Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

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23 févr. 2009

Les mollets de dames... des petits beignets pour mardi-gras

Après les tourtisseaux voici une autre recette bien gourmande pour fêter mardi gras demain, des petits beignets au nom fort original, les mollets de dames....


tout ronds - comme les mollets ? - croquants à l'extérieur et moelleux à l'intérieur, délicieux encore chauds mais tout aussi bons après refroidissement, à déguster sans complexe avant la période du carême...

Les vendéens ont déjà pu les apprécier dimanche dernier à la Fête du grand dimanche gras, au village de la Flocellière, où les dames de la maison rurale ont également proposé toutes les spécialité locales telles que tourtisseaux, bottereaux ou autres foutimassons...

Ils sont vraiment amusants et évocateurs tous ces noms populaires que chaque région de France attribue à ses produits locaux vous ne trouvez pas ?


Les ingrédients pour combler à satiété petits et grands gourmands :

500 g de farine
250 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 sachet de levure
3 oeufs
4 càs de fleur d'oranger



Mélangez tous les ingrédients soit au robot soit à la main, malaxez bien jusqu'à former une boule homogène et laissez reposer pendant 2 heures.

Faites chauffer l'huile dans une sauteuse assez profonde.


Récupérez petit à petit des morceaux de pate et façonnez-les en boules dans le creux de votre main puis mettez-les dans le bain de friture ; retournez régulièrement avec une écumoire.

Procédez ainsi jusqu'à épuisement de la pate, et saupoudrez de sucre glace.



Servez-vous les petits gourmands...

17 févr. 2009

Un dîner autour de la truffe...

Un petit week-end dans le Périgord c'est le dépaysement assuré... des paysages somptueux comme Beynac-et-Cazenac, la Roque-Gageac... les châteaux de Castelnaud, les Millandes... et une superbe balade gourmande, cela s'imposait, au marché de Sarlat où j'ai enfin pu trouver et ramener de la "vraie" truffe et non pas celle inodore que je connaissais jusqu'à présent.


Un petit monsieur charmant - à qui nous avons d'ailleurs acheté une huile de noix maison - nous a conseillé d'aller au magasin des trufficulteurs du Périgord - Fédération départementale des trufficulteurs du Périgord - où nous pourrions acheter en toute tranquillité.


Ce que nous avons fait, et il était grand temps que nous arrivions car c'était la fin de la vente mais nous avons pu trouver notre bonheur et acheter la fameuse Tuber Melanosporum.


Avant de la couper en fines lamelles et la congeler selon les conseils qui nous ont été donnés sur place et ceux aussi de Jupi, du savoureux blog "La cachina" qui m'ont été précieux, j'ai préparé un petit dîner hier soir autour de ce divin produit.


Tartines de pain beurré, truffe râpée et une pincée de fleur de sel (c'est le petit Monsieur du marché qui nous avait conseillé de le goûter ainsi) ; cette préparation toute simple est pour moi la meilleure quand on goûte pour la première fois à la truffe car elle permet d'en révéler toute sa puissance de goût... nous avons adoré.





Puis j'ai fini avec une brouillade aux truffes pour laquelle j'ai entièrement suivi la recette de Jupi : magnifique.





Il en faut peu pour être heureux vous ne pensez pas...

16 févr. 2009

Concours "l'Assiette Marine"... Le récapitulatif des recettes





CONCOURS L'ASSIETTE MARINE

avec Alexandre Couillon
Restaurant "La Marine"
Port de L'Herbaudière
Ile de Noirmoutier
Récapitulatif des recettes participantes






1) La recette de Joëlle :





2) Lavande, du blog "Ligne et Papilles" :






3/ Patrick, du blog "La cuisine de Patrick" :






4/ Une deuxième recette de Patrick :







5/ Et la troisième recette de Patrick... décidément très en forme !





6/ Marie-Line du Blog "les recettes de ML" :





7/ Florence, du Blog Bloga2, une bête de concours comme elle le dit elle-même !



