Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

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13 mai 2013

Le musée des ustensiles de cuisine anciens, Saint-Denis-la-Chevasse

Un musée où le temps n'a plus de prise....
Un voyage en cuisine à travers les époques...

Elle se fait discrète sur la place du village de Saint-Denis-la-Chevasse, petit village de Vendée à l'écart de la grande route qui mène de La Roche-sur-Yon à Montaigu.

C'est une maison de pays comme les autres, avec sa façade de pierre blanche, mais elle n'est pas tout à fait comme les autres, car lorsque vous poussez la porte, vous entrez dans le monde merveilleux des ustensiles de cuisine, bien loin de celui des micro-ondes !
 
En déambulant dans les salles, on imagine aisément la fabuleuse révolution industrielle que nous avons pu connaître depuis moins d'un siècle et on se plait à imaginer nos mamans et grand-mères lorsqu'elles préparaient la mayonnaise dans un récipient à manivelle.... et tant d'autres objets qui nous évoquent des gestes ancestraux plus près de nous qu'on ne l'imagine.

Il aura fallu l'énergie de deux dames passionnées et bénévoles pour monter jour après jour ce qui est devenu le 1er Musée de France consacré à l'évolution des ustensiles de cuisine à travers le temps...

Il aura fallu ausi pas moins de 6 salles pour accueillir une collection d'exception qui nous fait faire un incroyage voyage dans le temps.

Si vous avez la faculté de vous émerveiller devant un étonnant grill à berniques, une collection de cocottes de différentes époques, un moulin à café, une casserole-tamdem délicieusement rétro, ce musée est pour vous et ça tombe bien car il vous ouvre ses portes pour une nocturene spéciale, lors de la prochaine nuit des musées, le samedi 18 mai prochain, de 20 heures à 24 heures.

Mais avant, voici un petit aperçu de ce qui vous attend, et je vous garantis que ce n'est qu'un infime aperçu car ce sont 1600 objets en provenance de la France entière et même d'autres pays (Belgique) qui sont répartis dans toutes les salles.


Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine Musée des ustensiles de cuisine
 
INFORMATIONS :
 
Nuit des musées
Le samedi 18 mai 2013 de 20 heures à 22 heures
Musée des Ustensiles de cuisine
Place Clemenceau
85170 Saint-Denis-la-Chevasse
Téléphone musée : 02.51.41.39.01
Téléphone mairie : 02.51.41.48.48
 
 
NOTES :
Lors de cette nuit des musées, je serai en dédicaces toute la soirée pour mon recueil
"Les contes de la cocotte, chroniques gourmandes de Vendée" aux Editions Mines de Rien
Voir article ICI
 
En compagnie de Lionel Guilbaud, Chef des Petits Ventres de Terre à la Roche-sur-Yon,
et également auteur de nombreux livres de cuisine aux Editions Ouest-France.
 
Nous vous attendons nombreux,
et prévoyons quelques petites patisseries pour vous accueillir tout en douceur...
 
 
 

8 mai 2013

Les repas dans les tranchées

"Le populaire à table, le boire et le manger aux XIX et XX siècles" regroupe sur plus de 400 pages tout ce que la littérature compte de gourmandises durant deux siècles. Cet ouvrage, co-écrit par d'éminents professeurs et maîtres de conférence de la région Rhone-Alpes se déguste lentement, avec délicatesse.
 
 
 
Comment connaître son histoire, son identité.. Par cette petite phrase sur la 4ème de couverture, "dis-moi ce que tu manges, dis-moi comment tu bois...", on voyage dans le temps à la rencontre de nos ancêtres, à la rencontre de la petite et de la Grande Histoire.
 
On navigue entre les mots, les faits, parfois drôles, poétiques ou bien émouvants, pathétiques.
 
En ce jour de 8 mai où nous commémorons la victoire sur la guerre de 1939-1945, voici  une évocation du roman patriotique, pendant la guerre de 1914-1918, un titre de chapître évocateur : "une armée et son ventre".
 
.... "La guerre des tranchées ne se prêtait pas tellement à des expériences culinaires de premier ordre. La cuisine de la première guerre mondiale est marquée par la soupe et le "singe", cette viande déguisée sous une sauce qu'on n'ose même pas nommer, servie en boîte.
 
