Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

30 mars 2009

Tartare de boeuf et d'huîtres à l'huile d'argan, sauce Irish coffee





Je rêve de visiter l’Irlande depuis de nombreuses années… Alors évidemment, quand 750 g a proposé son concours sur le thème du bœuf irlandais avec un voyage à gagner à la clé, là j'ai foncé tête baissée en bon petit bélier que je suis !

Ça n’a pourtant pas été simple, moi je vous le dis. J’avais envisagé de faire une terrine de queue de bœuf, la recette avait été mûrement cogitée pendant plusieurs jours, les ingrédients nécessaires achetés, et ce fut un beau fiasco ; je ne pouvais décemment pas la présenter, à moins de « tricher » et d’y faire beaucoup de retouches photo !

J’ai donc abandonné cette idée et me suis retranchée sur une deuxième recette au séduisant mélange terre-mer – bœuf/huîtres – comme je les affectionne et qui me rappelait la farandole d'huîtres en chaud et froid que j’avais faite au dernier salon du blog culinaire à Soissons, avec des huîtres charnues et délicieusement iodées en provenance d’Irlande.



Pour la sauce, je trouvais amusant et assez séduisant de m'inspirer du fameux Irish Coffee et d'en faire une déclinaison.

J'ai vraiment été emballée par le résultat, le mélange des saveurs est très harmonieux, avec pas mal de caractère donnés par le côté corsé du café, l'amertume de la roquette, et le piquant du persil tubéreux ; le goût iodé de l'huître n'est pas du tout masqué et s'harmonise parfaitement avec la viande de boeuf.

Voici la recette…
  • Ingrédients (pour 2 personnes) :

    300 g de bœuf (aiguillette de rumsteack)
    12 huîtres n° 2
    1 càs de graines de moutarde
    poivre sauvage de Pondichéry
    fleur de sel
    quelques feuilles de coriandre
    1 càs d’huile d’argan
    le jus d’un citron jaune
    ½ racine de persil
    5 cl de café noir
    5 cl de whisky
    100 g de salade de roquette
    10 cl de crème liquide
    1 càs de miel
    5 cl de vinaigre de Xérès





  • Préparation :

    Découpez en très petits dés le bœuf.


  • Ouvrez les huîtres, retirez l’eau, décoquillez-les et mettez-les dans un petit bol ; coupez-les grossièrement au couteau ou au ciseau. Réservez-les au frais avec un film.

    Concassez (ou passez au mini-hachoir) les graines de moutarde.

    Mélangez le bœuf avec les graines de moutarde, une càs de poivre de pondichéry passé au moulin, 1 càs de coriandre hachée au couteau et 1 càs d’huile d’argan. Filmez et réservez au frais pendant une heure.

    Pendant ce temps, pelez la demi-racine de persil et coupez-la en petits dés ; citronnez pour évitez qu’ils noircissent.

    Montez la crème en chantilly ferme. Réservez au frais.


  • La sauce :

    Dans une casserole, versez le miel puis le jus de citron ; laissez légèrement caraméliser puis ajoutez le café ; laissez réduire de moitié et ajoutez le whisky, flambez et laissez à nouveau réduire à l’état sirupeux.



  • Présentation :

    A l’aide d’un cercle, disposez dans l’assiette une première couche de bœuf, puis les huîtres ; donnez un tour de moulin à poivre sur les huîtres et enfin une deuxième couche de bœuf.

    Enlevez le cercle ; disposez autour les dés de racine de persil, puis les feuilles de roquette.

  • A l'aide d'un pochoir posez un peu de chantilly tout autour.

  • Disposez un ruban de sauce autour du cercle puis enlevez-le délicatement ; décorez avec éventuellement quelques feuilles de coriandre et quelques fleurs de saison.

    Salez au dernier moment avec de la fleur de sel qui apportera un croquant supplémentaire
Bon appétit...

22 mars 2009

La tarte au rhum de Toulouse-Lautrec...


Dans les livres de cuisine on découvre parfois des petites perles comme cette recette « improbable » que j’avais depuis longtemps repérée dans mon livre chouchou « La cuisine des Terroirs » de R.J. Courtine, à la rubrique « recettes albigeoises ».

Henri de Toulouse-Lautrec ne s’est pas contenté d’être un peintre et illustrateur de génie, il s’est aussi essayé à la cuisine qu’il considérait comme un art, au même titre que la peinture.



Avec grand talent il a créé des recettes totalement délirantes pour certaines, que ce soit le serpent du couvent que je vous ferai prochainement ou cette « anecdotique » tarte au rhum.

L’énoncé de la recette est rapide, les mots et adjectifs utilisés une invitation à la gourmandise, les proportions laissées à l’imagination de chacun... je me suis amusée comme une gamine en la faisant ce matin, et en écrivant l’article j’ai les bonnes odeurs de rhum mélangées au beurre et au sucre qui remontent de ma cuisine.

La recette :

Dans un plat bien beurré, étendre une pâte (j’ai utilisé une pâte feuilletée toute prête) ;






Moucheter largement de beurre (j’ai parsemé de beurre demi-sel tout le dessus de la pâte) .
Poudrer sérieusement de sucre (un bon sucre cassonade) et verser un verre de liquide (là j’ai été très généreuse !) composé de trois quarts de bon rhum (rhum ambré) et d’un quart d’eau ;

Mettre au four très chaud (th. 7) et servir tiède.




… j’ai vérifié la cuisson dans le four avec curiosité et petit à petit j’ai vu la pâte se boursoufler et prendre une couleur dorée étonnante et diablement appétissante… après 40 mn environ, je l’ai sortie… Une merveille ! Le rhum s'est évaporé pour laisser place à une croûte délicieusement caramélisée et parfumée... une tarte qui se dévore en deux temps trois mouvements tellement c'est bon.

