunes,
2 citrons,
50 g de beurre,
1 càs d'estragon ciselé finement,
1 càs de sucre en poudre,
2 càs d'huile de bergamote (à remplacer si vous n'en avez pas par une bonne huile d'olive)
Un tour de moulin à poivre noir.

La préparation :

Dans un plat allant au four déposez les pêches entières sans les peler ; faites des incisions en croix sur leur sommet avec un couteau pour qu'elles s'ouvrent à la cuisson et que le jus se répande bien ;

Parsemez les pêches du beurre découpé en dés, puis du sucre et enfin de l'estragon ciselé ; récupérez les zestes d'un citron et le jus des deux puis versez le tout (zestes et jus) sur les fruits ; terminez en répartissant sur les pêches l'huile d'olive et 5 cl d'eau puis le poivre.

Enfournez à four préchauffé th. 8 (240°) en prenant soin d'arroser régulièrement les fruits pour qu'ils soient bien imbibés et juteux ; comptez environ 30 mn de cuisson.



Servez chaud en nappant de sauce ; à consommer sans modération : c'est bon, comme dirait laconiquement Monsieur !

25 juil. 2009

Gâche vendéenne façon pain perdu, sorbet huile de bergamote et fruits macérés au poivre noir et à la sauge



Je n'ai pas fait de rubrique sur l'art d'accomoder les restes mais je pourrais bien la commencer avec cette recette qui m'a permis de finir fruits et brioche qui me restaient du week-end dernier et surtout d'utiliser l'huile de bergamote offerte par Fabienne.

Une recette toute simple à réaliser et qui m'a attiré le commentaire suivant de Monsieur une fois qu'il a eu fini son assiette : "c'était bon !".


Les ingrédients (pour 4 personnes) :


Pour le sorbet :
  • 200 g de sucre
  • le jus d'un citron
  • 10 cl d'huile de bergamote
Pour le pain perdu :
  • 4 tranches de gâche
  • 15 cl de lait
  • 1 oeuf
  • 1 càs de sucre (éventuellement du vanillé)
Pour les fruits :
  • 4 abricots
  • 4 nectarines
  • le jus d'un citron
  • 2 feuilles de sauge
  • 1 càs de poivre noir de Pondichéry
  • 1 càs d'huile de bergamote

PREPARATION :

1/ Le sorbet : mélangez 1/2 litre d'eau dans une casserole avec le sucre et le jus de citron et portez à ébullition. Lorsque le liquide bout ajoutez l'huile de bergamote puis couvrez et laissez refroidir complètement. Versez alors dans la sorbetière et laissez tourner pendant une heure.
(Je me suis inspirée d'une recette de Reine Sammut, restauratrice à Lourmarin qui elle mélangeait de l'huile d'olive à du romarin)


2/ Les fruits : découpez les abricots et les nectarines en carpaccio puis répartissez-les dans les assiettes ; arrosez de jus de citron puis donnez un tour de moulin à poivre ; ciselez dessus les feuilles de sauge et terminez par une càs d'huile de bergamote sur les tranches de fruits. Couvrez d'un film transparent et laissez au réfrigérateur pendant au moins une heure.

3/ Le pain perdu : au moment de servir l'assiette, découpez la gâche en tranches épaisses ; dans un plat large et légèrement creux mélangez rapidement à la fourchette un oeuf battu avec le lait cuit et refroidi ; Faites chauffer une grande poêle avec un gros morceau de beurre ; passez les tranches de gâche une à une de chaque côté dans le mélange oeuf-lait puis mettez-les à cuire dans la poêle jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées.

Présentez dans l'assiette où vous avez fait macérer les fruits avec le pain perdu au milieu et une boule de sorbet sur le dessus.
Pour compléter le commentaire de Monsieur je rajouterai que le sorbet à l'huile de bergamote c'est divin. Le mélange est extrêmement rafraîchissant et très parfumé. J'ai adoré.