(photo sur le net)
 
Quand il s'agit de faire de la vraie cuisine, le poilu reste souvent en proie à un cuisinier parfois inventif où le rata ou la soupe, reflets de la volonté individuelle, deviennent un mélange de tout ce qui tombe entre les mains de ce dernier (riz, viande, légumes, vin).
 
Le repas pris dans les tranchées est donc parfois un objet d'humour. Dans "les crois de bois" de Roland Dorgelès, par exemple, Bouffioux, le gros fainéant lâche de l'escouade, se désignant cuisinier pour échapper à la tuerie, est poussé par ses copains à ruiner son premier rata en  ajoutant tout et n'importe quoi, y compris du chocolat.
 
(photo sur le net)
 
Dans "Gaspard" de René Benjamin, manger dans les tranchées devient l'objet de l'humour noir de l'auteur. La première soupe d'un certain Courbecave s'avère immangeable, lorsque, suite à l'arrivée d'un obus qui émietta le cuisinier de l'escouade, le héros éponyme du roman "retira avec sa cuiller un cordonnet noir où pendait une médaille d'identité. On lut dessus : Courbecave, 1905. Pauvre diable, si fier de sa popote, il avait en mourant signé sa première et dernière soupe".

Le Populaire à Table
Le Boire et le Manger aux XIX et XXe siècles,
Etudes réunies par Mireille Piarotas
et présentées par Pierre Charreton
Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2005

29 avr. 2013

Fettuccines aux pointes d'asperges


En feuilletant récemment un de mes livres anciens, "La bonne cuisine française" de E. Dumont (Nouvelle édition, revue et augmentée,mention honorable à l'exposition universelle de 1889) j'ai remarqué un apprêt original,  les "asperges en petits pois", que je me suis empressée d'essayer pour une version à l'italienne en accompagnement de pâtes fraîches.


La recette consiste à faire braiser des asperges coupées en petits morceaux, de la même manière que la version de base aux petits pois, mais sans y ajouter de laitue.
 
Les ingrédients :

375 g de Fettuccines fraîches (ou à défaut des tagliatelles)
1 botte d'asperges blanches
1 poignée de basilic
1 gousse d'ail
1 citron
100 g de beurre
huile d'olive
quelques copeaux de parmesan
Poivre blanc en grains
20 cl de vin blanc sec, type Muscadet
20 cl de crème fraîche liquide.
Facultatif : huile de pistache pour la finition

Préparation :

Les asperges

1 - Commencez par nettoyer les asperges blanches en enlevant la peau avec un économe de cuisine et détaillez-les en petits morceaux.Vous garderez principalement les têtes et parties les plus hautes, les autres pourront servir éventuellement pour un potage.

2 - Faites-les revenir dans une sauteuse avec 50 g de beurre et 1 cuillère à soupe d'huile d'olive.

3 - Ajoutez le basilic haché finement, le jus de citron, la gousse d'ail pelée et écrasée avec la paume de la main, salez légèrement et mouillez petit à petit avec le vin blanc.

4 - Laissez mijoter doucement pendant 30 mn en remuant régulièrement et ajoutez si nécessaire du vin blanc.

5 - En fin de cuisson, versez la crème, ajoutez le poivre blanc concassé grossièrement et maintenez encore 2 minutes sur feu doux.

 

Les fettucines

Dans une casserole, faites bouillir 2 litres d'eau salée avec une goutte d'huile d'olive. Dès les premièrs bouillons, plongez les fettucines dans l'eau et laissez-les cuire pendant 8 minutes.

Egouttez-lez aussitôt après cuisson et mélangez avec les 50 g de beurre restant.

Déposez les fettucines dans l'assiette, les asperges au milieu, rapez sur le dessus quelques copeaux de parmesan, et versez quelques gouttes d'huile de pistache autour.

 
Bonne dégustation...

27 avr. 2013

Petits pots de chocolat pour brin de muguet

Ces petits pots en chocolat pourraient entrer dans une rubrique
cadeaux gourmands
 
Voici une façon de vous démarquer pour vos petites attentions du 1er mai
en offrant à vos proches un brin de muguet piqué dans une bouchée en chocolat.



