Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

29 avr. 2009

Noix de porc caramélisée au rhum...



... Voilà la suite de mon repas de dimanche dernier avec cette délicieuse noix de porc qui a caramélisé tranquillement au four dans un sirop de rhum et de miel.


Ingrédients :
  • une noix de porc (environ 2 kgs)
  • 20 cl de rhum brun
  • 2 càs de miel
  • 10 cl de bouillon de volaille
  • le jus d'un citron vert
  • 1/2 combava râpé (facultatif car on n'en trouve pas partout)
  • 3 gousses d'ail
  • laurier
  • 1 càc de gingembre en poudre
  • 1/2 càc de clous de girofle réduits en poudre
  • 1/2 càc de poivre noir
  • Pour la garniture : pommes de terre nouvelles et bananes.

Préparation :

  1. Mélangez les poudres de gingembre, de girofle et le combava râpé et dans un mortier pilez-les avec l'ail haché, le sel et le poivre de manière à obtenir une pâte ;
  2. Pratiquez des incisions profondes dans la chair de la viande et glissez la pâte d'épices dans les fentes ;
  3. Préchauffez le four th. 5 ; Déposez la viande dans un plat allant au four et versez autour seulement 10 cl bouillon et 5 cl de rhum, ajoutez 2 ou 3 feuilles de laurier dessus et faites cuire pendant 1 heure ;
  4. Pendant ce temps mélangez dans un bol le miel, le jus de citron et le reste de bouillon et de rhum ;

  5. Au bout de 1 heure de cuisson retirez la viande du four et arrosez-la du mélange précédent. Remettez au four pendant encore 1 h 15. Ajoutez si nécessaire un peu de bouillon en cours de cuisson si le jus vient à manquer ;



  6. Accompagnez de petites pommes de terre nouvelles justes rôties à la poêle dans du beurre avec thym et romarin et sel marin et de bananes tranchées et poêlées au beurre.

C'est un régal...

Information complémenaire : si vous vous demandez ce qu'est le combava vous trouverez toutes les infos et même des idées de préparation chez Brigitte, dans son café créole.




A bientôt pour la suite de mon repas avec le dessert...

27 avr. 2009

Mousseline de bar de ligne sauce champagne




La journée d'hier a été l'occasion - une nouvelle fois, je n'arrête pas ! - de fêter mes 50 printemps et j'ai réuni la famille.


Au menu :

Tartare d'asperges vertes et langoustines en amuse-bouche,
Mousseline de bar sauce champagne, accompagné d'un confit de Saint-Jacques,
Noix de porc à l'antillaise, sauce au rhum brun
et petites pommes de terre grenailles nouvelles de Noirmoutier,
Plateau de fromage,
Framboisier au chocolat blanc.


Cette mousseline de bar a un historique car à l'origine je voulais faire des quenelles de brochet sauce Nantua avec un beau brochet que mon mari a pêché cet hiver lors de l'ouverture de la pêche...

A la suite d'une regrettable E.T.C. (comprenez erreur terrible de casting !!) le brochet s'est retrouvé être un bar, mon étourdi de mari s'étant trompé quand il l'a sorti du congélateur... Comme c'est bien connu, les femmes sont plus tolérantes, je me suis gardée de tout commentaire désobligeant et j'ai opté pour cette recette qui s'est avérée délicieuse et très raffinée.


Photo de la bête qui me regarde d'un oeil torve !



On y va ...

Ingrédients (j'ai pu faire 11 mousselines individuelles) :


Pour la mousseline :

  • 1 gros bar, je ne l'ai pas pesé mais j'ai récupéré 1 kg de chair,
  • 3 oeufs entiers + un jaune,
  • 175 g de beurre,
  • sel, poivre noir


Pour la sauce :
  • 1 grosse échalote,
  • 20 g de beurre,
  • 5 cl de blanc sec (je me suis servie d'un reste de Riesling)
  • 10 cl de champagne à température ambiante,
  • 10 cl de crème fraîche épaisse,
  • 25 cl de fumet de poisson chaud.

Préparation de la mousseline :

Une fois que vous avez levé vos filets de poisson (sinon demandez à votre poissonnier de vous le préparer), mettez-les dans le bol du mixeur ; mélangez jusqu'à obtention d'une farce.

Ajoutez les 3 oeufs puis le jaune et enfin le beurre que vous aurez ramolli au préalable.

Salez, poivrez et versez dans des empreintes en silicone puis mettez au four préchauffé th. 6, dans un bain-marie, pendant 40 minutes.