Bravo Monsieur de Toulouse Lautrec, je vous adore !



Bonne gourmandise...

Un petit tour en Serbie avec la moussaka...

La Serbie a pour moi le goût de l’inachevé… de vacances ratées il y a quelques années… j’ai toujours gardé en tête l’idée d’y retourner et de parcourir le pays pour en découvrir les trésors cachés qu’il rescèle, paysages, culture, gastronomie...


Carte empruntée au site "Lexilogos"


Mamzelle Gwen, dans le cadre de son voyage autour du monde, m’offre aujourd'hui la possibilité d’y faire une petite escale virtuelle avec un détour dans sa gastronomie.

Je ne pouvais pas refuser une telle invitation et je m’y suis penchée avec grand plaisir ; au gré de recherches sur le net j’ai fini par trouver cette recette de moussaka (musaka) serbe, composée essentiellement de pommes de terre et de viande hachée, contrairement à sa cousine grecque à base d’aubergines et de sauce tomates. (recette trouvée sur le site de Supertoinette, merci à Iulia)



Les ingrédients (pour 2 personnes) :

- 500 g de pommes de terre
- 300 g de viande hachée (mélange de chair à saucisse et de bœuf
- 2 oignons
- 1 verre de lait
- 5 œuf
- farine

Préparation :

Emincez les oignons et faites-les revenir doucement dans une sauteuse, quand ils sont translucides ajoutez la viande hachée, le sel et le poivre et mélangez régulièrement jusqu’à ce que la viande soit cuite. Vous ajouterez de l’eau en cours de cuisson si nécessaire.

Epluchez les pommes de terre et découpez-les en rondelles. Dans un plat allant au jour commencez par disposer une partie des pommes de terre, puis la viande hachée et terminée par une couche de pommes de terre. Versez de l’eau pour recouvrir le tout et mettez à four th. 7 pendant 30 minutes ; les pommes de terre vont cuire et l’eau s’évaporer.

Quand les pommes de terre sont cuites, sortez le plat du four ; dans un bol mélangez les œufs avec le lait et une cuillère à soupe de farine, salez légèrement et versez sur le plat ; remettez au four 5/10 minutes le temps que le tout soit bien doré et croustillant.


Il n'y a pas que le pays qui me fascine, je suis fan des films d'Emir Kusturika et de son monde étrange et baroque et de la musique envoutante de Goran Bregovic, en voici un petit exemple :




Bonne promenade...

18 mars 2009

Concours l'Assiette Marine... Les résultats....

A 1 heure du matin, après son service j'imagine, Alexandre Couillon m'a envoyé un mail avec les résultats de la sélection qu'il a faite avec ses collaborateurs, parmi toutes vos recettes.

Voici ce qu'il dit en préambule :

Le choix fut relativement compliqué, félicitations à tous les participants, merci d'avoir été si nombreux et de nous avoir offert autant de choix...




Comme dans tous les concours il faut des gagnants, voici donc les recettes sélectionnées par lui-même et son équipe :



Premier : a gagné un repas au restaurant "La Marine"








Commentaire d'Alexandre : "Recette créative et me semble-t-il goûteuse."









Commentaire d'Alexandre : "beau travail de recherche sur les goûts, attention cependant à ne pas s'égarer dans les mariages insolites - J'ai aimé le mariage quinoa et algues"




Troisième : Tiuscha du blog Saveur Passion avec sa Julienne au thé fumé, condiment betterave/Yuzu, bonbons d'huîtres



(a gagné une photo sous verre sur le thème de la mer offert par Philippe)







Commentaire d'Alexandre : nous avons aimé le mariage betterave/yuzu et le bonbon d'huître




Une dernière mention pour Hélène du Blog Chez Becky et Liz, avec sa soupe safranée aux moules et pain aux oignons caramélisés,


Commentaire d'Alexandre : "le détail de la recette était vraiment très bien organisé."


(tu recevras, Hélène, un cadeau surprise)



Encore merci à tous pour avoir accepté de participer, ce fut un vrai plaisir et bonheur pour les yeux... et merci à Alexandre et toute son équipe d'avoir accepté gentiment de jouer le jeu.



Vous retrouverez le récapitulatif complet des recettes ayant participé en cliquant ici.




Amitiés gourmandes....

17 mars 2009

Le pain de campagne...



Je continue sur ma lancée dans la découverte des pains ; après les petits pains aux pavots, voici aujourd'hui le pain de campagne, un classique rustique pour lequel j'ai "copié" la recette de Sandra, sur le blog de référence Le Pétrin, notamment en adjoignant à la pâte du miel et de l'huile de noix. Pour le pétrissage, je l'ai fait au robot, contrairement à elle qui fait tout à la main.


Ingrédients pour deux gros pains


Pâte :
  • 500 g de farine (mélange pour pain de campagne trouvé en supermarché)
  • 250 ml de lait
  • 100 ml d'eau
  • 4 càs d'huile de noix
  • 1 càs de miel
  • 2 càc de sel

Levain :

  • 1 sachet de levure de boulanger
  • 100 ml d'eau tiède
  • 1 càs de miel
  • 60 g de farine T55

Commencez à préparer le levain : Faites tiédir l'eau et délayez la levure puis le miel ; ajoutez la farine d'un coup et mélangez bien pour rendre le tout homogène.

Dans le bol du robot, versez la farine ; faites un puits au milieu et versez le levain, le lait et l'eau puis commencez à mélanger sur position 2 pendant 2 ou 3 minutes ; ajoutez alors le miel, le sel, l'huile de noix puis continuez à mélanger sur position 3 pendant une dizaine de minutes jusqu'à ce que la pâte se détache, en ajoutant si nécessaire un peu de farine en cours de pétrissage.