Voilà qui certainement les séduira, fleurs et gourmandises sont réunis pour le plaisir des yeux et des papilles.

Je suis même sûre que les enfants seront ravis de cet atelier culinaire qui leur permettra d'exercer leur créativité en variant selon leur inspiration la composition des bouchées chocolat.

L'idée m'est venue en voyant ces petits pots dans la vitrine d'un grand pâtissier-chocolatier de Nantes, la maison Debotté, située rue Crebillon. J'ai juste improvisé pour la recette.

Précision importante : le muguet étant toxique, prenez soin d'envelopper entièrement la tige dans un film transparent - ou bien du papier alu comme me l'a proposé une lectrice - avant de la piquer dans le chocolat ; sinon choisiez un brin de muguet artificiel et là, aucun risque !

 
Ingrédients pour une quinzaine de petits pots

2 tablettes de chocolat noir
50 g de beurre
5 cl de sirop de thé vert (il m'a été offert par une amie - à défaut, remplacez par du miel)
100 g de pistaches vertes décortiquées

Préparation

Coupez le chocolat en morceaux, mettez les dans un saladier et faites fondre au micro-ondes.

Ajoutez ensuite le beurre, mélangez l'ensemble pour bien l'incorporer puis ajoutez le sirop de thé vert ou le miel.

Terminez avec les pistaches que vous mélangez intimement à la préparation.

Versez dans des petits moules individuels types empreintes en silicone pour mini-cannelés et mettez au congélateur le temps de les faire figer, environ 2 heures.



Si vous utilisez des fleurs fraîches, attendez le dernier moment pour y piquer les brins de muguet.  Pour percer les chocolats, servez-vous d'un embout rond.

Pour la petite touche finale et afin de parfaire le cadeau, enveloppez chaque petit pot dans un papier transparent. Et le tour est joué...


Un bouquet de muguet,
Deux bouquets de muguet,
Au guet ! Au guet ! 

    Mes amis, il m’en souviendrait,
Chaque printemps au premier Mai.
Trois bouquets de muguet,
Gai ! Gai !

    Au premier Mai,
Franc bouquet de muguet
Poème de Robert Desnos


JOYEUX 1er MAI ...

25 avr. 2013

L'affaire des crevettes de Naoelle

Il y avait l’affaire des ferrets de la reine, dépeinte avec panache par Dumas en son temps. Mais ça c’était avant, une période lointaine où de valeureux mousquetaires n’hésitaient pas à mettre leur vie en péril pour défendre la reine contre la perfide Milady… Depuis quelques jours, une affaire (!) secoue les réseaux sociaux, suite à la diffusion du Top Chef de cette semaine, sur la chaîne M6, tant il est vrai qu’il n’y a pas d’autres sujets plus intéressants à se mettre sous la dent et à commenter en ce moment !
 
Rendez-vous compte : Naoelle, celle que chacun s’accordait à trouver talentueuse lors de ses différentes prestations, malgré ses chouinements répétitifs et agaçants, s’est permis de voler des crevettes dans le bol d’un des 3 mousquetaires restant en lice pour le concours qui va célébrer la semaine prochaine le meilleur cuisinier de l’émission. Sachant qu’il y a 100 000 euros à la clé, ça vaut bien quelques… ferrets….. oups, quelques crevettes.
 
Source photo : le site Débrief
 
La belle Milady – pardon Naoelle - est féline et rusée, elle a su mettre sa patte dans le sac au bon moment, en oubliant toutefois que des milliers de téléspectateurs assistaient, amusés ou médusés, à sa forfanterie. Les trois valeureux mousquetaires en question, avec en tête mon d’Artagnan préféré, le beau Florent Ladeyn et ses deux acolytes, Jean-Philippe Watteyne et Yoni Saada n’en ont rien vu. Mais ayant pu constater leur générosité lors de précédentes émission, je reste persuadée que si elle leur en avait demandé l’autorisation, ils auraient volontiers accepté.

Notez au passage que cela sert bien la chaîne, qui n'a pas son pareil pour manipuler le téléspectacteur et lui faire gober ce qu'elle veut. Au final, le soit-disant incident lui aura assuré un gros buzz médiatique !
 