Filets de dorade sébaste en burger de pain perdu



8/ Sophie du blog "La fourchette de Sophie" :

Poisson en croûte façon tajine





9/ Maryse, du blog "Cuisiner chic pas cher" :

Moelleux de sardines aux moules




10/ Inoule, du blog "Chez Inoule" :

Saint-Jacques aux fleurs de lys et croustilles à la crème de banane épicée







11/ Tiuscha, du blog "Saveur passion" :

Julienne au thé fumé, condiment betterave/yuzu, bonbons d'huîtres







12/ Karine du blog la Cuisine de Karine, dont je retransmets la recette ci-dessous :

Grenadier et son émulsion d'huîtres, saveurs et couleurs ensoleillées



Temps de préparation : 1 heure, cuisson : 1/2 heure si cuissons en parallèle
Ingrédients - pour 2

Le poisson : 2 filets de grenadier, 3 gousses d'aïl

L'émulsion
4 huitres, et leur jus1 cuill à café de citron, 1 bouquet de coriandre, mélange 5 baies ducros, 3 pincées de sel, 2 pincées de poivre, 2 cuill à café de crème fraiche

Légumes
riz, 1 petit poireau, 4 pommes de terre grenaille, 60 g de raisins secs, 1 oignon, vin blanc ou vinaigre de cidre, eau, 2 feuilles de laurier, 1 c.c de coriandre, sel, poivre

1. Les huîtres

Ouvrir les huitres et les déposer sur une assiette, au frais.

2. Les légumes.

Faire cuire le riz.

Préparer les pommes de terre et poireau : laver, peler, découper les en fines rondelles.Peler et émincer l'oignon.Faire gonfler les raisins secs dans de l'eau chaude.Dans une sauteuse, faire revenir 2 minutes les poireaux dans l'huile.Ajouter l'oignon et laisser revenir encore 2 minutes.Ajouter le vin, de l'eau afin de recouvrir à peine le tout et laisser cuire 5 minutes à feu doux.Ajouter les pommes de terre et les raisins : faire cuire à feu doux 25 minutes avec un couvercle.Une fois cuit, laisser reposer 10 minutes à couvert.

3. L'émulsion et le poisson

Prechauffer le four à 200°C (th. 7).Saler et povrer les filets et enrouler les avec du fil de cuisine autour des quartiers de citron.Piquer les d'aïl et de romarin.Les mettre dans un plat huilé, huiler et les enfourner 15 min.
Monter l'émulsion dans un robot : mettre le jus d'huitre en premier et ajouter une cuillère de jus de citron et tourner. Rajouter le reste des ingrédients et continuer à battre pour obtenir une sauce crémeuse. Poivrer au dernier moment.

4. Le service

Présenter le poisson piqué d'une jolie brochette, sur son émulsion et agrémenté de riz et des légumes ensoleillés.
Bon' appétit !


13/ Mark du blog "Passion cuisine" avec deux recettes :

Poelée de noix de Saint-Jacques, compotée de chicons périgourdins, crêpes parmentières aux granny smith, pommade de boudin noir, caramel au sirop de Liège et salade de jeunes pousses et cresson de fontaine à l'huile et copeaux de truffe



Couteaux orientaux, pâtes à l'encre et wakame, flan de quinoa au kombu royal et ortilles, croutons au beurre d'ail





14/ Philou, du blog "un Cuisinier chez vous" :







15/ Mamina du blog "Et si c'était bon" avec 4 recettes :



Brochettes de St-Jacques aux pommes et au cidre





Coquilles St-Jacques à l'andouille et aux pommes




Couscous de coquille St-Jacques









16/ Mimi la Fée, du blog du même nom :







17/ Létitia du blog "Piment Oiseau" :






18/ Hélène, du Blog "chez Becky et Liz" :

Soupe safranée aux moules et pain aux oignons caramélisés



19/ Fabienne du blog "Savoureuses Saveurs" :

Voyage autour de la planète Saint-Jacques







20/ Laurence, du blog "Au lapin cuisinier" :

Cabillaud et queues de langoustine en robe rouge







21/ Hélène (pas de blog) :

Trilogie de Sole , Lotte et Saint Jacques

et sa crème à l'ail et au thym .