Quant au pain perdu, j'ai retrouvé un peu du parfum de mon enfance, car ça fait des années que je n'en avais pas fait.




Bon week-end à tous, profitez-bien du soleil qui s'annonce et régalez-vous...

24 juil. 2009

Bar à huîtres "La Perle" : une bonne adresse à Noirmoutier

Toujours dans le cadre de notre week-end belgio-vendéen, nous avons passé la journée de lundi à Noirmoutier.

Entre la promenade de bord de mer sur la plage et dans les jolies allées du Bois de la Chaise, en début d'après-midi, et le repas gastronomique du soir au restaurant "La Marine", nous avons eu une commune envie avec Fabienne de faire "quatre heures" avec une assiette d'huîtres et un petit verre de vin blanc.

Et pourquoi pas hein ? Y'a pas d'heure pour les braves !

Nous avions repéré un bar à huîtres le matin et y sommes donc retournés pour notre plus grand bonheur.




Cet établissement, à la fois bar à huîtres, petit restaurant et boutique de souvenirs porte bien son nom de "la perle" et son surnom de "petit coin de paradis" qui parade sur la façade toute blanche.




L'accueil est immédiatement chaleureux, vous êtes accueillis par les maîtres des lieux avec un grand sourire et une belle disponibilité.
Xcel a eu droit lui aussi à son petit rafraîchissement dans de jolis bols.

Chacun a passé sa commande : Pour Fabienne et moi, une assiette de 6 huîtres et 6 palourdes crues chacune, et pour les autres convives des petits toasts de rillettes de thon (je crois qu'ils appelaient ça thonoïade).


Un délice accompagné d'un muscadet bien frais, sous le soleil qui illuminait la terrasse et se réfléchissait sur les eaux de l'étier tout proche.... le bonheur quoi !

Tiens je vais vous faire une confidence amusante - Mark ne m'en voudra pas ! - : les toilettes de cet établissement sont d'une extrême propreté et surtout très modernes avec des faïences et un carrelage au sol sur des tons chocolat et crème.... Mark nous a confié que si on voulait avoir un aperçu de sa future cuisine en construction il fallait donc aller aux toilettes ! Etonnant non -:)).

Nous y sommes tous passés car nous étions en tenue de plage et avions amené dans des sacs nos vêtements "du dimanche" pour aller dîner à la Marine sur le port de l'Herbaudière !

Voilà,vous savez tout !

Bar à Huîtres "LA PERLE"
Route de Noirmoutier en L'Ile
85470 L'EPINE
02.51.39.70.12

(le bar se situe en bord de la voie rapide, un petit peu en retrait mais c'est bien indiqué, sur votre droite quand vous venez du continent, et juste avant d'arriver sur la commune de Noirmoutier-en-L'Ile).

A bientôt pour d'autres nouvelles...

23 juil. 2009

Une éclade de petits coquillages pour un apéritif entre amis...



Avec nos amis de Belgique, Mark, Micky et Fabienne, comme je le disais dans mon précédent article, nous sommes allés au marché de Saint-Gilles-Croix-de-Vie où les étals regorgent de poissons, fruits de mer et coquillages.


J'avais décidé ce jour-là d'improviser selon ce que nous trouverions et surtout selon les envies de chacun.

L'épouse de Mark avait une grosse envie de tourteaux, et comme ils étaient magnifiques, nous en avons ramené deux beaux aux pinces énormes ; puis je suis tombée sur un étal qui proposait des avignons ainsi que des patagos, et hop ! dans le sac !

Les avignons ce sont des petits coquillages très plats à la coquille très fine ; comment vous dire : ça ressemble un peu aux patagos (appelés aussi vénus) mais ça n'est pas du patago ! C'est plus plat aussi que la palourde, et les coquilles sont blanches.