Roulez-la en boule sur un plan de travail fariné, remettez-la dans un saladier et laissez lever pendant environ 2 h 30, le temps qu'elle double de volume.




Au bout de ce temps, redéposez la pâte sur un plan de travail fariné et rompez-la plusieurs fois avec les mains. Reformez une boule et laissez reposer encore 15 minutes.

Au bout des 15 minutes façonnez les deux pains, j'en ai fait un en boule, et l'autre en forme plus allongée ; déposez-les sur une plaque allant au four recouverte d'un papier cuisson, avec un couteau ou une lame de rasoir faites des incisions sur le dessus des pains ;

Mettez un bol rempli d'eau sur votre plaque et enfournez à four préchauffé th. 7 pendant environ 45 minutes.




Le résultat est épatant : une mie bien compacte, un goût de miel mais finalement pas omniprésent. C'est super de faire son pain !

16 mars 2009

THE méthode pour faire l'Irish coffee...

Ça c'est un billet de fainéante, vous le penserez et vous aurez bien raison...

Je n'ai pas eu le temps de préparer de recette pour la Saint-Patrick - j'en ai un à la maison, pas un saint !! non un Patrice !!

Aussi vous vous contenterez de cette petite video qui vous montrera comment réaliser un Irish coffee pour cette occasion :



Etonnant, non ??

Recettes de légumes, pâtes, riz, oeufs

OEUFS :

- oeuf poché au caviar d'huîtres et grenailles de Noirmoutier

- oeuf cocotte courgette et tomates, mouillette fleur de sel
- oeuf cocotte à la courge butternut
- oeufs pochés en croûte de parmesan

- omelette brayaude

- salade de pissenlit à l'oeuf poché

- Croûte forestière, champignon et oeuf poché


PATES :

- fettucine aux pointes d'asperges
- rigatoni aux blancs de seiche, coques et fenouil, gratinés au sabayon
- Salade de spaghetti au pesto de basilic et parmesan


LEGUMES :

- Terrine de chèvre aux bettes en robe de choux

- Courge melonnette jaspée de Vendée et lamelles de poulet en crumble de châtaignes
- Jack Be Little aux shiitakés et bleu d'Auvergne

- salade de poisson aux pousses d'épinard, germes de soja et oranges sanguines
- salade de lentilles à l'échalote et aux dés de pommes

- Gratin de bettes à la vendéenne

- Gratin de courgettes de Moïsette
- Beignets de fleurs de courgettes
- Fleurs de courgettes farcies

Recettes de soupes, potages, veloutés...

Soupes de poisson :

- soupe de poisson en croûte feuilletée
- velouté coco de courge aux moules et langoustines
- velouté de tomates safrané aux moules et chorizo
- fricassée de langoustines à la crème de potiron


Soupes de légumes :
- soupe vitaminée foie de veau et petits légumes
- soupe de pois cassés aux lardons et chicons
- veloutés d'endives aux noix et crème de radis noir

Recettes de foie gras...

- Foie gras au torchon farci de figues épicées et confites

- Foie gras au torchon, farci abricots et pistaches, cuit au gros sel

- Pressé de foie gras aux poires tapées au vin de Vouvray

- Brochettes de foie gras et Saint-Jacques au pomelo

- Garbure au foie gras

- Terrine de foie gras aux huîtres

Recettes de pains

- petits pains aux graines de pavot

- pain moelleux au fromage blanc

- petits pains au Beaujolais, au saucisson et à l'huile de noix

- le pain de campagne

- les canoles des Rameaux

- Petits pains à la farine de châtaigne et aux figues séchées

15 mars 2009

La lecture du dimanche : Cunégonde ou les Chroniques de la Bernuzière...

Cette lecture truculente est extraite de "Chroniques de la Bernuzière - Aventures cocasses et quotidiennes d'un village vendéen, par Claude Mercier, aux Editions l'Etrave.

Claude Mercier est un conteur né et n'a pas son pareil pour raconter la vie au jour le jour avec ses petites histoires tellement drôles et si vraies :


"Si vous parcourez les routes du Bocage, vous aurez peut-être la chance de découvrir la Bernuzière, petit village vendéen.
A deux pas de la mairie et de l'église, le bistrot de Fernand en est le quartier général. De là on peut observer la vie du bourg et prendre de "grandes décisions aux conséquences inattendues...


On y boit à la dimension des réflexions qu'on y tient et des décisions qu'on y prend. Et il faut bien dire qu'on y réfléchit beaucoup et qu'on y refait beaucoup le monde, comme dans les autres villages de Vendée.
C'est bien pourquoi La Bernuzière est un vrai village vendéen avec son maire, son curé, sa joyeuse équipe de copains et ses petites histoires quotidiennes. Ah ces histoires épiques et authentiques !"
(extraits de la page de couverture et de l'avant-propos)

Cunégonde...

Il a bien fallu que ça tombe au début du mois de juillet, en plein moment des métives que la bru d'Alcide, qui était en espérances, se soit mis dans la tête d'aller chercher ses vaches en équaralant par-dessus un échalier.



D
ame, ça n'a pas manqué, tout de suite les douleurs l'ont prise et le papot est né dans le coin du pré, vu que la pauvre mère n'a pas eu le temps d'aller jusqu'à la maison



C
'était le samedi avant le 14 juillet. Alcide et son gars Placide, père du bébé, se précipitent chez Baptiste Grailleau, le maire, qui était en pleines métives.


- I viens d'avoir une fille ! Pis o me faut tot de suite un papier pour les Allocations.