La sauce :

Emincez finement l'échalote et faites-la blondir quelques minutes avec le beurre fondu dans une casserole ;

Incorporez le vin blanc et faites réduire de moitié pendant quelques minutes ; quand le volume a réduit, ajoutez le fumet de poisson chaud.

Laissez à nouveau réduire de moitié puis ajoutez la crème fraîche sur feu doux.

Mélangez bien et faites réduire une nouvelle fois à un tiers du volume.

Versez enfin le champagne, salez et poivrez.

(recette de la sauce trouvée sur le site Epicurien be.)


En garniture, j'ai voulu ouvrir une boîte de confit de Saint-Jacques achetée à Concarneau l'été dernier mais le résultat fut un peu décevant ; je m'attendais à des noix entières, confites lors d'une cuisson lente, mais la consistance était très filandreuse, et on n'y retrouvait pas les St-Jacques. Dommage !




A demain pour la suite du repas....

23 avr. 2009

tartelettes à la crème de pistache et framboises


Un anniversaire c'est aussi l'occasion de faire plaisir aux collègues et je leur ai préparé mardi matin, pour accompagner la pause café, ces petites tartelettes à la pistache et aux framboises qui ont été bien appréciées.


Ingrédients : (pour 18/20 tartelettes)
  • 1 pâte brisée et 2 pâtes feuilletées à dérouler (j'ai essayé les deux et j'aime autant feuilletée)

  • 250 g de pistaches mondées non salées

  • 40 cl de crème liquide

  • 80 g de sucre,

  • un peu d'eau

  • framboises

Préparation :


  1. Etalez la pâte et à l'emporte-pièce découpez les formes pour tartelettes ; remplissez les moules ;

  2. Mixez finement les pistaches avec le sucre et ajoutez un tout petit peu d'eau, tout en continuant à mixer, de manière à réaliser une pâte de pistache ;

  3. Mélangez cette pâte de pistache avec la crème liquide (j'ai eu un peu de mal à amagamer l'ensemble, alors j'ai utiliser mon mixeur type girafe, l'ensemble est devenu homogène et mousseux).

  4. Versez la crème à l'aide d'une louche dans les moules.

  5. Enfournez pendant 25/30 mn à th. 6/7

  6. Après cuisson et refroidissement, déposez les framboises sur chaque tartelette.

Les collègues m'ont fait la remarque qu'on ne sentait pas trop le goût de la pistache ; peut-être faudrait-il que je rajoute un arôme ; à réessayer !

Pour les framboises, je les ai cueillies dans mon jardin l'été dernier et congelées ; elles tiennent très bien ainsi. Vous en trouverez dans les rayons surgelés des supermarchés, je les préfère nettement à celles qui sont en conserve.

Bonne journée gourmande....

22 avr. 2009

Le bonheur c'est simple comme...



... Une délicate pivoine aux effluves envoutantes, hier encore en bouton et aujourd'hui toute offerte au soleil,




... un bouquet de 50 magnifiques roses orangées,




... un bouquet printanier de lilas parfumé et de tulipes du jardin.




Il m'en faut peu pour être heureuse...

20 avr. 2009

Promenades, découvertes et manifestations...

- La fête de la mogette aux Brouzils - octobre 2008

- Le Vendée-Globe

- L'Ile d'Yeu

- Là où j'habite....

- Fourchettes en fête - Un canard presque parfait - Challans - octobre 2009

- Fete de la châtaigne et des violonneux - La Flocellière - octobre 2009

- Fête du dariolage au Moulin Migné - Cheffois - octobre 2009

A voir en Vendée...

- Les bonnes tables

- les marchés ,

- Le terroir et ses produits,

- Découvertes, fêtes et manifestations,

Le terroir et ses produits...

- Le Kamok

- La Bière Mélusine

- Domaine Mourat père et fils, Fief Vendéens à Mareuil-sur-Lay

- Zoom sur les huîtres Vendée-Atlantique : visite du Port du Bec

Les marchés de Vendée

- L'Ile-d'Yeu

- Saint-Gilles-Croix-de-Vie

- Les fromagers du marché de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Les bonnes tables de Vendée

Je vous ferai partager ici, au fil de mes découvertes, mes coups de coeur pour les tables, bistrots ou auberges vendéennes.

