Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

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30 sept. 2007

Pommes raisins et vanille flambées au rhum vieux

Les fruits de l'été vont bientôt disparaître des étals, voici revenu le temps des pommes.
Je vous offre aujourd'hui une petite recette toute simple pour réchauffer un dimanche après-midi un peu frisquet ou, si le coeur vous en dit, à déguster tranquillement devant le match de rugby.

LES INGREDIENTS :

Vous prenez des belles pommes bien rouges que vous pelez, trognonnez - j'adore cette expression - et détaillez en gros morceaux.
Dans une grande poele, vous mettez à fondre un bon morceau de beurre - autant vous dire que même pour ce genre de desserts, j'utilise du beurre salé qui se marie très bien avec le caramélisé du fruit.
Vous grattez une gousse de vanille au dessus des fruits et ajoutez une bonne poignée de raisins secs et enfin un petit verre de rhum vieux, c'est meilleur.

Vous retournez régulièrement les pommes pour leur faire prendre une jolie couleur ambrée et arrosez en même temps avec le jus caramélisé.

Vous pouvez saupoudrer d'un peu de sucre cassonade pour leur faire prendre un peu plus de couleur, les petites chéries.

Vos pommes sont fin prêtes au bout de 15 mn environ de cuisson, il faut qu'elles restent bien fermes, ce n'est pas de la compote !

Vous les présentez alors sur une assiette et dégustez de suite.
Bon appétit les petits amis !









24 sept. 2007

Briouats aux anchois et pignons


J'aime beaucoup les anchois qui peuvent être préparés en toasts à l'apéritif ou en quiches, mais j'ai essayé ce midi cette recette marocaine qui me tentait depuis longtemps. J'ai dans mon cellier des bocaux d'anchois que j'avais préparés et marinés à l'huile. Ces anchois avaient été achetés aux marins de Saint-Gilles-Croix-de-Vie avant que les quotas ne leur en interdisent la pêche,
voir ici l'article.

Ingrédients à prévoir (pour une personne) :

4 feuilles de filo (ou brik) - 4 anchois - 1/4 de crottin de Chavignol - 1 cuillérée à soupe (CS) de pignons - 1 CS de raisins secs - beurre - jus de citron - huile d'olive - quelques brins d'aneth - 1 CS de sésame en grains - poivre noir (je n'ai pas mis de sel, car les anchois sont suffisamment salés).

Réalisation :

faire tremper les raisins secs dans de l'eau tiède. Egouttez les anchois et arrosez-les avec le jus de citron. Faites griller légèrement les pignons à sec, dans une poele en les remuant.

Faites fondre le beurre dans un petit bol au micro-ondes ou dans une casserole sur le feu et badigeonnez-en une à une avec un pinceau les feuilles de filo.

Superposez les feuilles, déposez au centre le fromage de chèvre, les raisins secs égouttés, les anchois, les pignons, le sésame, les brins d'aneth et donnez un petit tour de moulin à poivre.

Repliez les bords des feuilles de filo vers le centre et retournez sur un plat à tarte. Badigeonnez avec le reste de beurre fondu.

Enfournez à four chaud th.7 et laissez cuire jusqu'à ce que ça prenne une couleur dorée, environ 5/10 mn.

Je l'ai servi avec une salade aux girolles - que j'avais achetées ce matin chez mon primeur - légèrement revenues avec très très peu d'huile d'olive, j'ai parsemé avec quelques pignons restant et un peu de fleur de sel sur le tout.

C'est réellement délicieux. Vous pourrez le déguster avec un petit rosé bien frais, pourquoi pas un Mareuil.









Bon appétit les petits amis.

Pour terminer, je vous envoie quelques photos du port de Croix-de-Vie :








17 sept. 2007

Poulet noir de Challans en habit marin et aux senteurs du jardin

Il y a quelques années j'ai lu, je devrais plutôt dire dévoré de la première à la dernière page, un extraordinaire et merveileux roman, LE PARFUM, de Patrick Süskind.

L'histoire se passe au XVIIIe siècle et raconte la vie incroyable et les pérégrinations d'un meurtrier, Jean-Baptiste Grenouille, dans sa quête DU parfum unique des bas-fonds de Paris jusqu'à la Provence.
Les premières pages campent déjà le décor par l'évocation des odeurs - plutôt puanteurs - qui régnaient dans le Paris de l'époque.