Source photo : le site Atabula
Vous allez trouver mes propos très futiles et vous aurez bien raison. Au delà ce ces faits puérils qui donnent cependant une bien mauvaise image d’une jeune femme qui se veut chef dans un palace parisien, je voudrais surtout revenir sur le concept de l’émission.
 
Je suis très amatrice des émissions de cuisine, quelles qu’elles soient. Je peux aussi bien m’émerveiller devant les pérégrinations poétiques du pétillant et toujours aussi fringant Jean-Luc Petitrenaud que les voyages dans le terroir français ou étranger de l’adorable Julie Andrieu.
 
Source photo : Wikipédia
 
Je ne loupe pas les Masterchef, parce que ça m’intrigue de voir ces amateurs accorder autant de sens à ce qui pour moi n’est qu’un loisir, et que je suis épatée au final par leurs prestations. Mais dès le début j’ai vraiment préféré et apprécié Top Chef qui nous permettait de déguster devant l'écran des assiettes remarquables, cuisinées avec passion par des jeunes chefs pleins de talents. De belles leçons de cuisine, des images réjouissantes pour les yeux et les papilles.
 
source photo : le site Le chouan des villes
 
Cette année, je n’ai pas adhéré au concept et surtout pas apprécié la démarche de M6, profitant de la crise pour tirer la cuisine vers le bas. Comment une émission, qui fait autant d’audiences, peut-elle oser mettre en avant des bâtonnets de poissons sans saveur, des saucisses industrielles pleines de cochonneries et, sous prétexte de faire de la cuisine pas chère, demander à des chefs de cuisiner des plats à base de ces ingrédients de m…. !
 
Serait-ce à dire que la ménagère, ou les familles aux faibles revenus sont condamnées à manger le n’importe quoi mis en tête de gondole dans les allées des chaînes de supermarchés qui ont l'avantage de faire sonner leurs monnaies trébuchantes dans les caisses de la chaîne ?
 
Est-ce ainsi que l’on va éduquer les enfants à manger bien et sainement ?
 
Alors, au lieu de claironner tous les ¼ d’heure le nom de son sponsor, M6 ferait mieux de vraiment mettre ses pieds sur mer comme aux champs, à la rencontre des petits producteurs, des agriculteurs, des pêcheurs, de tous ces gens qui oeuvrent chaque jour dans l’ombre pour une vraie diversité.
 
Il est possible encore de manger bon et pas trop cher, tout est question d’imagination, et dans cet esprit, il aurait pu être intéressant, le temps d'une émission, de demander à ces jeunes chefs de nous montrer de vraies recettes revisitées à partir de produits sains et peu onéreux ; les choux fleurs ou endives au gratin de nos mamans, les poireaux vinaigrette, les poulets du dimanche ou rôti de bœuf des jours de fête simplement accompagnés de petites pommes de terre sautées ne sont peut-être plus tendance, mais il serait bien de revenir à de vraies et saines valeurs.
 
Remarquez, lors de la dernière émission, nous avons eu droit à la cuisine des épluchures.... comme quoi nous sommes bien en temps de crise !

C’était la minute de réflexion sans importance d’une vieille quinqua
que certains trouveront peut-être un peu – beaucoup – ringarde…
 

23 avr. 2013

Nems de sardines, grenailles primeurs de Noirmoutier et asperges sauce aux blettes

Il n'est jamais trop tard pour passer des examens, même pas peur de me mettre sur les rangs pour participer au BAC de Chef Simon, entendez par là Brevet d'Aptitude Culinaresque.

Un concours qui se veut essentiellement convivial, pour le plaisir de cuisiner et partager et sans rien de particulier à gagner... si ce n'est les congratulations du chef, ce qui est déjà une belle récompense.

Le thème, cuisiner les petits légumes le plus simplement possible. Oui chef ! bien chef ! je vais en cuisine chef !