- Restaurant la Marine - Noirmoutier

- Brasserie La Table d'Elise - Noirmoutier

- Restaurant Le Petit Saint-Thomas à La Garnache

- Lycée Hôtelier "Les Sorbets- Notre-Dame-du-Roc à La Roche-sur-Yon

- Bar à Huîtres "La perle" à Noirmoutier

- Ferme-auberge Le Moulin Migné à Cheffois

Amuse-bouche en trilogie.... Retour sur cette année-là...



Une petite révision d'histoire pour commencer ce billet... Cette année-là :


... on assistait à la naissance de la Vème République... Fidel Castro accédait au pouvoir à Cuba... Le Général de Gaulle proposait l'autodétermination pour l'Algérie...

... En sport, c'est l'espagnol Frederico Bahamontes qui gagnait le Tour de France Cycliste...

... cette année-là, le kg de pommes de terre valait 34.60 F, celui de pain 60.40 F
et le litre de lait 52.30 F..

... On assistait à la première traversée en hovercraft de la Manche et on inaugurait le Pont de Tancarville,

... Raymond Queneau sortait son très beau livre, "Zazie dans le métro"... François Truffaut faisait "Les 400 coups" et Marcel Pagnol publiait "Le Chateau de ma mère"...


... Une belle année aussi pour les naissances : Patriiiiiiick Bruel, Luc Besson, Joh McEnroe... Mais malheureusement nous quittaient de grands artistes :
Gérard Philippe et Sydney Bechet...



Tout ça pour dire que cette année-là je faisais aussi le bonheur de mes parents, heureux de voir leur amour conjugal couronné par la naissance de leur premier bébé !


... Et qu'hier, après toutes ces années, je suis entrée
dans le cercle très fermé des ménagères de 50 ans !

Je vous offre ces petits amuse-bouche que nous avons dégustés samedi soir avec des amis :



Gaspacho d'écrevisses au parfum d'estragon

Saumon mariné et crème mascarpone

noix de St-Jacques en marinière d'aromates



1/ Pour le gaspacho :

mixer 1 kg de tomates épépinées et pelées avec un demi-concombre égrené, 350 g de céléri-branche, 1/2 poivron rouge pelé jusqu'à ce que vous obteniez un jus très épais.

Faites revenir 500 g d'écrevisses dans de l'huile d'olive chaude, ajoutez 20 cl de crème liquide, une grosse poignée d'estragon, sel, poivre et portez à ébullition ; ajoutez le jus de légumes et continuez à faire bouillir 2 minutes, puis baissez le feu.
Séparez les têtes d'écrevisses que vous remettez dans la casserole et réservez les queux. Laissez cuire encore quelques minutes puis écrasez les têtes pour en extraire le jus ; retirez-les, puis mixez et passez au chinois la préparation.
Mettez au frais jusqu'au moment de servir.




2/ Pour le saumon crème mascarpone :

battez au fouet 100 g de mascarpone avec un petit pot de fromage blanc, salez et poivrez et garnissez le centre des files de saumon que vous présenterez en corolle.



3/ Noix de Saint-Jacques en marinière :

Découpez en lamelles 16 noix de St-Jacques (pour 8 personnes) et placez-les en couronne dans des petits plats. Préparez une garniture de légumes composée de 200 g de courgettes, 80 g de poivrons rouges, 80 g de céléri branche, 80 g de champignons de Paris, 80 g d'olives noires dénoyautées, 2 petits oignons blancs, 2 gousses d'ail, le jus d'une orange, le jus d'un citron, huile d'olive, huile d'argan (facultatif mais très parfumé), vinaigre de Xérès, une càc de câpres, une càc de safran, une goutte de tabasco, sel, poivre, ciboulette et cerfeuil... tous ces légumes seront coupés en brunoise, c'est à dire en tout petits dés.


Disposez-les dans une coupelle et entourez des lamelles de Saint-Jacques.
(recettes inspirées de "Cocktails dinatoires et amuse-bouche" - Ecole Lenôtre)


Voilà voilà, bonne semaine à tous... Je m'en vais digérer mon nouveau cap...

10 avr. 2009

Patagos sauce crémeuse à la réglisse et aux agrumes...


Il y avait encore plus de monde que d'habitude ce midi à la poissonnerie, normal, en ce Vendredi Saint le poisson était de rigueur... Enfin pour moi c'est pas une rigueur, le poisson j'adore, je suis tombée dans la marmite quand j'étais petite, normal là encore avec un papa fin pêcheur amateur.