22/ Sabine (pas de blog cuisine) :


La quiche aux fruits de mer pour desperate house-maman





12 févr. 2009

Embeurrée de choux aux palourdes...


Le chou fait partie des plats traditionnels vendéens et nous a valu d'être surnommés "les ventres à choux"...


D'autres explications ont été données à ce sobriquet, comme celles-ci :


... Par exemple ; d’aucuns attestent que ce serait du à l’usage de la feuille de choux comme remède miracle contre la diarrhée des nourissons. Une application de feuille de choux sur le bedon suffisant à endiguer le flux intestinal.

D’autres anoblissent l’expression en situant ses origines à la guerre de Vendée. Les insurgés se mettant à plat ventre dans les champs de choux à la vue d’une patrouille de bleus.

L’explication la plus plausible met en scène nos voisins charentais. Au début du XXème siècle, les vendéens du bocage s’en furent repeupler Les 2 Charente. Il existait d’ailleurs des "foires aux vendéens" où des "recruteurs" venaient engager les bras surnuméraires. Les familles catholiques du bocage battaient des records nationaux de fécondité, quand les charentais se gardaient de procréer outrancièrement , afin de ne point diviser les héritages. Bilan des courses : les fermes des 2 Charente manquaient de bras. On offrait donc des conditions inespérées aux vendéens qui n’avaient pour toute richesse que leur seule réputation de travailleurs acharnés. Tel qui vivotait sur quelques arpents ingrats se voyait confier une riche terre de 60 hectares. Au bout de quelques années de labeur, il acquérait un train de vie digne d’un "Monsieur".

Seulement, nos vendéens apportaient dans leurs valises leur bétail et leurs modes de cultures. Et parmi celles-ci, le fameux "choux fourager", dont ils plantaient de grandes quantités pour leurs bovins.
Ce qu’ignorant, les Charentais supputèrent que ce devait être là la principale, sinon unique, source d’alimentation des migrants... " des ventres à choux , ces gens-là."
Moi le chou, je l'aime ! Que ce soit le chou pomme, le chou dit "forager", le chou-fleur, le chou de Bruxelles..


Et c'est un chou-pomme que j'ai préparé aujourd'hui, mélangé à des petites palourdes pêchées à Noirmoutier... un mélange terre-mer comme je les adore et une petite variante de la traditionnelle embeurrée de choux au lard.


Les ingrédients :
-
un chou-pomme,
- beurre,
- 1 échalote,
- palourdes (je n'ai pas pesé... on va dire une "très grosse poignée" par personne),
- safran,
- 10 cl de crème liquide,
- sel, poivre.
Détachez les feuilles de chou, nettoyez-les à grandes eaux, rincez et coupez-les en fines lanières ;
Faites-chauffer une marmite d'eau et à ébullition plongez-y 1 minute le chou, juste le temps de le faire blanchir ; puis sortez-le et laissez-le égoutter ;
Dans une sauteuse faites revenir une grosse noix de beurre, puis mettez l'échalote ciselée à blondir en remuant ; ajoutez les lanières de chou, remuez quelques minutes, puis baissez le feu, salez, poivrez, ajoutez le safran et un peu d'eau ; couvrez et laissez tomber tout doucement l'embeurrée pendant une vingtaine de minutes, ajoutez de temps en temps de l'eau si nécessaire et remuez régulièrement.


Pendant ce temps faites ouvrir les palourdes sur feu vif avec un verre de vin blanc et un oignon émincé, sel poivre ; dès qu'elles sont ouvertes - n'attendez-pas qu'elles soient trop cuite - retirez-les de la casserole et décoquillez-les entièrement, gardez-en juste quelques unes entières pour la déco.

Au dernier moment, ajoutez sur les choux les palourdes, le temps de les faire réchauffer si nécessaire puis servez bien chaud.

A table et bon appétit...

9 févr. 2009

Foutimassons et tourtisseaux pour préparer le mardi gras...