Nems de sardines aux légumes primeurs

Je ne suis pas allée chercher très loin mes ingrédients :

- des pommes de terres primeurs de Noirmoutier, les petites grenailles (variété Lady Crist'l)
en attendant les bonnottes qui seront mises dans le commerce à partir du 8 mai prochain,
- des asperges blanches,
- des feuilles de blettes,
- des petits navets,
- des sardines Les Dieux de la conserverie Gendreau à Saint-Gilles-Croix-de-Vie,
- sans oublier les petites perles de fleur de sel des marais salants de Beauvoir-sur-Mer.



Les ingrédients pour 4 nems

4 galettes de riz
16 pommes de terre nouvelles,
16 asperges
1 boîte de sardines les Dieux aux olives et romarin
6 petits navets
200 g de blettes
6 feuilles de sauge
12 câpres de capucine
50 g de fromage de chèvre frais
10 cl de crème liquide
1 cuillère à café de moutarde (moutarde à la châtaigne de Turenne, ramenée récemment de Corrèze)
poivre blanc
Gros sel marin et fleur de sel
3 ou 4 branches de thym citron
1 gousse d'ail
huile de friture
2 citrons

Préparation

Nems de sardines aux légumes primeurs
 
1 - Faire cuire tous les légumes

- Les asperges : couper les bouts fibreux, les peler et les disposer dans une casserole. Recouvrir d'eau et presser le jus d'un citron. Jeter une petite poignée de sel et porter à ébullition. Dès que les premiers frémissements apparaissent, baisser le feu et laisser cuire 20 minutes. Conserver 5 cl de jus de cuisson pour la sauce.

- Les navets : les peler et les faire cuire dans une casserole remplie d'eau salée au gros sel pendant 8 minutes après ébullition.

- Les feuilles de blettes : les couper en lanières et les faire blanchir 5 minutes dans de l'eau bouillante additionnée d'un peu de sel.

- Les pommes de terre : ne pas les peler et les faire cuire 10 minutes après ébullition dans une casserole d'eau additionnée d'un peu de sel et de 3 ou 4 branches de thym citron.

Egoutter tous ces légumes et les maintenir au chaud.

2 - Préparer les nems et leur farce

Nems de sardines aux légumes primeurs
Nems de sardines aux légumes primeurs


Récupérer les sardines, leur huile et les olives de garniture. Les écraser à la fourchette, ajouter les petits navets coupés en quartiers puis en petits dés, les câpres, la moutarde, le fromage de chèvre émietté, les feuilles de sauge juste ciselées au couteau, une pincée de sel, une demi-cuillerée à café de poivre. Bien mélanger la préparation et ajouter le jus du deuxième citron.

Passer les galettes de riz 1 minute dans une poêle remplie d'eau froide. Les sortir aussitôt et les mettre à égoutter sur un torchon.

Nems de sardines aux légumes primeurs
Nems de sardines aux légumes primeurs
Nems de sardines aux légumes primeurs

 
Etaler un peu de farce sur le bas de la galette, en laissant les bords libres. Roulez un tour puis ramenez les deux extrémités à droite et à gauche sur le dessus du nem et continuez à rouler.

Faire chauffer un bain d'huile de friture dans une poêle et mettez-y à dorer les nems, environ 5 minutes de chaque côté pour qu'ils soient bien croustillants.

3 - La sauce verte

Mixez ensemble les feuilles de blettes avec 5 cl de jus de cuisson des asperges, l'ail et la crème fraîche. Rectifiez si nécessaire l'assaisonnement, avec notamment un peu de poivre.

Il ne reste plus qu'à disposer harmonieusement dans votre plat les nems, les pommes de terre pelées, les asperges et la sauce que vous pourrez mettre dans des petits bols pour y tremper les nems et les légumes.

Parsemez au dernier moment de fleur de sel.

Nems de sardines aux légumes primeurs


La petite touche finale m'a été inspirée par l'émisson Top Chef :
j'ai récupéré les pelures de pommes de terre
et les ai passées 1 minutes dans l'huile de friture chaude.
 
Et voilà Chef,
j'ai hâte de savoir si j'obtiens mon bac !
 

15 avr. 2013

Canard de Challans au muscadet

Cette recette est un des grands classiques de la cuisine régionale, qui permet de marier le canard de Challans au muscadet nantais.
 