Et j'ai bien fait d'y aller à la poissonnerie car je suis tombée en extase - j'exagère à peine ! - devant l'étal qui proposait entre autres une pêche énorme de patagos, ces fameux coquillages qui font la réputation de l'Ile d'Yeu, appelés aussi Vénus sur nos côtes.




J'avais voulu en ramener lors de mon périple en septembre dernier sur l'ile, mais en fin de journée, au moment de prendre le bateau, il n'en restait plus !


Là j'ai sauté sur l'occasion de me faire plaisir - il n'y a que moi qui aime les fruits de mer et coquillages à la maison, alors que, c'est un comble, mon mari en pêche mais refuse de les manger !

Et j'ai improvisé cette petite recette en achetant aussi des belles courgettes - toujours à la poissonnerie, c'est ça les commerces dans un gros bourg, on y trouve de tout - et en sortant de mon placard des batons de réglisse qui s'étiolaient désespérément, en attendant que je leur trouve une utilisation intéressante.




Les ingrédients :
  • 1 kg de patagos ou vénus,
  • 1 grosse courgette,
  • 4 batons de réglisse
  • 1 échalote,
  • 1 gousse d'ail.
  • 1 càc de curcuma,
  • huile d'olive,
  • 20 cl de crème fraîche épaisse,
  • le jus d'une orange,
  • le jus d'un citron vert,
  • les zestes du citron vert,
  • sel, poivre.


Préparation :

2 ou 3 heures avant de préparer les patagos, commencez par faire chauffer à feu doux la crème fraîche, ne faites surtout pas bouillir, et mettez-y à infuser les batons de réglisse, laissez sur feu doux 2-3 minutes puis éteignez le feu, couvrer et réservez à température ambiante.

Nettoyez à grande eau les patagos ;

Prélevez les zestes du citron vert ; pressez l'orange et le citron vert pour en extraire le jus ; réservez ;

Dans une grande sauteuse, faites légèrement chauffer l'huile d'olive puis ajoutez l'échalote ciselée ; remuez juste le temps que l'échalote blondisse ;

Pelez partiellement la courgette, coupez-la en deux, enlevez les graines au centre, puis découpez-la en tout petits dés ; rajoutez ces dés dans la poêle avec l'échalote, continuez à remuer pendant 5 minutes en retournant régulièrement les dés de courgette puis ajoutez d'un coup les patagos, les zestes et les jus d'orange et de citron, l'ail haché. Faites ouvrir à feu vif, quand ils sont pratiquement tous ouverts, au bout de 3/4 minutes, ajoutez la crème infusée ainsi que les batons, baissez le feu et laissez encore quelques minutes (3 ou 4 minutes suffisent, car s'ils sont trop cuits, comme tous les coquillages, ils deviennent caoutchouteux et beaucoup moins bons).




Pour servir, enlevez les batons de réglisse et dégustez, c'est un délice, je m'en serais léché les doigts de gourmandise...

9 avr. 2009

Blancs de seiche flambés au pastis



Il y a des aliments comme ça qui reviennent régulièrement dans nos cuisines ; pour moi c'est la seiche, elle est une habituée de mes préparations de poissons, peut-être aussi parce que mon mari en pêche de temps en temps, et puis aussi et surtout parce que je l'adore, quels que soient les modes de préparation.


Quand j'étais gamine, maman la cuisinait essentiellement à l'américaine et c'était absolument délicieux, sa petite touche finale dans la sauce était la cuillère de viandox, un produit que je n'utilise plus maintenant.


J'aime bien varier les cuissons, et je le fais souvent selon l'inspiration du moment ou les produits de mon placard.


La seiche tout simplement grillée au barbecue ou sur une plancha est un régal ; ce poisson a en plus le mérite d'être très diététique, pour 100 g consommés elle contient 85 kcal, donc ne vous en privez surtout pas.

Voici une variante tout aussi délicieuse.


Pour deux personnes :

- deux blancs de seiche
- 1 petite boîte de concentré de tomates,
- 1/2 fenouil,
- 5 cl de pastis,
- 10 cl de vin blanc sec,
- huile d'olive,
- 1 gousse d'ail
- quelques filaments de safran,
- le jus d'un citron,
- feuilles de coriandre,
- fleur de sel,
- poivre.