Je vous en livre une petite mise en bouche : ... les rues puaient le fumier, les arrière-cours puaient l'urine, les cages d'escalier puaient le bois moisi et la crotte de rat, les cuisines le chou pourri et la graisse de mouton... les cheminées crachaient une puanteur de soufre, les tanneries la puanteur de leurs bains corrosifs et les abattoirs la puanteur du sang caillé. Les gens puaient la sueur et les vêtements non lavés ; leurs bouches puaient les dents gâtées, leurs estomacs puaient le jus d'oignons, et leurs corps, dès qu'ils n'étaient plus tout jeunes, puaient le vieux fromage et le lait aigre et les tumeurs éruptives...Le paysan puait comme le prêtre, le compagnon tout comme l'épouse de son maître artisan, la noblesse puait du haut jusqu'en bas, et le roi lui-même puait, il puait comme un fauve, et la reine comme une vieille chèvre, été comme hiver...


Je m'arrêterai là, il y en a trois pages, mais c'est génial. Ce roman d'aventures se lit plutôt comme un conte philosophique, pour preuve cette petite phrase extraite du livre : "qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes".

Mais je ne suis pas là aujourd'hui pour vous parler de mauvaises odeurs, au contraire je vais m'appuyer sur ce roman qui m'a énormément marquée pour vous conter ma petite recette de ce midi où j'ai joué les alchimistes en essayant de marier différents épices avec quelques herbes aromatiques afin de vous concocter un délicat poulet riche en parfums et fragrances : un poulet en croute de sel aux herbes de mon jardin.

Première étape : vous prenez un bon gros poulet noir de Challans - voir ici l'origine de cette volaille - que vous farcissez avec un odorant bouquet garni composé de thym, laurier, sauge, ainsi qu'une gousse d'ail, un piment, et 1 ou 2 étoiles de badiane qui amèneront la petite touche de senteur anisée. Ensuite vous le bridez complètement avec de la ficelle de cuisine afin que le sel ne pénètre pas à l'intérieur, vous arrosez avec le jus d'un citron et saupoudrez d'un peu de gingembre et de poivre. Je n'ai pas salé par crainte que la croute ne dégage trop de sel.


Deuxième étape : vous faites une pâte avec 300 g de farine, 1 kg de gros sel marin, 25 cl d'eau et un blanc d'oeuf. Vous malaxez bien le tout avec vos petites mains - inutile d'y laisser votre bague au milieu, aucun prince charmant ne viendra la récupérer ! - et y ajoutez des brins de thym et de romarin. Vous enveloppez ensuite complètement, sans laisser aucun trou, le poulet avec cette pate.


Vous enfournez, thermostat 7/8 et au bout d'environ 1/4 d'heure de délicieuses odeurs commencent déjà à embaumer votre pièce, les herbes dégagent leurs délicats et puissants arômes et envahissent vos petites narines qui palpitent de plaisir.

Le poulet est fin cuit après une petite heure et vous pouvez alors le sortir du four. Vous découperez la croute avec un gros couteau, normalement ça se détache comme une coque, une fois que vous avez réussi à y faire une petite découpe. Tous les parfums aromatiques s'échappent et s'entremêlent voluptueusement, c'est du bonheur.
Voilà le résultat dans le plat et ensuite dans l'assiette :

J'ai servi avec des tagliatelles de courgettes juste revenues dans un peu d'huile d'olive et une petite pointe d'ail.
J'ai oublié de dire que ce plat est parfaitement diététique, car je n'y ai mis aucune graisse, c'est juste le gras de la volaille qui s'échappe. Le jus présenté autour de la viande et des légumes est divin. La chair du poulet cuit ainsi est moelleuse à souhait et imprégnée des différents parfums que vous y avez ajoutés.
Bon appétit mes petits amis !

10 sept. 2007

Mes rillettes de maquereaux



J'ai la chance que mon mari soit un grand amateur de pêche, ce qui me donne l'occasion de varier les recettes. Comme elle m'a souvent été demandée, voici comment je réalise mes rillettes de maquereaux.

Vous faites pocher au four les maquereaux avec quelques tranches de citron, un verre de vin blanc sec - Muscadet par exemple -, un oignon et un petit bouquet garni, sel, poivre. Ensuite vous émiettez le poisson en évitant soigneusement les arêtes et vous mélangez avec un pot de crème fraîche épaisse - à proscrire la crème allégée qui ne convient pas du tout - et un pot de moutarde à l'ancienne.

Il faut que ce soit bien onctueux, donc c'est au jugé que vous affinerez vos quantités. Vous pouvez ajouter des tout petits quartiers de citron et ensuite vous mettez en bocal. Si vous en avez une quantité importante, rien ne vous empêche de les stériliser, prévoir environ 1 heure.

Vos amis ou la famille apprécieront sur des petits toast de pain grillé à l'apéritif, ou pourquoi pas pour une entrée où vous le présenterez dans une assiette avec éventuellement du saumon fumé et une petite salade de mesclun.

Bon appétit les petits amis !