Je pensais les cuisiner à la maraîchine, comme on fait par chez moi, c'est à dire ouvertes dans du beurre avec de l'ail et beaucoup de crème fraîche !

Et c'est Fabienne qui a eu une idée géniale en suggérant de les préparer en éclades pour l'apéro.

Aussitôt dit, aussitôt fait au retour du marché... Le petit mari a étalé les fameux avignons les uns contre les autres sur une planche de bois (environ 60 x 60) puis ensuite il a recouvert le tout d'aiguilles de pins ramassées dans la forêt de Saint-Hilaire-de-Riez.

Pour finir, il a allumé le feu aux quatre coins de la planche, quand les aiguilles de pins sont brûlées et que le feu est éteint, on souffle dessus pour enlever les cendres et là c'est prêt à déguster.

Ce fut un régal, les petits avignons étaient juste ouverts et cuits comme il faut, et ce goût de fumé sur le parfum iodé une merveille !! Le seul petit bémol est que les coquilles d'avignons sont très fines pour ce type de cuisson et qu'il fallait retirer avant de les manger les aiguilles de pins qui étaient restées ; je le referai mais je pense plutôt avec des palourdes, dont les coquilles sont beaucoup plus épaisses.

Photo prise par Fabienne



Alors si vous en avez l'occasion, essayez, vous ne serez pas déçus, c'est en plus très original, sympathique et accompagné d'un bon vin blanc sec type Muscadet un petit Jésus en culotte de velours !


Vous trouverez aussi un superbe compte-rendu de cette journée chez Fabienne...



A plus pour d'autres nouvelles...

21 juil. 2009

Caviar de mogette aux olives noires : pour un apéro gourmand...



Pour la venue de mes amis, les Ecaviens de Belgique, ce week-end j'avais préparé entre autres un petit caviar de mogette aux olives noires destiné à présenter un des produits de la gastronomie locale.


Une idée d'amuse-bouche originale et pimentée et qui, j'ai pu le constater, a été très appréciée.

La préparation toute simple
: (avec ces quantités vous aurez de quoi faire des toasts pour largement une douzaine de personnes)

- 200 g de mogette de Vendée déjà cuite,
- 2 càs d'huile d'olive,
- 2 gousses d'ail,
- poivre de Sechuan,
- 1 càs d'olives noires dénoyautées et coupées en deux,
- le jus d'un citron.

Avec un mixeur girafe ou au blender si vous en avez un mélangez tous les ingrédients jusqu'à obtention d'une purée très épaisse. Mettez au frais jusqu'à consommation.

Tartinez sur des toasts grillés, parsemez éventuellement de fleur de sel et dégustez.


... J'avais eu la grande surprise et surtout la grande joie de me voir offrir un beau diplôme de la planète Ecavie, par mes amis Belges, lors du dernier Salon des blogueurs à Soissons.

"La planète Ecavie est la première planète du système "Gastronomia" où ses habitants, les Ecaviennes et les Ecaviens ont pour seule loi l'Amitié."

Je peux vous dire que ce week-end n'a pas failli à cette joyeuse règle des Ecaviens.

A bientôt pour d'autres recettes...

Week-end entre blogueurs... le bonheur tout simplement !

Mais pourquoi faut-il qu'il y ait une fin à tous les bons moments ?

Je viens de passer 4 jours intenses en compagnie d'une joyeuse bande de blogueurs belges et leurs conjoints...

Nous avons bien mangé, bien bu, beaucoup ri... je leur ai fait découvrir ma région...

Et depuis ce matin je me traîne désespérément, la maison est vide, plus de brouhaha, de fous-rires, de joyeux bazar maintenant que j'ai tout rangé,

Heureusement, quelques photos sont là pour me rappeler ces heureux moments trop vite passés que j'espère bien renouveler en leur compagnie, ici ou en Belgique, qui sait ?



Une étonnante et absolument délicieuse (à se taper le c.. par terre n'est-ce pas Fabienne ?) éclade d'avignons dégustée à l'apéro...