Préparation :
  1. Découpez les blancs de seiche en gros dés ;
  2. Coupez également le demi-bulbe de fenouil en enlevant les petites feuilles du bas et découpez-le aussi en petits dés ;

  3. Dans une sauteuse ou un wok, faites revenir à l'huile d'olive les dés de seiche, remuez bien pour les colorer puis ajoutez les dés de fenouil ; remuez encore quelques minutes puis ajoutez le pastis et faites flamber ;

  4. Baissez le feu et versez le vin blanc puis le concentré de tomates, la gousse d'ail hachée, le safran, la coriandre hachée et le jus de citron ;

  5. Poivrez généreusement (je sale très peu car je parsème plutôt de fleur de sel au dernier moment dans mon assiette), laissez cuire pendant une petite demi-heure. N'hésitez pas à rajouter un peu de vin blanc en cours de cuisson si la sauce s'évapore un peu trop.

Et maintenant passez à table, c'est prêt et ça n'attend pas,





ça se mange très chaud, accompagné d'un riz créole...

6 avr. 2009

L'alise pacaude... la recette...


Tous les livres que j'ai consultés confirment que la "galette pacaude" vendéenne est en fait une brioche, une gâche ou bien une fouasse (fouace) selon les endroits, que l'on soit dans le bocage ou dans le marais, et chacun a sa propre recette ; seuls restent des ingrédients immuables comme la farine, le beurre, le sucre, la crème fraîche et la fleur d'oranger.


Contrairement à la galette faite dans les Charentes-Maritimes elle n'est en aucun cas garnie de pruneaux.


Pour continuer avec les traditions évoquées dans mon précédent billet, voici ce que dit aussi Louis Barbarit dans son livre :


"les semaines saintes, les enfants de choeur, peu ou pas rétribués, "prenaient la campagne" pour ramasser les oeufs de Pâques. Les pontes étaient commencées en cette saison, rares étaient les fermières qui ne leur en donnaient pas au moins une demi-douzaine. Ils étaient vendus dans les maisons du bourg où tout le monde faisait sa galette pacaude. C'était un petit apport d'argent bien apprécié !".


Cette recette m'a été communiquée par un ami qui la tient de sa maman et elle s'apparente un peu à la fouace que j'avais déjà faite ici.





Ingrédients (pour 6 personnes) :

  • 250 g de farine
  • 10 cl de lait
  • un sachet de levure de boulanger
  • 125 g de sucre
  • 2 oeufs
  • 5 cl de fleur d'oranger
  • 150 g de beurre (salé de préférence !)
  • un pincée de sel
  • 1 càs de crème fraîche épaisse (oubliez l'allégée !).

Préparation :



  1. Le levain : incorporez la levure au lait légèrement tiédi et mélangez bien au fouet pour qu'elle soit bien incorporée. Réservez une dizaine de minutes.


  2. Dans un saladier, versez la farine, faites un puits au milieu et ajoutez la pincée de sel, 100 g de sucre, les oeufs entiers, le levain et la fleur d'oranger.


  3. Mélangez les ingrédients rapidement puis pétrissez la pâte longuement.

  4. Incorporez ensuite le beurre ramolli et pétrissez à nouveau, farinez légèrement la boule si nécessaire (et c'est nécessaire, à cause du beurre !).


  5. Mettez la pâte en boule dans un saladier puis recouvrez d'un linge et laissez reposer dans un endroit tempéré, pendant deux heures ; la pâte va doubler de volume.


  6. Au bout de ce laps de temps, pétrissez à nouveau la pâte pendant quelques minutes.

  7. Disposez-la dans un moule à tarte en l'étalant avec la paume de la main, de manière à former une galette.


  8. Etalez la càs de crème fraîche sur le dessus de la galette et saupoudrez du reste de sucre ; laissez à nouveau reposer à température ambiante pendant 60 minutes. Décorez avec la pointe d'un couteau en faisant des quadrillages.


  9. Faites cuire dans le four préchauffé th. 7 pendant 45 minutes, si la galette dore trop rapidement, baissez le four th. 6 en fin de cuisson.



Selon des croyances populaires anciennes "la galette pacaude ne doit pas être entamée avant le jour de Pâques car si on l'entame la veille elle se trouve être pleine de crapauds". (source : Vendée, De la Chesnaye, le paysan du bocage, 1900).



Vous trouverez une recette de gâche ici.



Pour votre menu de Pâques, vous avez maintenant l'entrée avec le pâté de Pâques, le dessert avec cette alise ou la gâche, je vous conseille pour le plat principal l'excellent gigot d'agneau en croute de tapenade... et une autre idée de dessert typiquement vendéen, le fion.

Bon appétit...

L'alise pacaude, la galette de Pâques...