Dans deux semaines ce sera mardi gras et la période des carnavals, mais aussi l'occasion de manger de délicieux beignets aux noms si variés selon les régions : tourtisseaux sur la côte et foutimassons dans le bocage vendéens, bottereaux en Loire-Atlantique, bugnes dans la région lyonnaise ou merveilles dans le sud....

Mardi gras est le dernier jour des 7 jours gras qui précèdent la période de Carême et le jeûne dans la religion catholique, au jeune et à l'abstinence on oppose la fête, le carnaval (voir l'article ici).
Je n'ai pas attendu mardi gras pour en faire et c'est avec Anthony et Alix pour un tournage sur Télé Vendée que je suis passée en cuisine.

Voici deux recettes que j'ai testées avec succès : la première c'est celle de ma maman ; l'autre celle de Philippe Legendre, ancien chef cuisinier du Georges V à Paris (et originaire de Vendée !), cette recette avait été donnée par Jean-Pierre Coffe l'année dernière sur un plateau de télévision.

Les deux sont délicieuses... Je vous assure que quand vous commencez à y goûter vous avez du mal à vous retenir pour finir le plat !


Les ingrédients de la recette familiale :
  • 1 kg de farine
  • 75 g de sucre
  • 3 sachets de sucre vanillé
  • 1 pincée de sel fin
  • 1 sachet de levure chimique
  • 4 oeufs
  • 150 g de beurre mou
  • 10 cl de lait
  • fleur d'oranger (4 càs)
Les ingrédients de Philippe Legendre : (j'ai divisé les proportions par deux, lui prévoyait 2 kgs de farine)
  • 1 kg de farine
  • 150 g de beurre
  • 4 g de sel
  • 50 g de sucre
  • 5 oeufs
  • 200 g de lait
  • fleur d'oranger
Comme vous voyez il y a peu de différence, mais les recettes en Vendée sont relativement approchantes, les variantes sont plutôt dans le parfum utilisé qui peut être de l'eau de vie (une bonne gnole de pays !) ou du rhum.
Philippe Legendre ne mettait pas de levure, et c'est vrai qu'ils gonflent bien aussi à la cuisson.

La préparation est simple :

Si vous avez un robot, vous mettez tous les ingrédients dans le bol et pétrissez pendant 3/4 minutes le temps que la pâte se détache bien (le beurre sera coupé en gros dés) ; A la main, vous commencez par mettre la farine dans un saladier, vous faites un puits au milieu et cassez les oeufs, ajoutez petit à petit le reste des ingrédients en mélangeant et pétrissant longuement jusqu'à ce que la pâte soit homogène.
Ensuite vous la laissez reposer, pendant 2 heures minimum pour la recette familiale, et une nuit pour Philippe Legendre.

Puis vous étalez bien la pâte au rouleau sur votre plan de travail, il ne faut pas qu'elle soit trop épaisse et découpez les morceaux en triangles avec une petite roulette à pizzas qui donnera de jolis bords cannelés ; vous plongez les morceaux dans un bain de friture en les retournant avec une écumoire pour qu'ils dorent des deux côtés ; il faut les sortir avant qu'ils ne soient trop cuits, c'est à dire quand ils commencent à prendre une couleur jaune dorée.

Vous les déposez sur un papier absorbant qui absorbera la graisse puis saupoudrez de sucre glace... et vous pouvez commencer à les manger.

Certains... très très gourmands... les remplissent de nutella ! ou aussi de confiture... moi je les préfère natures.

Je vais essayer aussi dans la semaine de faire des beignets aux fruits, ça aussi j'adore.

A très bientôt pour d'autres recettes gourmandes...

Retrouvez la recette en video en cliquant ICI.

Mais qu'est-ce que vous attendez pour venir au 2ème salon du blog culinaire !!!

Chef Damien vient de lancer les invitations pour le 2ème salon du blog culinaire qui va se tenir en novembre prochain...


alors si vous avez envie de partager la folle ambiance et les rencontres magiques que nous avons faites l'année dernière, la preuve en photos ici, dépêchez-vous de vous inscrire car je ne suis pas sûre qu'il y aura de la place pour tout le monde.