- Ol' est pas possible ! Sylvestre, le secrétaire, est en vacances pour quinze jours ; l'est parti en "campine" ; moi, i métive, i ai pas le temps !

E
nfin Alcide, le pépé, a tellement insisté que Baptiste s'est rendu avec eux à la mairie. Justement, il y avait là-bas Anatole, le garde-champêtre, dit "Laloi".

B
aptiste se met à rédiger l'acte de naissance en copiant sur les autres.

- Placide, comment l'appelle-tu ta fille ?

- Cunégonde, répond Placide.

- Dis-donc, Anatole, comment que t'écris Cunégonde ? Avec un K ou bé don avec un Q ?

- Dame, répond Laloi. Qlémenceau, o s'écrit avec un Q, mais Cunégonde ?

- Es-tu fou ! Klémenceau s'écrit avec un K, mais Qunégonde, ol' est un Q !


L
e voilà qui commence à écrire le prénom sur la feuille. Pendant ce temps, Laloi qui réfléchissait, s'écrie :

- Tè : Crois-tu qu'i sont couillons ! La belle-mère à Bénoni s'appelle Cunégonde, i allons regarder sur son acte de naissance ! A doit être née en 1860 !

L
aloi frelasse les papiers et lance victorieux :

- I l'ai trouvée ! Bé, Cunégonde, o s'écrit avec un C !

- M.... ! dit Baptiste, et pis i ai pas de gomme pour o z'effacer !

- Attends, dit Laloi sortant son couteau, i vas gratter tcho Q, o paraîtra pas !

L
e voilà qui gratte la lettre avec la pointe de son couteau, mais trop aiguisé, le couteau passe à travers le papier.

- Fi d'garce, i ai fait un trou dans le Q ! Bouge pas, i vas coller un papier blanc par derrière.

- Ah non, coupe Baptiste, laisse tcho trou d'même, Sylvestre, le secrétaire, le bouchera en revenant. Mais, toi, te vas mettre une mention à côté.

E
t le brave Laloi s'exécute et écrit en marge de l'acte de naissance :

"Je soussigné Anatole Tricard, garde-champêtre, reconnais avoir gratté le Q de Cunégonde avec mon couteau !".

13 mars 2009

Petits pains aux graines de pavot...


J'ai abandonné il y a quelque temps l'idée de faire du pain dans une MAP, celle que j'avais acquise ne me donnant pas satisfaction - ou alors je n'ai pas su l'utiliser comme il fallait - mais je n'ai pas abandonné l'idée de faire du pain...
Comme personne ne le fera à ma place, hé bien moi je vous le dis, je suis drôlement contente du résultat... J'ai pétri la pâte dans mon robot et ensuite je l'ai cuit au four traditionnel ; le résultat est sensationnel, j'ai obtenu un pain croustillant à la mie bien aérée, il a fait notre bonheur au petit-déjeûner avec une confiture maison...


Les ingrédients :

350 g de farine de blé ordinaire (T 45)
10 cl de lait tiède
10 cl d'eau
1 sachet de levure de boulanger
1 càc de sel
10 g de beurre
30 g de graines de pavot


Préparation (au robot pour moi) :


Préparez le levain en faisant très légèrement tiédir le lait puis versez-y la levure que vous délayez bien pour l'incorporer totalement ;

Versez dans le bol du robot la farine que vous aurez préalablement tamisée, faites un puits au milieu et versez le levain, l'eau et le sel.

Commencez à mélanger sur 2 puis augmentez la puissance à 3. La pâte est prête lorsqu'elle se détache du pétrisseur.

Récupérez la pâte, puis roulez-la en boule - farinez légèrement si elle est un peu collante puis laissez-la reposer pendant 30 minutes recouverte d'un linge, dans une pièce tempérée.

Passées les 30 minutes, ajoutez le beurre ramolli à la pâte puis la moitié des graines de pavot et pétrissez à nouveau.


Recouvrez la pâte d'un linge et laissez à nouveau lever pendant 2 heures à température ambiante, la pâte va doubler de volume.

Appuyez avec la paume de la main sur la pâte après l'avoir fait retomber sur le plan de travail et repliez-la sur elle-même, puis coupez la en quatre et façonnez des boules.

Humectez légèrement le dessus de chaque boule de pain et déposez les graines de pavot restantes ; incisez en croix - avec une lame fine, le dessus des pains.
Puis déposez-les sur une plaque allant au four, mettez un peu d'eau dans un bol sur la plaque, et enfournez th. 220° pendant environ 30 mn. Baissez si nécessaire la température en cours de cuisson.


A vous maintenant d'essayer...
(d'après une recette de l'encyclopédie des pains - Editions Atlas)


Une autre recette de pain ici :

9 mars 2009

Le concours l'Assiette Marine : Le récap...

Bonjour tout le monde,


Voilà, le concours "l'Assiette Marine" s'est terminé hier soir et vous m'avez tous et toutes fait un immense plaisir avec vos participations que je n'aurais pas imaginé aussi nombreuses.


Je vais envoyer toutes vos belles recettes à Alexandre Couillon dès aujourd'hui, je lui passe maintenant le relais et il va avoir un sacré travail à faire pour vous départager tant vous avez rivalisé en imagination et créativité.


Je vous rappelle les prix à gagner :


Pour le premier : un repas au Restaurant "La Marine" offert par Alexandre,


Pour le deuxième : un panier garni maison que je me ferai un grand plaisir d'envoyer à titre personnel,


Pour le troisième : une photo marine sous verre offerte par Philippe du blog "Cuisine et Plaisir des Yeux" : Philippe vient de gagner le premier prix à l'exposition de photos qui s'est terminée ces jours-ci à l'Eco-Musée du Daviaud - La Barre-de-Monts. Il est lui aussi Noirmoutrain.