L'alise pacaude est avec le pâté de Pâques une autre des spécialités vendéennes, traditionnelle en cette période de fête religieuse.


Voici un joli texte qui nous évoque cette fête qui, pendant longtemps au XXe siècle, fut une fête religieuse tout aussi - si ce n'est plus - importante que celle de Noël :


"Quand Pâques arrivait, c'était la fête religieuse et aussi la grande fête de la "galette pacaude" : brioche, gâche, fouasse, etc... En dehors des repas de mariage, on en mangeait seulement à Pâques.



Dès le Vendredi Saint au soir, dans toutes les chaumières, les ménagères s'affairaient aux levains, à la pâte qu'il fallait pétrir, étirer, repétrir longuement. Cette pâte mise à lever dans un - ou plusieurs - paillons, souvent à l'intérieur d'un lit ! Et oui, la chaleur des draps et le voisinage... facilitaient le travail du levain.



Le samedi, et lorsque la pâte était presque à point, on chauffait le four à pain. Les galettes étaient alors versées sur des plaques de tôle, puis enduites avec un jaune d'oeuf battu pour leur donner une belle croûte dorée.



Bien sûr, le four se devait d'être à point, ni trop chaud, ni trop tiède. Ce n'était pas toujours le cas. Dans toutes les fermes, il y avait toujours un four à pain, mais dans les bourgs, c'était plus compliqué ; de nombreuses maisons n'avaient même pas de cuisinière à charbon.



Dans un quartier du bourg, le boulanger, bien brave homme, chauffait son four le samedi matin exprès pour les ménagères des alentours. A dix heures, chaque Samedi Saint, le boulanger sortait dans la rue avec son cor de chasse, s'époumonnait et lançait quelques notes. C'était le bon moment et toutes ces braves femmes rappliquaient avec leur paillon sous leur bras ou dans la brouette à linge.



Malheureusement toutes les galettes ne levaient pas au même rythme. Quand certaines débordaient des paillons, d'autres n'avaient pas commencé à monter. Une heure plus tard, c'était le "moment de vérité". Les vingt ménagères étaient là, attendant dans l'anxiété le moment d'ouvrir la gueule du four. Souvent il y avait des pleurs et des grincements de dents. D'autant plus que, le jour de Pâques, après les Vêpres, la tradition voulait qu'on s'invite les uns les autres à comparer et déguster, bien arrosées, les fameuses brioches. Souvent les plus gonflées, jusqu'à 15 ou 20 cm d'épaisseur, n'avaient... pas grand chose dans le ventre !



J'avais une tante, par ailleurs excellente cuisinière, qui "loupait" régulièrement toutes ses pacaudes, abusant dans leur préparation de beurre et de sucre... pour faire meilleur ! Le résultat était là, elles se refusaient désespérément à lever. Epaisses comme deux mains, la moitié inférieure avait toujours la "caux" (pâte sans yeux). Tous les ans, elle jurait que c'était la dernière fois, qu'elle ne recommencerait plus jamais... Et cela tenait jusqu'au Vendredit Saint de l'année suivante !



... Après la guerre, les boulangers firent tous de la brioche et cela soulagea bien des ménagères. Dans quelques rares hameaux, on chauffe encore le four pour faire cuire la galette".



Extrait de : "JADIS EN VENDEE" - Vie quotidienne et Coutumes au début du XXe siècle.

De Louis Barbarit. Textes rassemblés par Claude Mercier.

Aux Editions l'Etrave/La fin de la Rabinaï



J'ai rencontré Claude Mercier au dernier "Printemps du Livre" à Montaigu, il y a deux semaines et il m'a autorisé à publier cet émouvant texte, symbole d'une période que je n'ai pas vécue mais sur laquelle j'aime me retourner ; il est important de connaître et surtout ne pas oublier notre passé dans ce monde qui avance tellement vite.


Vous trouverez aussi des articles sur Claude Mercier chez mon amie et voisine, Sabine la challandaise.


La recette de la galette pacaude va suivre, elle est en train de lever à l'heure où j'écris ces lignes et j'espère qu'elle ne connaîtra pas le même sort que la galette de la maman de Louis Barbarit !

Le club des Hôteliers et Restaurateurs de Vendée mise sur la qualité...

Le Comité Départemental du Tourisme de Vendée va mettre à disposition du Club sa plate-forme technique de conseils, analyses ou stratégie, afin d’accroître la notoriété des établissements vendéens de qualité.