Moi c'est déjà fait et je croise les doigts pour que je puisse en faire partie...



A bientôt,

8 févr. 2009

"Le beau danseur" ou une veillée de mardi gras qui se termine mal

Mardi gras approche, il va être temps de préparer beignets, foutimassons, tourtisseaux, bottereaux ou autres merveilles...


Mais avant je vais vous narrer une très jolie histoire quebecoise, adptée d'un conte populaire du début du XXe siècle, que l'auteure Cécile Gagnon m'a aimablement autorisée à publier (texte repéré sur le site Dark Stories.


...
Il y avait autrefois un nommé Latulipe qui avait une fille appelée Rose dont il était fou. Elle était la plus jolie des jeunes filles ; sa peau était douce, ses joues roses, sa chevelure brune bouclée, ses gestes gracieux. Son père l'adorait et lui passait tous ses caprices.


La jolie Rose avait un fiancé qui se nommait Gabriel. Elle aimait bien son amoureux mais ce que Rose aimait encore plus c'étaient les divertissements. Elle cherchait toujours prétexte, une fête ou un événement quelconque, pour demander à son père de convier des musiciens et des jeunesses chez eux pour une veillée.


Quelques jours avant le mardi gras, elle se mit à tourmenter son père :


- Feriez-vous venir le violoneux du rang voisin, père ? On dit qu'il joue à merveille. On ferait un petit bal pour le mardi gras ! Dites oui ! Oh ! dites oui, suppliait Rose.


Le père Latulipe se laissa tourmenter un jour, deux jours et à la fin, de guerre lasse, il consentit.


- Mais ma fille, dit-il, il faudra faire attention. Je ne veux pas qu'on danse après minuit ! Le carême commence le lendemain et il faut faire pénitence.


Rose, folle de joie, embrassa son père et promit de respecter la tradition. Elle passa le reste de la semaine à préparer sa toilette, à décorer la salle. Enfin le mardi gras arriva.


Dans la campagne, les nouvelles vont vite. Quand on sut qu'il y avait bal chez Latulipe, ce ne fut pas un seul violoneux qui se présenta. Il en vint trois et des meilleurs !


Si bien que la fête fut magnifique. On riait, on dansait avec tant d'ardeur et de plaisir que le plancher en craquait. Au dehors, une tempête de neige s'était déclarée mais personne n'y faisait attention. Le bruit des rafales de vent était entièrement couvert par le son des violons qui entraînaient les danseurs dans des cotillons et des rigodons étourdissants.


Rose était gaie comme un pinson : elle ne manquait pas une danse, acceptant toutes les invitations. Son fiancé Gabriel se sentait un peu délaissé mais, voyant sa Rose si heureuse et si enjouée, il prit son mal en patience en songeant qu'ils seraient bientôt unis pour la vie.


Tout à coup, au milieu d'un rigodon, on entendit une voiture s'arrêter devant la porte. Plusieurs personnes coururent aux fenêtres pour tenter de distinguer le nouveau venu à travers la neige collée aux carreaux.


Ils virent d'abord un magnifique cheval noir et puis un grand gaillard tout couvert de neige et de frimas qui s'avança sur le seuil. On s'arrêta de parler et de chanter et l'inconnu entra. Il secoua la neige de ses bottes et de son manteau, et l'on remarqua l'élégance de son costume de fin velours tout noir.


- Puis-je m'arrêter dans votre maison quelques instants ? demanda-t-il.


Le maître de maison, le père Latulipe, s'avança vers lui et dit :
- Dégreyez-vous, monsieur, et venez vous divertir. Ce n'est pas un temps pour voyager !


L'étranger enleva son manteau mais refusa de se débarrasser de son chapeau et de ses gants.


- Une coutume de seigneur, chuchotèrent les curieux regroupés autour de lui.