Quand la Vendée et la Loire-Atlantique mêlent leurs produits du terroir, cela donne de savoureux résultats, ou comment la cuisine réconcilie deux régions qui jouent à je t'aime moi non plus depuis très longtemps.
 
Canard au muscadet  
 
L'anecdote peut même prêter à sourire -:)
 
Les nantais ont souvent regardé les vendéens avec un peu de condescendance, les considérant parfois pour les "beaufs" de service. Et inversement, les vendéens mettaient en avant le côté pédant des habitants de Nantes, la grande ville ! Ces petites bisbilles sont bien sûr très drôles, voire même dérisoires, et il faut savoir les prendre avec le sourire, d'autant que je ne connais pas une région de France qui n'entretienne ainsi des petites querelles de voisinage avec ses départements limitrophes.
 
En réalité, ces frottements ont une explication historique. Il y a de nombreuses années - maintenant, bien sûr avec les nouvelles générations ça n'existe plus - il n'était pas rare d'entendre un nantais demander ironiquement à un ami vendéen : "alors, tu l'as caché où ton curé ?".
 
Canard au muscadet

La question a de quoi étonner ! Elle trouve son origine dans l'après-révolution française et les guerres de Vendée, c'est à dire la période de 1790 à 1796. Une bonne partie des Vendéens s'était soulevée contre les nouveaux représentants de l'état, les nantais étant quant à eux plutôt républicains dans leur grande majorité. Les vendéens étaient restés dévoués à leurs prêtres, ces derniers étant considérés réfractaires car ils ne voulaient pas jurer fidélité à la constitution civile du clergé de l'assemblée révolutionnaire de 1790. Il en a résulté une chasse au prêtre réfractaire, et certains fidèles n'ont pas hésité à les cacher.... d'où l'expression quelque 150 à 200 ans plus tard !
 
Ceci étant dit, si on causait cuisine maintenant ?
 
  Je vais vous causer canard, muscadet, et navets...
 vous mes petites cailles qui me suivez depuis si longtemps
que j'en deviens familière !

Mais c'est ça les repas de famille, n'est-ce pas,
on cause, on refait le monde,
on se fâche parce qu'on aborde des sujets délicats,
et on se réconcilie avec un bon vin.

Pour la recette, vous aurez fait découper le canard par votre boucher,
parce que le boucher il est sympa.
 
Le boucher et le canard !
Christophe Couton
Boucherie "En Vie d'boucherie"
Les Halles de la Vie
Saint-Gilles-Croix-de-vie
 
 
 
 
Ingrédients pour canard au muscadet
 




Dans le panier (pour 4 personnes)

1 canette de Challans découpée en morceaux (conservez les abats et carcasses pour un fumet)
200 g de raisins secs
Une douzaine de petits navets nouveaux
1 bouteille de muscadet
5 cl de cognac
2 cuillères à soupe de farine
1 pincée de poudre d'épices Rabelais
1 bouquet garni
Beurre - huile de pépins de raisins
Sel - poivre




Préparation

1 - Deux heures avant la préparation, mettre à tremper les raisins secs dans un bol de muscadet.

Canard au muscadet
2 - Dans une cocotte en fonte ou en cuivre, faire fondre le beurre avec un peu d'huile. Y mettre les morceaux de canard à revenir de tous côtés.
 
3 - Verser le cognac et flamber.
 
4 - Baisser le feu, fariner (singer) les morceaux de canard puis mouiller avec le reste de muscadet. Ajouter le bouquet garni, la poudre d'épices Rabelais, le sel et le poivre.

5 - Peler les petits navets nouveaux et les ajouter entiers ou coupés en deux dans la préparation, après 15 minutes de cuisson. Laisser mijoter sur feu doux pendant encore 30 minutes.

Canard au muscadet Canard au muscadet

6 - Ajouter les raisins secs dans la cocotte avec le muscadet de trempage, 15 minutes avant la fin.

On sert directement dans le plat,
et comme vous avez dû déjà le constater,
j'adore sortir mes casseroles ou poêles en cuivre quand je reçois.

Canard au muscadet
 
Amitiés gourmandes et bonne semaine à vous, chers lecteurs...
 