« Il nous a paru essentiel de nous appuyer sur les compétences et le professionnalisme du CDT, pour accompagner notre développement » commente Jean-Pascal Roger, Président du Club des Hôteliers et Restaurateurs de Vendée.

« Nous avons donc décidé de renforcer nos rapports avec le CDT, en signant cette convention «Plate forme technique».Administration, conseils, expertise juridique ou règlementaire, opération marketing… avec cette plate-forme, il s’agit pour le CDT de Vendée d’accompagner les professionnels, de les épauler dans leurs démarches, de les soutenir dans des opérations de promotion…


« Nous mettons dorénavant à la disposition du Club des Hôteliers, notre savoir-faire, nos outils, nos métiers », poursuit Joël Sarlot, Président du CDT, « avec un objectif : mutualiser les ressources, gagner en efficacité, et contribuer à créer puis commercialiser un tourisme haut de gamme en Vendée. »


Créé en 2007, le Club des Hôteliers et Restaurateurs de Vendée regroupe une vingtaine d’établissements répartis sur l’ensemble du département tel que l’hôtel Aloé des Herbiers, l’Hôtel de la mer à la Tranche, le restaurant « Chez Charles » à Challans…




(photo extraite du site "Chez Charles" à Challans)



« Nous nous sommes retrouvés sur des valeurs communes, avec une volonté de travailler ensemble, d’échanger nos expériences, de mutualiser les moyens toujours dans le but de promouvoir une hôtellerie et une restauration de qualité en Vendée » explique Jean-Pascal Roger, Président du Club, par ailleurs propriétaire du domaine de Brandois à la Mothe- Achard.«


Photo extraite du site "Le Domaine de Brandois" à La Mothe-Achard





Maintenant constitué et opérationnel, le Club veut s’appuyer sur les compétences du CDT, afin de développer la notoriété de nos établissements. Cela passe par la participation à des opérations de promotion de grande ampleur (à la gare Montparnasse par exemple), ou en travaillant sur une commercialisation commune, avec un site Internet bientôt opérationnel… »En outre, deux formules « Coffret Cadeau » viennent d’être lancés, disponibles sur Internet.

Imaginés et mis en place grâce à la logistique du CDT, près de 700 agences de voyage ont reçu une présentation de ces coffrets proposant des « escapades » à la carte ou romantiques…


Le 23 février dernier, c’est l’association Clévacances Vendée ( Label national de locations saisonnières er chambres d’hôtes) qui a signé avec le CDT de Vendée cette convention « Plate-forme technique ».



(article extrait du magazine du Conseil Général de Vendée)

4 avr. 2009

Le pâté de Pâques...



Le pâté de Pâques est une spécialité que l'on retrouve en Vendée, mais dans tout le Poitou en général.

Ma belle-maman qui a vécu à Chateauroux, où il s'en fait également, nous en prépare un tous les ans à base de chair à saucisse ; cette année j'ai voulu essayer à mon tour et je me suis inspirée de la recette de Marie-Claire, le très beau et érudit blog "Du miel et du sel". Habitant "le pays du canard", j'ai juste remplacé le pigeon par des aiguillettes de canard et utilisé un alcool local pour la petite touche parfumée.

Ce pâté se fait traditionnellement pour le week-end de Pâques mais je l'ai fait un peu plus tôt pour les besoins d'un tournage video avec l'aide d'une "petite main", Alix.


Les ingrédients :

La pâte brisée
  • 500 g de farine
  • 250 g de beurre ramolli
  • 2 oeufs entiers
  • 1 jaune pour la dorure
  • 1 càc de sel
  • 10 cl d'eau

La farce

  • 200 g de foies de volaille
  • 500 g d'échine de porc
  • 500 g de noix de veau (j'ai fait hacher ces trois viandes par mon boucher)
  • 6 aiguillettes de canards
  • 5 oeufs
  • 1 petit verre de liqueur de mogette (eau de vie locale) ou cognac ou toute autre gnole de pays
  • 150 g de crème épaisse (oubliez la crème liquide allégée !)
  • 10 cl de lait
  • 1 petite brioche
  • 2 échalotes
  • 2 càs de feuilles de coriandre hachées
  • 1 càc d'épices Rabelais
  • 1 càc de muscade rapée
  • 1 càs de sel, 1 càs de poivre.

Réalisation



Préparez d'abord la pâte brisée en intégrant le beurre ramolli à la farine puis les 2 oeufs, l'eau et le sel ; pétrissez le temps que la pâte soit bien homogène et laissez reposer deux bonnes heures en couvrant d'un linge ou d'un film transparent.