Tout le monde était impressionné par l'arrivée de ce nouveau venu. Les garçons étaient pleins d'admiration pour le cheval noir qui était attaché au poteau de la galerie. Ils lui trouvaient le poil brillant et l'allure altière des pur-sang mais ils s'étonnaient de constater que là où ses sabots étaient posés, la neige avait fondu complètement. « Drôle de bête », pensaient-ils. Les demoiselles, elles, examinaient en rougissant le bel homme élégant. Chacune d'elles, dans le secret de son cœur, espérait que ce survenant allait l'inviter à danser. Mais c'est vers Rose qu'il alla.


- Mademoiselle, lui dit-il en la fixant de ses yeux de braise, voulez-vous danser avec moi ?
Il va sans dire que Rose ne se fit pas prier, sentant peser sur elle le regard de toutes ses compagnes qui l'enviaient. L'inconnu entraîna aussitôt la jeune fille dans un quadrille, puis lui en fit danser un autre ; les violoneux ne s'arrêtaient pas et l'on enchaîna avec des reels et des cotillons.


Rose ne pouvait plus s'arrêter de danser : comme si elle ne pouvait plus se détacher des bras de son partenaire. Tous les invités les regardaient évoluer ensemble en louant leur élégance.


Comblée de bonheur, Rose oublia totalement Gabriel qui s'était retiré dans un coin, mal à l'aise.


- Voyons donc, Gabriel ! lui lança Amédée, un jovial paysan, en lui tendant un gobelet plein de caribou. Prends pas cet air d'enterrement ! Sois gai, bois et profite de ta jeunesse !

Mais Gabriel eut beau boire plus que sa soif le lui commandait, son cœur était douloureux. Et Rose, sa belle Rose, les joues en feu, continuait de tourner avec le beau jeune homme.


Soudain, on entendit sonner le premier coup de minuit. Le père Latulipe regarda l'horloge. Les danseurs s'arrêtèrent et les violons se turent.

- Il est minuit, fit l'hôte. Le mercredi des Cendres est arrivé. Alors, je vous demande de vous retirer.

Rose vint pour se dégager mais son compagnon serra ses deux mains dans les siennes.


- Dansons encore, lui murmura-t-il.

Rose ne voyait plus les gens autour d'elle, qui retenaient leur souffle. Ni sa mère, ni son père, ni Gabriel... Rose était envoûtée par la voix et le regard de son compagnon et voilà que sans l'aide de la musique, les deux danseurs reprirent les pas du cotillon* et se remirent à danser, danser, danser... Les autres restaient figés. Personne ne bougeait. L'hôte hésitait à intervenir. Puis, le tourbillon ralentit. L'étranger saisit un gobelet plein sur la table, le leva en criant :


- À la santé de Lucifer !

Ses yeux lançaient des éclairs, une flamme bleue jaillit de son verre, faisant reculer les invités effrayés. Mais il ne lâchait pas Rose, qu'il tenait fermement. Puis, se penchant vers elle, il déposa sur sa bouche un baiser brûlant.


Au même instant, le tonnerre éclata au-dessus du toit : dans un brouhaha de cris et de hurlements, la maison prit feu. Dans la confusion qui suivit, on ne vit pas l'homme en noir lâcher la main de Rose et s'enfuir dans la nuit sur son cheval.

Au petit matin, il ne restait que des cendres de la maison des Latulipe. Et Rose, réfugiée chez les voisins, était vieillie de cinquante ans. Ses cheveux bruns avaient la couleur de la cendre. Ses joues roses et rebondies la veille étaient pâles et toutes ridées. Et sur ses lèvres on voyait la trace d'une brûlure toute fraîche.


C'était la trace du baiser qu'elle avait reçu du diable !



Bon dimanche à tous...

5 févr. 2009

Concours de cuisine avec le restaurant La Marine à Noirmoutier



Je vous propose une belle découverte gastronomique grâce à un jeune chef de talent, Alexandre Couillon du restaurant « La Marine » à Noirmoutier, 1 étoile au guide Michelin en 2007 et titre de « Grand Chef de demain » decerné par le « GaultMillau » 2008...