Vous trouverez le récapitulatif des recettes ici :
-
Cliquez sur le titre de chaque recette pour les visualiser -


Un grand merci encore à vous tous et M.... -:)))


PS : si vous rencontrez un problème sur les liens, surtout faites-le moi savoir, je rectifierai.

Concours l'Assiette Marine : la recette de Sabine

Pour finir avec les recettes des copines qui n'ont pas de blog, voici la recette de Sabine, une desperate house-woman comme elle se définit elle-même, ou plutôt une desperate house-maman de 4 adorables petits drôles pas faciles à nourrir.



La quiche aux fruits de mer pour 4 petits monstres et papa et maman monstres





Marre de la sempiternelle quiche lorraine aux lardons, faites la avec des fruits de mer.

Ingrédients :

De la pâte brisée (qu'on peut faire mais qu'on a jamais le temps de faire donc toute faite)
Fruits de mer (les petits sachets de cocktails de fruits de mer surgelés)
Ail en poudre (un petit peu) et si on a sous la main un peu d'échalotes en poudre.
Un pot de crème fraîche épaisse
2 oeufs.
Un petit sachet de fromage râpé.
Une noisette de beurre.
Noix de muscade, Poivre, Sel.

Préparation :

Je ne fais pas l' insulte de vous expliquer comment mettre de la pâte brisée dans son moule ! On sait tous faire ça quand même !

Vous préchauffez le four (tout doux bon la y'a problème c'est selon le thermostat que l'on a ! On a chacun un four qui ne ressemblera pas à celui du voisin mais bon le four pas trop chaud)

Dans une poêle, vous faites fondre une noix de beurre et à feu doux vous faites décongeler les fruits de mer. Quand vous voyez que l'eau commence à s' évaporer, une pincée d'ail dessus et deux échalotes.

Vous réservez. Pendant ce temps la, vous mélangez dans une vasque la crème fraîche, les deux jaunes d' oeufs, le fromage râpé et deux bonnes pincées de poudre de Noix de Muscade. Poivrez un peu et salez.

Vous prenez votre pâte, vous étalez les fruits de mers, par dessus vous mettez la préparation de la crème fraiche +oeufs+ fromage et hop au four ! Qu'on surveille évidement. On ne surfe pas sur internet quand on a un plat dans le four, on ne sort pas le chien, on ne donne pas de bain aux enfants, on ne lit pas le dernier Viollier.... On surveille !

Quand c'est cuit (on sait tous le truc, doré dessus et le coup du couteau). On déguste chaud ou froid avec de la salade arrosé d'un bon rosé bien frais.

Des variantes à la place des fruits de mer :

Des moules (on en fait trop à chaque fois)
Des darnes de saumon.
Du thon (si possible du vrai pas celui en boîte celui qu'on achète au poissonnier et qu'on fait bouillir !)


Je te souhaite bonne chance Sabine et plein de poutous aux petits drôles...


Concours l'Assiette Marine : la recette de Joëlle

Voici la deuxième recette envoyée par une non-blogueuse, Joëlle (je devrais plutôt dire une ex-blogueuse qui a décidé de faire une pause - le blog Bonne Gourmandise).



Le coup de soleil "


pour 4 personnes :

500g de filets de rouget
4 belles courgettes à fleur
200g de parmesan
4 tomates séchées
1 cuillère à soupe de pignons
4 cuillères à soupe d'huile d'olive
4 feuilles de basilic
sel poivre

Oter les fleurs des courgettes et enlever délicatement les pistils (qui sont amers).

Cuire à la vapeur 15 mn les courgettes (celles ci étant de petit gabarit la plupart du temps elles cuisent rapidement, vérifier à la pointe du couteau qu'elles soient "al dente" c'est à dire un peu croquante.) puis les tailler en dés, les saler et poivrer et mélanger avec un filet d'huile d'olive.


Réserver.

Poéler rapidement à l'huile d'olive (2 mn à peine de chaque coté) , les filets de rougets et les assaisonner. Ecraser à la fourchette le tout pour obtenir une sorte de "rillettes" à laquelle vous incorporer deux feuilles de basilic ciselé. Réserver.

Dans un saladier mélanger le parmesan, les pignons, les tomates séchées hachées, le reste de basilic et un filet d'huile d'olive . Sur une tôle à patisserie antiadhésive, faire 4 beaux disques réguliers puis les passer au four préchauffer à 180 degrés . Les disques sont cuits lorsque le parmesan a à peine fondu pour coaguler.

Sur les assiettes monter au centre les courgettes vapeur, mettre une quenelle de rougets puis décorer des fleurs crues de courgettes coupées en lamelle, et mettre en arrière du tout un disque de "mendiant provençal" ou une moitié ...

Servir cette entrée à température ambiante.

Bonne gourmandise.


Et bonne chance à toi aussi Joëlle pour le concours...


Concours l'Assiette Marine : la recette de Hélène

J'ai reçu 3 recettes de non-blogueuses pour le concours l'Assiette Marine qui s'est terminée hier soir. Je vais les publier ici pour leur donner toutes leurs chances.

Voici la première recette qui m'a été envoyée par Hélène.






Trilogie de Sole , Lotte et Saint Jacques
et sa crème à l'ail et au thym


Filet de Sole :

1 filet de sole ; 75 g de champignons ; ½ échalote ; ¼ d'oignon ; 15 g de beurre ; 3 cuillérées à soupe de crème liquide ; sel ; poivre ; chapelure ; parmesan râpé .
Faire revenir à la poële , l'échalote et l'oignon hâchés , rajouter les champignons coupés en petits dés , assaisonner et laisser cuire 15 minutes . Ajouter un peu d'eau si nécessaire . Lorsque c'est cuit , ajouter la crème liquide et laisser cuire quelques instants . Laisser refroidir .
Saler et poivrer le filet de sole , le rouler en spirale , côté peau à l'intérieur .
Le garnir de la duxelle de champignons , saupoudrer de parmesan , de chapelure et terminer par une noisette de beurre . Le déposer dans un plat allant au four .