Cuire 4 oeufs durs ; les laisser refroidir puis les écaler.



Faites tremper la brioche dans le lait.

La farce : dans un grand saladier mélangez les 3 viandes hachées, ajoutez l'oeuf entier, la crème, les échalotes ciselées finement, la coriandre hachée, la brioche égouttée, les épices Rabelais, la muscade, l'alcool, le sel et le poivre ; mélangez bien l'ensemble jusqu'à ce que tout soit bien incorporé et homogène ; déjà ça sent très bon !



Préchauffez le four th. 7 ;

Montage



Etalez un tiers de la pâte brisée sur votre plaque de cuisson ; disposez une moitié de farce en prenant garde de ne pas en mettre sur les bords de la pâte, sur environ 2 cm de largeur.



Disposez les oeufs durs bout à bout sur la farce en les enfonçant légèrement puis mettez de chaque côté les aiguillettes de canard ; recouvrez avec le reste de farce.



Avec un pinceau badigeonnez largement d'eau les bords de la pâte ;



Déposez le reste de pâte sur le dessus et appuyez bien pour souder les bords.



Toujours au pinceau badigeonnez la pâte de jaune d'oeuf puis décorez selon votre imagination (bravo Alix pour le petit vélo, c'est réussi !) avec les chutes et la pointe d'un couteau, en évitant d'appuyer trop fort pour ne pas percer la pâte ; redorez au jaune d'oeuf à nouveau et faite 1 ou 2 petites cheminées pour laisser passer la vapeur.



Et maintenant vous enfournez pour au minimum 1 heure, voire 1 heure 15 ; si la pâte cuit trop vite, baissez le four th. 6 en fin de cuisson.



La quantité de pâte et de farce vous permettra de faire un grand pâté plus 3 autres petits individuels.




A servir en entrée avec une petite salade verte, des cornichons, pickles, etc...




Bonne dégustation...

Mijotée de roussette aux champignons et poivrons



Voici une recette simple, rapide, peu calorique, économique et qui en plus réconciliera vos petites têtes blondes avec le poisson... Ça en fait des avantages vous ne trouvez pas ?

En revenant du travail ce soir je me suis arrêtée à la poissonnerie et j'en ai trouvé sur les étals. Relativement bon marché toute l'année - 8 € le kilo aujourd'hui - ce poisson a le mérite de ne posséder qu'une grosse arrête centrale - comme l'anguille - qui s'enlève toute seule à la cuisson, donc pas de risques pour ceux qui y sont récalcitrants de s'étouffer avec des petites arrêtes incongrues !




C'est un poisson maigre, sa chair est cependant très fade et nécessite absolument d'être cuite en sauce et relevée.

Voici ma petite préparation qui vous prendra peu de temps en cuisine.


Les ingrédients (pour 2 personnes) :
  • 1 roussette (je ne l'ai pas pesée, mais prévoyez environ 400 à 500 g pour 2) (nettoyée et préparée par votre poissonnier)
  • 500 g de champignons
  • 1 poivron rouge
  • 1 càc de curcuma
  • poivre
  • fleur de sel aromatisée à l'aneth (facultatif)
  • huile d'olive
  • 10 cl de vin rosé
  • le jus d'un citron
  • 1 tête d'ail

Préparation :



Rincez rapidement les champignons de Paris, pelez-les et découpez-les en lamelles fines ;

Nettoyez le poivron et découpez-le en fines lanières à l'aide d'un couteau économe ;

Dans un poêle façon wok versez 1 à 2 càs d'huile d'olive puis mettez-y à suer les champignons ; remuez pendant environ 5 minutes, baissez le feu puis ajoutez les poivrons, versez le vin rosé, ajoutez la tête d'ail hachée, le curcuma, le poivre puis couvrez et laissez mijoter une quinzaine de minutes ;

Ajoutez ensuite la roussette coupée en tronçons, le jus de citron puis couvrez à nouveau et prolongez la cuisson pendant une dizaine de minutes.


Servez dans les assiettes et parsemez de grains de fleur de sel.


... J'avais un fond de rosé dans mon frigo, je l'ai donc utilisé pour ma sauce, mais vous pouvez tout aussi bien la faire avec du vin blanc.



... La fleur de sel parfumé à l'aneth est extra avec le poisson mais rien ne vous empêche de prendre une fleur de sel nature ou bien un sel de mer classique.


Bon appétit...

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