Avec Alexandre vous valserez au gré des plats qui se succèdent sur des saveurs inédites,vous découvrirez les produits phares de notre terroir vendéen... anguilles, sardines, grenouilles, foie gras cuisinés avec passion, vous voyagerez sur terre et mer selon vos envies…


Alexandre sélectionne rigoureusement ses produits, ses fournisseurs, essentiellement des petits producteurs locaux avec qui il a établi des rapports de confiance...


Je vous en avais déjà parlé sur mon blog, lors d'un fabuleux dîner, en mars dernier,

Alors pour gagner ce beau voyage culinaire, il ne vous reste plus qu'à passer derrière vos fourneaux.


LE THEME DU CONCOURS :

Nous vous demandons de composer une recette sur le thème de LA MER ; tous les produits sont acceptés (poissons, fruits de mer, coquillages, mariages terre-mer), laissez voguer votre imagination pour nous faire rêver à notre tour…


CONDITIONS DE PARTICIPATION :

Ce concours est ouvert aux blogueurs ou non-blogueurs ; Pour les blogueurs, vous pourrez publier votre recette sur votre blog avec un lien vers le mien ou sinon me prévenir sur ma messagerie ;

Pour les non-blogueurs, vous m’adresserez la recette – AVEC PHOTO - sur ma messagerie
mariefrance.thiery at neuf.fr ;

Mi-mars, je ferai un récapitulatif de toutes vos participations qui, je l'espère, seront nombreuses.


DELAI DE PARTICIPATION :

Vous avez jusqu’au dimanche 8 mars 2009 minuit pour m’envoyer vos recettes ;
une ou plusieurs recettes par participant sont acceptées.

A GAGNER :

1er lot : Un repas pour Une personne au restaurant "La Marine" - Port de l'Herbaudière - Noirmoutier, date de validité : 30 septembre 2009.

2ème lot : un panier surprise préparé par moi-même avec des spécialités vendéennes...
3ème lot : une photo au format 30 x 40 sous verre de l'Ile de Noirmoutier, photo prise et généreusement offerte par Philippe du blog "cuisine et plaisir des yeux", professeur de cuisine au Lycée Hotelier des Sorbets à La Roche-sur-Yon et et dont Alexandre Couillon fut l'un des élèves. En plus d'être cuisinier il est passionné de photo et doit participer très prochainement à une exposition près de chez nous, au Musée du Bois-Juquaud à Saint-Hilaire-de-Riez.

LE JURY :

Alexandre Couillon choisira les deux recettes gagnantes,
à savoir celles qui lui paraîtront les plus créatives, originales et savoureuses ;


Alors à vos casseroles...

1 févr. 2009

Tagliatelles au noir de sepia en salade de mangue et crabe

Surtout ne vous fiez pas à mes photos, elles ne sont pas du tout séduisantes et ne vous donneront peut-être pas forcément envie de goûter à cette salade, et ce serait dommage car, franchement, c'est délicieux...

Elle conviendra pour une entrée copieuse ou, comme je l'ai fait ce midi, pour un repas unique varié en couleurs et saveurs.


Les ingrédients : (je ne précise pas les quantités, vous les adapterez selon votre appétit et le nombre de convives)
  • tagliatelles à l'encre de seiche
  • salade de roquette ou mesclun
  • 1 mangue
  • 1 oignon rouge
  • chair de crabe
  • mozarella
  • huile de noix
  • 1 pointe d'ail haché
  • le jus d'un citron
  • vinaigre balsamique
  • sel - poivre

Préparation :


Faites cuire les tagliatelles pendant 12 minutes à l'eau bouillante salée, puis égouttez-les et laissez-les refroidir ;

Nettoyez la roquette ; préparez l'assaisonnement en mélangeant l'huile, le vinaigre, le jus de citron, l'ail, le sel et le poivre noir ;

Disposez les pâtes dans les assiettes, puis la roquette, la mozarella coupée en gros morceaux, la chair de crabe, et l'oignon rouge en lamelles puis assaisonnez et mélangez.



C'est simple comme vous voyez, et en plus vous avez là une assiette diététique avec féculents, légumes verts, fruits, protéines... le bonheur dans l'assiette !

A plus....

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