L'arrivée des bateaux de pêche sur le port de l'Ile d'Yeu : pinces de tourteaux, rougets et surtout magnifiques homards bleus encore vivants nous sourient au ventre, mais difficile d'en ramener car nous passons la journée sur l'Ile et n'avons pas de moyen de conservation...





Un vrai petit coin de paradis ce bar à huîtres sur l'Ile de Noirmoutier qui n'a pas usurpé son nom "la perle" et son appellation de "petit coin de paradis" ; au pied de l'étier, nous avons dégusté une superbe assiette d'huîtres - non laiteuses - et de palourdes crues accompagnées d'un excellent muscadet... Une adresse formidable dont je vais vous reparler très vite, à ne pas louper pour ceux qui sont en vacances dans le coin...




Un pique-nique improvisé le midi dans le Bois de la Chaise toujours à Noirmoutier, - jambon-beurre, rillons, radis au sel acheté le matin même le tout accompagné d'un petit tavel, avant une promenade digestive le long de la plage et surtout un excellent dîner le soir pour clore en beauté ce week-end au restaurant la Marine à Noirmoutier...


(photo empruntée à Fabienne)

L'amitié entre blogueurs, ça peut exister, j'en ai eu la preuve, merci à vous tous... demain je vais reprendre le travail avec de belles images dans les yeux...

10 juil. 2009

Menu contre la grippe !

Pourquoi aller dépenser 700 millions d'euros, engraisser les laboratoires pharmaceutiques et endetter encore plus les finances de l'état quand il existe des solutions économiques et en plus fort réjouissantes pour nous prévenir contre la grippe...


Voici le MENU CONTRE LA GRIPPE proposé par Léon Daudet (1867 - 1942) et que, pour ma part, j'adopterais volontiers... Qu'en pensez-vous ?

1er jour


Au déjeuner : Aïolli


Au dîner : bouillabaisse légère
Chateauneuf-du-Pape



2ème jour


Au déjeuner :
bourride


Au dîner :
soupe à l'ail
Même vin que le premier jour



3ème jour


Matin et soir : pot-au-feu
Beaujolais ou Bourgueil



4ème jour


Si vous n'êtes pas guéri,
mangez hardiment à déjeuner une côtelette arrosée d'un petit bordeaux rouge,
et si vous êtes guéri,
mangez-en deux.




« Nature morte aux huîtres et aux verres de vins »
Beert Osias (1610)

Soignez-vous bien... ou plutôt portez-vous bien !

6 juil. 2009

Les petits betchets de l'Ile d'Yeu...


Une lectrice, Sandrine, - peut-être une blogueuse ? - m'a demandé récemment si j'avais la recette des fameux betchets traditionnels que l'on trouve dans les boulangeries de l'Ile d'Yeu.


Je l'ai retrouvée sur mon livret des femmes de pêcheurs dont j'ai déjà parlé à maintes occasions.... et comme je teste en ce moment des recettes pour les amis belges qui me font l'énorme plaisir de venir me voir, dans quelques jours, hop en cuisine pour cette nouvelle spécialité locale.


Les ingrédients :
  • 1 kg de farine
  • 6 oeufs
  • 300 g de sucre
  • 2 paquet de levure chimique
  • 250 g de beurre
  • 2 càc de fleur d'oranger
  • 1 jaune d'oeuf plus une 1/2 càc de sucre

Dans un grand saladier mettez la farine, la levure et le sucre. Faites un puits au milieu et ajoutez les oeufs un par un en mélangeant un peu à chaque fois, puis le beurre fondu et enfin la fleur d'oranger.

Pétrissez bien l'ensemble de manière à avoir un pâton homogène (mais il n'est pas nécessaire de le pétrir très longtemps non plus).



Formez avec les mains des boules de 100 g environ puis disposez-les sur une plaque allant au four en prenant de bien les intercaler car ils vont un peu gonfler à la cuisson (je vous dis ça parce que je me suis fait avoir).