Bouchée de Lotte :

1 morceau de lotte dans la queue ; 1 fine tranche de lard fumé ; le jus d' ½ citron vert ; un peu de basilic ; sel ; poivre .
Couper un morceau de Lotte en cube de la taille d'une bouchée , la mettre dans un plat creux , saler et poivrer , arroser du jus de citron et de basilic ciselé et laisser mariner au frais pendant 30 minutes . Passer ce temps , éponger la bouchée et l'enrouler de la tranche de lard . La maintenir avec une pique en bois et la mettre dans le plat avec la Sole . Glisser au four chaud 15 minutes à 210 ° C .

Brochette de Saint- Jacques :

2 noix de Saint- Jacques ; 10 g de beurre ; sel ; poivre ; une petite tranche de lard fumé .
Faire revenir les noix à la poële avec le beurre pour leur donner une belle couleur dorée . Les enfiler sur la brochette en intercalant le lard . Rajouter la brochette avec la Sole et la Lotte 10 minutes avant la fin de la cuisson .

Fondue d'endives :

2 endives ; 20 g de beurre ; 1 cuillérée à café de vinaigre balsamique; 3 cuillérées à soupe de sucre en poudre .
Eliminer la base des endives et couper les en morceaux . Les faire revenir dans le beurre , une fois dorées , ajouter le vinaiger , le sucre et verser 2 verres d'eau .
Laisser cuire jusqu'à ce qu'elles soient tendres et que l'eau soit évaporée .

Crème à l'ail et au thym :

1 gousse d'ail , 20 g de beurre , crème fraîche , 1 cuillérée de concentré de tomates , thym , sel , poivre .
Faire revenir l'ail hâché avec le beurre , ajouter la crème fraîche , le concentré de tomates , le sel , le poivre et le thym . Laisser mijoter .

Tuiles au poivron :

1 poivron rouge ; 30g de sucre glace .
Mettre le poivron dans le four très chaud pour retirer la peau .
Une fois fait , l'épépiner et le mixer . Rajouter le sucre glace et étaler sur du papier sulfurisé au four à 100 °C pendant 1 heure .

Présentation :

dans l'assiette , disposer la fondue d'endives avec la brochette de Saint Jacques , la bouchée de lotte et la sole . Décorer de la crème d'ail et de la tuile au poivron .
Servir bien chaud .


Bonne chance Hélène...

6 mars 2009

Le petit cochon à la noix qui s'était enivré à la bière Mélusine et au genièvre...

... Une noix de porc qui va langoureusement confire dans la bière blonde parfumée au genièvre et au miel... au bout de 2 heures de cuisson, voire un peu plus, la viande se détachera d'elle-même, fondante, moelleuse et parfumée à souhait... Il ne restera plus qu'à la déguster avec un grand verre de bière...


Ingrédients :

  • 1 noix de porc (pour environ 8 personnes, je ne l'ai pas pesée),
  • quelques parures et os pour le fond de sauce,
  • 4 oignons
  • une vingtaine de baies de genièvre
  • 1 càs de miel
  • 2 carottes, 1 poireau, 1 oignon, fenouil, bouquet garni
  • 1 litre de bière blonde Mélusine
  • huile d'arachide
  • sel - poivre

Préparation :
La veille préparez le fond de sauce en faisant revenir les parures dans de l'huile, mouillez de deux litres d'eau, ajoutez les carottes coupées en rondelles, le poireau, le fenouil et 1 oignon également coupés grossièrement et le bouquet garni ; laissez mijoter pendant 1 h à 1 h 30 de manière à ce que le liquide réduise de moitié. Passez-le au chinois et réservez.


Le jour-même, salez la noix, enfoncez dans la chair à différents endroits la moitié des baies de genièvre et enduisez d'huile.

Dans une cocotte allant au four, faites dorer la noix de tous les côtés, ajoutez les oignons, le miel et les baies de genièvre restantes. Versez la bière puis 1/2 litre du jus de porc, le laurier et assaisonnez.


Enfournez à four préchauffé, th. 5 pendant au moins deux heures de manière à ce que la viande soit parfaitement confite et se détache toute seule. Surveillez de temps en temps et rajoutez si nécessaire du fond de sauce restant.

Servez avec des pâtes... et régalez-vous !

(Inspiration d'après : "Les Grands Chefs et la bière" Editions Somogy, Christophe Vohmann - Le dauphin, Toul)

Découverte du terroir vendéen - 2 - : Chambretaud et la bière Mélusine

Je continue ma promenade vendéenne ...

Après Luçon et le Sud-Vendée, aujourd'hui je vous amène à Chambretaud, commune du Haut-Bocage situé aux limites du Choletais, dans le Maine-et-Loire mais surtout commune du Puy-du-Fou et de son célèbre parc.

Cette petite bourgade est très connue pour sa légende de la mariée, que l'imagination populaire ou la tradition ont transformée et quelque fois amplifiée,
l'histoire de "La Mariée de Chambretaud", devenue aujourd'hui légende dans le folklore vendéen, repose effectivement sur un fait historique.

Il remonte aux années 1854 et 1855, sous le Second Empire, la France se trouvant engagée contre les Russes qui voulaient s'emparer de Constantinople. Les contingents de soldats de métier étant décimés, le gouvernement de Napoléon III dut faire appel à des volontaires métropolitains pour renouveler le corps expéditionnaire. Les autorités décidèrent d'envoyer en priorité les hommes célibataires.