Terrine de nectarines en gelée de rosé de Brem

C'est la pleine époque des nectarines et il faut profiter de ce délicieux fruit pendant qu'il y en a encore dans les jardins.
Mon voisin m'en ayant gentiment amené une énorme quantité en début de semaine, je me suis donc lancée dans la réalisation d'un dessert très coloré, que j'avais remarqué depuis longtemps sur différentes revues de cuisine.
C'est tout simple à réaliser. Il faut d'abord préparer un sirop avec 35 cl de rosé et 30 cl d'eau que vous faites chauffer. Vous ajoutez 250 g de sucre et une gousse de vanille. Incorporer ensuite 9 feuilles de gélatine et laisser refroidir.

Pour le montage, vous coupez vos nectarines en quartiers et commencez à en disposer une couche dans le fond de votre terrine. Vous recouvrez de gelée et réfrigérez 15 mn. Vous recommencez ensuite l'opération jusqu'à ce qu'il ne vous reste plus de fruits et remettez au frais pour 2 à 3 heures.
Cela vous fait un dessert original et très agréable à présenter à table. Et histoire d'augmenter encore le plaisir, rien ne vous empêche de l'accompagner d'une petit boule de glace.
Bon appétit mes petits amis !

3 sept. 2007

Anguille rôtie à l'ail accompagnée de ses mogettes vendéennes et un petit dessert : fraises et framboises au sirop de badiane

Mon blog est tout neuf, je me devais de vous faire un cadeau. Le voici :
J'ai eu plusieurs fois l'occasion d'aller dîner au Lycée Hôtelier de Notre-Dame-du-Roc à la Roche-sur-Yon, puisque des repas ouverts au public sont proposés tout au long de l'année. Le travail fourni par des élèves tous passionnés par leur métier, des cuisiniers aux serveurs, est formidable et je vous encourage à y aller.


Je me suis donc inspirée du merveilleux plat de turbot qu'ils nous ont proposé lors de notre dernier passage en vous offrant la même présentation mais en utilisant de l'anguille que j'avais dans mon congélateur.
Ingrédients : 1 anguille d'environ 1,5 kg, une dizaine de gousses d'ail, beurre, sel, poivre, citron. 250 g de mogettes, eau, sel, poivre, oignons.


Commencez déjà par faire pocher vos gousses d'ail entières en chemise dans un peu d'eau bouillante, pendant environ 5/10 mn. Ensuite détaillez en tronçons assez épais l'anguille.


Mettez tous les morceaux dans un plat allant au four, disposez autour les gousses d'ail, quelques tranches de citron, et des morceaux de beurre - du beurre salé au gros sel de mer de Noirmoutier, bien sûr !! -, un petit peu d'eau dans le fond du plat et enfournez pour 25 à 30 mn à four chaud (th. 6/7).


Au bout de 10 mn, vous retournez les morceaux d'anguille et les arrosez un peu avec le jus. Vous sentez déjà les bonnes odeurs d'ail.
Vous aviez préparé auparavant la mogette en la mettant à mijoter dans une grosse cocote remplie d'eau avec oignons, sel, poivre et quelques feuilles de laurier.

Montage : dresser dans l'assiette les morceaux d'anguille, déposer une louche de mogettes, et en souvenir des délicieuses grillées de mogettes qu'on mange dans les campagnes vendéennes au coin de la cheminée, j'ai apporté la touche finale avec des petits toast de pain grillé sur lesquels j'ai déposé un peu de la sauce à l'ail de l'anguille et une tomate confite - j'en fais des bocaux tous les hivers -.

Vous enfermez l'assiette dans un papier transparent -style fleuristes - je suis allée m'acheter des fleurs exprès ce matin !! - et fermez avec du raphia.
C'est joli comme tout, vous n'avez plus qu'à présenter à vos convives qui sont tout épatés et qui vous disent dans un bel ensemble : mais Marie-France, où as-tu été pêcher cette idée ! C'était ma minute d'auto-promotion !!! Quand vous détachez le raphia, toutes les odeurs s'exhalent, c'est du bonheur.

















Pour l'accompagnement en glou-glou, moi personnellement il y a un vin que j'adore, c'est le Savennières. Le Sancerre n'est pas mal non plus. Mais on peut très bien le présenter avec un rouge, dans la mesure où c'est plutôt un plat rustique. Je laisse aux connaisseurs le soin de me dire celui qui pourrait l'accompagner le mieux.







Bon maintenant passons au dessert.
J'ai encore des fraises et des framboises - et des scoubidou-bidou-yeah ! - dans mon jardin. J'ai mis dans un grand plat les framboises entières au milieu, les fraises en morceaux de chaque côté et versé dessus un sirop composé de 100 grs de sucre, un verre d'eau, 3 fleurs de badiane et une lichette de pastis.
Vous recouvrez d'un film transparent et laissez au réfrigérateur pendant au minimum 2 heures.
























Bon appétit, les amis !

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