Badigeonnez avec un jaune d'oeuf mélangé à une pincée de sucre et mettez à four préchauffé th. 5/6 pendant une trentaine de minutes.



Et hop c'est prêt... Ils sont jolis vous ne trouvez pas ? Et particulièrement bons quand ils sortent tout juste du four.

A consommer au petit déjeûner ou à la pause café de l'après-midi, agrémentés de confiture ou de nutella pour les petits gourmands...

Ces petits gâteaux ont une mie dense et ressemblent un peu à la Merisse. En refroidissant ils ont tendance à durcir, et à prendre la consistance d'une pâte sablée.


A bientôt pour d'autres gourmandises...

4 juil. 2009

Assiettes d'antipasti : jambon, melon et parmesan


Notre périple en Italie a commencé sur la partie nord du lac Majeur (via la Suisse et le Simplonpass) et nous sommes arrivés à Cannobio, sous la pluie, par une ravissante et tortueuse petite route de montagne, le Val Cannobina.




Un superbe endroit de villégiature que ce village : on descend sur le lac par des petites ruelles et là on en découvre toute la beauté grâce à une promenade bordée de vieilles maisons aux couleurs légèrement passées, jaunes, ocres et de jolies arcades commerçantes




La magie et l'ambiance qui s'en dégageaient en cette fin de journée m'ont donné la nostalgie des films d'Ettore Scola ou de Vittorio de Sica, films qui ont bercé mon adolescence et que même maintenant je regarde avec toujours autant de passion... J'imaginais la somptueuse Sofia Loren à une des fenêtres de ces jolies maisons... j'aurais bien aimé croiser Marcello Mastroïani smocking blanc, chapeau, canne arpentant les arcades le long du lac...

Nous nous sommes arrêtés à une terrasse sous ces fameuses arcades... Autant le dire, pas forcément le meilleur endroit pour trouver des restaurants de qualité, mais le charme indicible du lieu à lui seul est le plus grand des atouts. Une ambiance très "fin de siècle 19e", comme en trouve dans les films de Visconti -, j'aurais tellement aimé m'assoir avec délicatesse en soulevant une robe toute froufroutante comme Claudia Cardinale, au bras du beau Tancrède dans le film "le Guepard"... mais je n'ai pas sa peau de pêche, ni ses sublimes rondeurs... J'ai bien des rondeurs, mais elles ne sont pas sublimes même si mon petit mari s'évertue à me dire qu'il m'aime telle que je suis, ce qui ne me fait pas forcément plaisir !




Un serveur pas très souriant, style "italiano vero" plus vero que nature, les cheveux gominés en arrière, l'oeil sombre, genre méchant dans le film "le parrain" - nous a néanmoins très gentiment amené un campari-soda en guise d'apéritif puis des tagliatelles aux fruits de mer pour moi et des spaghetti au piment, champignon et parmesan pour mon petit mari, le tout arrosé d'un délicieux et frais chianti rosé.

Une énorme et dégoulinante glace - ça c'est pour entretenir les rondeurs - prise au comptoir d'un commerce un peu plus loin, une fois le repas terminé, a constitué notre dessert.

Le lendemain, nous avons descendu le lac et les petites villes se sont succédé avec des panoramas et une végétation époustouflants ; je vous l'assure c'est magnifique ! Verbania et ses vieilles ruelles, là aussi très commerçantes et ses places aux balcons pleins de linge, tout comme on imagine l'Italie dans les clichés, puis Stresa d'où on peut aller en excursion sur les fameuses Iles Borromées.