4 avr. 2013

La fionaïe vendéenne ou les oeufs au lait maraîchins

Lo z'avont dit, por fare ine boune fiounaïe, o faut' :
dou laite,
dou suc,
dou z'us,
d'la cannelle.
 
O l'est pas plus compliqué qu'chu !

Bon, allez je vais vous traduire, sinon vous allez partir sans crier gare, en laissant la lumière allumée !
 
La fionaïe maraîchine de Vendée
 
Dans tout le pays maraîchin du nord-ouest vendéen - Challans, Soullans, le Pays de Monts,... - on appelle fiounaïe les oeufs au lait.
 
Fiounaïe, ça veut dire flan, en patois maraîchin. On dit aussi fionnaïe, fionnée ; Notez au passage que le célèbre fion que l'on trouve sur tous les marchés locaux est justement garni d'une fiounaïe.

La fiounaïe, c'est le dessert traditionnel par excellence en Vendée, celui que l'on sert avec la brioche dans les fêtes de famille ou lors du repas dominical. Il peut aussi accompagner l'échaudisse, un autre gâteau traditionnel dont je vous parlerai prochainement.
 
Cette recette est présentée, comme bien d'autres, sur les cartes postales vendues par l'Eco-Musée de la Bourrine du Bois Juquaud. Si vous ne la connaissez pas, je vous conseille vivement la visite de cette adorable et émouvante bourrine, symbole de l'habitation traditionnelle ancestrale du marais. Elle était habitée autrefois par une vieille dame, Amandine. Elle a été reprise il y a quelques années par la commune de Saint-Hilaire-de-Riez qui en a fait un éco-musée très intéressant.
 
D'avril jusqu'à la fin de l'année 2013, une exposition temporaire sur le thème de la cuisine et des instruments de cuisine dans le nord-ouest vendée, "Dou cabote à la fionnaïe". est proposée au public. Le cabote c'est le jardin, la fionnaïe je ne me répéterai pas, ou alors je vais punir si vous n'avez pas suivi.
 
Un retour passionnant vers un passé finalement pas si lointain, une évocation de la vie de nos grands-parents et parents qui nous permet de mesurer combien la société a évolué rapidement ces dernières années.
 
Bon, trève de bavardages, si je vous donnais la recette de la fiounaïe, vous avez peut-être faim ?
 
INGREDIENTS
 
1 litre de lait cru (si vous pouvez prendre du lait cru, ce n'en sera que mieux)
8 oeufs
8 morceaux de sucre (j'ai utilisé du sucre roux.... parce que j'aime bien !)
1 bâton de cannelle

* Si vous aimez les préparations un peu sucrées, je vous conseille de rajouter 2 morceaux de sucre supplémentaires. J'ai respecté le dosage indiqué mais ça me paraît faible.
 
** Vous remarquerez qu'autrefois, les recettes étaient faites avec des morceaux de sucre, et non pas du sucre en poudre).
 
La fionaïe maraîchine de Vendée


PREPARATION
 
Faites bouillir le lait avec la cannelle et les morceaux de sucre.
 
La fionaïe maraîchine de Vendée
 
Pendant ce temps, cassez les oeufs entiers et battez-les à la fourchette comme pour une omelette, mais pas trop longtemps non plus, ce n'est pas nécessaire de les faire mousser.
 
Versez le lait chaud petit à petit sur les oeufs, en fouettant régulièrement. Retirez bien sûr le bâton de cannelle.
 
La fionaïe maraîchine de Vendée
 
Versez dans un plat (genre terrine profonde)
et enfournez thermostat 7 pendant 45 minutes.
 
Laissez refroidir avant de déguster.
 
La fionaïe maraîchine de Vendée
 
Voir les deux variantes du fion maraîchin :
 
 
- celle avec une pâte sablée au lieu de la pâte échaudée : http://www.unecuillereepourpapa.com/2010/04/le-flan-maraichin.html
 
La fionaïe maraîchine de Vendée


La Bourrine du Bois Juquaud est un endroit merveilleux,
j'y consacrerai ultérieurement un article plus complet.
 
La Bourrine du Bois Juquaud La Bourrine du Bois Juquaud La Bourrine du Bois Juquaud
Photos aimablement confiées
par l'association des usagers de la Bourrine du Bois Juquaud

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