Célibataire endurci mais cependant rusé, un chambretaudais fit une demande en mariage auprès d'une vieille fille au célibat prolongé et la date du mariage fut fixée au 8 septembre 1855, ce qui lui permettait d'échapper à l'incorporation. Ayant appris le matin du mariage que Sébastopol était prise, il en a conclu que la guerre était terminée et qu'il se trouvait libre vis à vis des autorités militaires et des engagements civils qu'il s'apprêtait à souscrire. Il disparut momentanément et laissa la pauvre mariée aller toute seule à la mairie. Pauvre mariée abandonnée !
Mais quelques mois plus tard, conscient de la peine qu'il avait causée, le galant se racheta et épousa enfin celle qu'il avait délaissée de façon aussi inexplicable qu'inattendue en pareille circonstance.

Voilà l'histoire véridique de la "Mariée de Chambretaud" (merci à la mairie de Chambretaud pour toutes ses sources).

Chambretaud est aussi connu pour son "diamant", en fait une fort belle variété de cristal de roche qui porte le nom de quartz enfumé, c'est-à-dire de quartz yalin ou transparent, comme du verre coloré, parfois en brun, parfois jaunâtre. Ramassé par les cultivateurs à la surface du sol, il servait aux 18e et 19e siècles à faire des bijoux locaux, en particulier des chatons de bagues.

Sous la Restauration, la fille de Louis XVI, la duchesse d'angoulême a reçu en cadeau une parure en quartz enfumé. D'anciens officiers vendéens en ont aussi offert sous forme de collier à la Duchesse de Berry. L'Evêque d'Orléans reçut en cadeau un anneau épiscopal dont le chaton portait une pierre de Chambretaud.



On va en finir là avec l'histoire, je vous amène maintenant à la découverte de la Brasserie Mélusine, brasserie artisanale implantée depuis quelques années sur la commune de Chambretaud.

La bière y est fabriquée selon la méthode trappiste qui consiste en deux hautes fermentations, donc non pasteurisée. La deuxième fermentation se faisant en bouteille, il se forme donc toujours un petit dépôt naturel de levure.


La Brasserie a pris le nom de Mélusine car l'eau constitue l'élément principal de la fabrication des bières... Et la légende de la fée Mélusine assurant qu'elle veillait sur les sources et assurait prospérité et bienfait, ce nom s'est imposé de lui-même. De plus la fée Mélusine et sa légende sont très présentes en Vendée, notamment dans la très belle forêt de Mervent-Vouvant.

La composition de la bière : 80 % d'eau, 20 % de malte (orge mis à sécher - apporte le sucre et la couleur selon la température de séchage) et moins de 1 % de levure et de houblon. Le houblon amène amertume et la conservation, la levure sert à la transformation en alcool.


Les 5 produits principaux de la brasserie :

-"La Mélusine" : 6,5° - bière blonde et douce à base de miel et d'angélique
- "La Barbe Bleue" : 7 ° - bière brune plus forte - malte black + anis vert et alchemille
- "La Cervoise" : 6,5° - bière rousse à base de myrthe et de miel du bocage
- "La Blanche écume" : douce à base de coriandre, orange amère et écorces de citron
- "La Mandragore" : 4,8° - bière blonde très légère avec de l'angélique.



Vous pourrez retrouver la Brasserie Mélusine au Salon Serbotel - Parc des Expositions de la Beaujoire à Nantes - du 15 au 18 mars 2009 - salon inter-régional des Métiers de Bouche et de l'Hôtellerie.

La brasserie est ouverte au public, video et dégustation sont au programme pour les visiteurs.


02.51.61.51.52 - sarlmelusine@wanadoo.fr
(médaille de bronze au Concours Général Agricole de Paris 2009
pour la bière blonde "Mélusine",
en 2007 une médaille de bronze, pour la Barbe Bleue - bière brune)



Je vous quitte avec la chanson de "La Mariée de Chambretaud" chantée comme il se doit dans tous les mariages traditionnels vendéens.


Y va v'conter l'historiette
De la Mariée de Chambretaud
A s'appelait la p'tit'Jacquette
All'était la feil"dau bedeau
A l'était un poil coquette
Tot' les feill's avont tcho défaut
Mé quem' t'a l'avait d'la galette
Les gars la r'luquiont quem' l'o faut
A sont terjou d'in boun défaite
Tchélas qu'avont un grous magot
Aussi chacun trouvait Jacquette
la plus bell"feill' de Chambretaud
L'o savait bé la p'tit'mazette
Et ne v'lait pas s'presser d'sitôt
Mêm' qu'à s'faisait in'amusette
de renvoyer chacun penaud
Tos les gars li disiont : "Jacquette
Dis o veux-t bé quem'to faut"
Mé terjou faisant in pirouette
A lui répondait "poué d'sitôt"
En attendant pas in fillette
Ne se mariait à Chambretaud
Tos les gars tchi veliant Jacquette
Tourniant terjou autour do pot
Un bia jour perton la fillette
finit tot d'même per dir'le mot
Tcho ch' avait décidé Jacquette
Etait tot boun'ment Jean Loizeau
Les autr' faisiant in' drol' de tête
Mé tot' les feuill' rel'viant l'museau....

... Je passe les nombreux couplets et arrive à la fin....

... V'la donc qu'à l'église la Jacquette
s'en était v'nue avec Loizeau
Mé quand M'sieur l'tchuré dit : "Jacquette
Etou bé vrai qu'tu veux Loizeau ?
V'la qu'a dit en dressant la tête
"Eh bé nan, y veux pouet d'cho sot".
.....