Les Iles Borromées c'est le piège à touristes type ! Dès que vous arrivez sur le parking de l'embarcadère à Stresa un sympathique et volubile "vendeur" vous accueille avec empressement d'un fort et joyeux "bonjour la France" ; vous n'avez pas le temps d'en placer une que déjà vous avez versé quelques petits euros pour le parking et sans vous laisser le temps de respirer il vous aura vanté son tarif préférentiel - pas donné ! - pour une excursion à l'Ile Borromée plus le tour de l'ile des pêcheurs en bateau ;




Vous vous retrouvez au milieu de hordes de touristes qui attendent patiemment leur tour et les petites embarcations arrivent à fond la caisse sur l'embarcadère, vous prennent et vous déposent ensuite sur Borromée où là il vous faudra encore sortir le porte-monnaie et des billets si vous voulez visiter le chateau et les jardins !





Bon, nous avons joué les touristes disciplinés, nous sommes contents, c'était très joli et j'en ai d'ailleurs profité pour m'acheter une jolie robe - pas chère les filles ! - au petit marché de Borromée, mon petit mari me l'a si gentiment offerte qu'il aurait été indélicat de la refuser ! Une dernière occasion d'ouvrir le porte-monnaie ! Ho la la, c'est les vacances hein ? Si on ne peut pas se faire plaisir ! Et puis entre nous, les achats de robe... puis de chaussures.... faisaient partie de mes objectifs de voyage italien.

... C'est sur le lac de Come que nous avons eu la plus belle découverte gastronomique, dans un petit restaurant à Menaggio, recommandé par le Guide du routard qui - pour une fois - ne nous a pas déçus.

L'Osteria El Pozzo dont l'avenante petite terrasse donne sur la place du village, à deux pas du front de mer propose des recettes authentiques du Frioul-Vénétie.

Nous avons choisi en antipasti un réjouissant plateau de Bressaola e pecorino puis du boeuf mariné au vin rouge et à la tomate accompagné de polenta.


Le plateau d'antipasti était pantagruélique, servi sur une grande planche en bois ; je n'ai malheureusement pas pu terminer, le bressaola est une viande de boeuf séchée et le pecorino un fromage au lait de brebis ; le tout accompagné d'un bon rosé, mais je ne me souviens plus de ce que nous avons choisi.

Un orchestre est arrivé sur la place devant le restaurant au moment où nous prenions l'apéritif et nous avons agréablement dîné en musique sur des airs traditionnels tout au long du repas ; la place du village était pleine de monde ; la serveuse nous a expliqués que la mairie fêtait l'élection du nouveau maire. Très sympa comme ambiance.

... On va arrêter pour aujourd'hui la balade ; la nostalgie de ces vacances étant bien ancrée en cette première semaine de reprise du travail qui a été très chargée et fatigante, j'ai préparé ce soir un petit plateau d'antipasti à ma façon.



Les ingrédients :

- n'ayant pas trouvé de Bressaola, j'ai choisi une viande des grisons, originaire de la Suisse voisine, une viande également séchée qu'on trouve plus facilement par chez nous,
- du parmesan en lamelles (nous avons ramené du parmesan entier, acheté sur un petit marché local),
- 1 melon (lui il est de Vendée !),
- quelques grains de raisin blanc d'Italie,
- 1 petit oignon nouveau,
- huile d'olive,
- vinaigre balsamique,
- 1 citron,
- poivre.
Disposez les tranches de viande des Grisons dans une grande assiette, puis les tranches de melon, l'oignon émincé en lamelles fines.

Avec un couteau économe détaillez des lamelles de parmesan ; dispersez-les sur le jambon puis ajoutez les grains de raisin.

Mélangez 1 càs d'huile d'olive avec le jus d'un citron ; répartissez sur le plat puis vaporisez avec le vinaigre balsamique (j'ai utilisé du vinaigre balsamique en spray - si vous n'en avez pas ajoutez un trait de vinaigre au dernier moment sur le plat).

Vous pouvez laisser le plat au frais en recouvrant d'un film transparent avant de servir.


Dégustez avec un rosé bardolino chiaretto très frais par exemple...

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