A suivre, une recette de porc à la bière Mélusine...

4 mars 2009

Crème brûlée au Kamok...




Voici donc une des nombreuses recettes possibles avec le Kamok, la crème brûlée où le parfum subtil du café ressort harmonieusement de ce dessert dont je raffole....

Les ingrédients (pour 4 personnes) :
  • 50 cl de lait
  • 25 cl de crème fleurette
  • 5 jaunes d'oeufs
  • 125 g de sucre roux
  • 6 cl de kamok
  • sucre roux pour la caramélisation

Préparation :
Portez à ébullition le lait avec le kamok puis retirez-le du feu, ajoutez la crème fleurette froide, mélangez bien et laissez tiédir quelques minutes.
Dans un saladier, mélangez les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à ce que la préparation soit bien bien mousseuse et blanchie puis versez la préparation liquide au kamok.
Versez dans des petits ramequins en terre et mettez à four th. 6 - dans un bain-marie - pendant 45 mn.
Après cuisson, laissez refroidir pour que la crème se fige et au dernier moment, avant de servir, saupoudrez de sucre roux et faites caraméliser à l'aide d'un petit chalumeau ou au four, position gril.

A déguster avec un petit verre de kamok très frais !

Découverte du terroir vendéen - 1 - : Luçon et le Kamok

La Vendée est principalement connue pour sa très belle côte, depuis Noirmoutier jusqu'à l'Aiguillon-sur-Mer, propice à de belles vacances familiales en bord de mer.... je ne dirai pas le contraire puisque j'habite à 5 mn de Saint-Gilles-Croix-de-vie ou Saint-Jean-de-Monts, face à la superbe Ile d'Yeu.

Ça vous dirait de sortir de ces sentiers battus ? Alors suivez-moi, cette semaine je vais vous emmener vers d'autres paysages, des villes riches d'histoire et de produits du terroir à découvrir sans attendre...

On va commencer avec Luçon, dans le Sud-Vendée... Luçon, la capitale ecclésiastique du Bas-Poitou, aux confins de la plaine, du bocage et du marais poitevin très proche, et à deux pas de la côte, la dernière grande ville avant d'entrer en Charente-Maritime...

Le canal de Luçon offre de superbes promenades en vélo et permet même de rejoindre la mer en découvrant au passage une faune et une flore formidables...
Le très réputé jardin Dudemaine, un des plus beaux jardins de France, décline à travers l'art topiaire les fables de la Fontaine et offre sur 4 hectares de vastes perspectives, des alignements d'ifs (1830), des essences rares, des pelouses fleuries



Luçon connue aussi pour sa cathédrale et surtout un de ses Evêques les plus célèbres : Richelieu qui officia de 1606 à 1623 et déclara au début de son épiscopat : "j'ai hérité de l'évêché le plus vilain et le plus crotté de France"


Au centre-ville, face à la Cathédrale et sous l'oeil bienveillant de Monsieur de Luçon ainsi que l'entourage du roi appelait Richelieu, vous allez maintenant pouvoir me suivre et pousser avec moi la porte des Ets Vrignaud pour découvrir le produit du terroir, fierté de cette ville, le Kamok.

Le kamok - marque déposée - liqueur alcoolisée obtenue a partir d'un mélange de cafés arabica torréfiés (les Cafés Albert à La Roche-sur-Yon) et produit à partir d'alcool neutre, de sucre cristallisé, d'eau pure et d'autres ingrédients non communiqués - ça c'est le secret de fabrication - a été créé en 1860...

A cette époque de nombreux hollandais étaient présents à Luçon et avaient été appelés pour assécher les marais et agrandir ainsi la ville. Ils étaient gros consommateurs de café et d'alcool, cette liqueur a été créée pour laisser une trace de leur passage. Au début on l'a appelé "Café liqueur" puis ensuite "kamok" qui est l'anagramme de moka, c'est à dire café.

Tous les ans un concours est organisé - le concours Kamok - et des élèves de lycées hôteliers de toutes la France se retrouvent pour élaborer de nouvelles recettes de cocktails à base de la fameuse liqueur.

Le kamok est distribué dans toute la France, grandes surfaces comme petits cavistes, mais aussi à l'étranger et principalement au Japon où il connait un fort engouement.

Le magasin, au charme suranné, semble tout droit sorti d'une autre époque avec toutes ses boiseries et objets anciens et propose d'autres produits fabriqués par la distillerie comme le Kayouski (liqueur d'abricots et zestes d'oranges), la liqueur du Puy du Fou, la crème liqueur au caramel et sel de Noirmoutier, le Bise-dur (aux fruits rouges) ou la surprenante liqueur de mogettes, née suite à un voyage de la direction dans les Pays de l'Est...

... Ayant goûté sur place à une liqueur de patate, ils se sont dit que ce serait amusant de créer un alcool à base de la mogette, le produit local vendéen... un doux délire obtenu par macération de mogettes dans un alcool extra-fin et qui donne au final un produit très pur d'où le goût de mogette n'est vraiment pas prononcé.

Vous ne visiterez pas la distillerie qui n'est plus à Luçon mais dans un village à proximité ; l'ancienne distillerie, donc le magasin actuel, propose maintenant ses belles salles pour des réceptions et un musée devrait aussi être aménagé prochainement.

La visite est finie, j'espère qu'elle vous a plus et à suivre je vais vous mettre la recette de la crème brûlée au Kamok (recette élaborée par les élèves du Lycée Hôtelier E. Branly à la Roche-sur-Yon, partenaire des Ets Vrignaud).

A tout de suite pour la dégustation.... Demain je vous amènerai visiter une fabrique de bières locale...

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