Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

Blog culinaire - Une cuillerée pour papa

10 juil. 2009

Menu contre la grippe !

Pourquoi aller dépenser 700 millions d'euros, engraisser les laboratoires pharmaceutiques et endetter encore plus les finances de l'état quand il existe des solutions économiques et en plus fort réjouissantes pour nous prévenir contre la grippe...


Voici le MENU CONTRE LA GRIPPE proposé par Léon Daudet (1867 - 1942) et que, pour ma part, j'adopterais volontiers... Qu'en pensez-vous ?

1er jour


Au déjeuner : Aïolli


Au dîner : bouillabaisse légère
Chateauneuf-du-Pape



2ème jour


Au déjeuner :
bourride


Au dîner :
soupe à l'ail
Même vin que le premier jour



3ème jour


Matin et soir : pot-au-feu
Beaujolais ou Bourgueil



4ème jour


Si vous n'êtes pas guéri,
mangez hardiment à déjeuner une côtelette arrosée d'un petit bordeaux rouge,
et si vous êtes guéri,
mangez-en deux.




« Nature morte aux huîtres et aux verres de vins »
Beert Osias (1610)

Soignez-vous bien... ou plutôt portez-vous bien !

6 juil. 2009

Les petits betchets de l'Ile d'Yeu...


Une lectrice, Sandrine, - peut-être une blogueuse ? - m'a demandé récemment si j'avais la recette des fameux betchets traditionnels que l'on trouve dans les boulangeries de l'Ile d'Yeu.


Je l'ai retrouvée sur mon livret des femmes de pêcheurs dont j'ai déjà parlé à maintes occasions.... et comme je teste en ce moment des recettes pour les amis belges qui me font l'énorme plaisir de venir me voir, dans quelques jours, hop en cuisine pour cette nouvelle spécialité locale.


Les ingrédients :
  • 1 kg de farine
  • 6 oeufs
  • 300 g de sucre
  • 2 paquet de levure chimique
  • 250 g de beurre
  • 2 càc de fleur d'oranger
  • 1 jaune d'oeuf plus une 1/2 càc de sucre

Dans un grand saladier mettez la farine, la levure et le sucre. Faites un puits au milieu et ajoutez les oeufs un par un en mélangeant un peu à chaque fois, puis le beurre fondu et enfin la fleur d'oranger.

Pétrissez bien l'ensemble de manière à avoir un pâton homogène (mais il n'est pas nécessaire de le pétrir très longtemps non plus).



Formez avec les mains des boules de 100 g environ puis disposez-les sur une plaque allant au four en prenant de bien les intercaler car ils vont un peu gonfler à la cuisson (je vous dis ça parce que je me suis fait avoir).

Badigeonnez avec un jaune d'oeuf mélangé à une pincée de sucre et mettez à four préchauffé th. 5/6 pendant une trentaine de minutes.



Et hop c'est prêt... Ils sont jolis vous ne trouvez pas ? Et particulièrement bons quand ils sortent tout juste du four.

A consommer au petit déjeûner ou à la pause café de l'après-midi, agrémentés de confiture ou de nutella pour les petits gourmands...

Ces petits gâteaux ont une mie dense et ressemblent un peu à la Merisse. En refroidissant ils ont tendance à durcir, et à prendre la consistance d'une pâte sablée.


A bientôt pour d'autres gourmandises...

4 juil. 2009

Assiettes d'antipasti : jambon, melon et parmesan


Notre périple en Italie a commencé sur la partie nord du lac Majeur (via la Suisse et le Simplonpass) et nous sommes arrivés à Cannobio, sous la pluie, par une ravissante et tortueuse petite route de montagne, le Val Cannobina.




Un superbe endroit de villégiature que ce village : on descend sur le lac par des petites ruelles et là on en découvre toute la beauté grâce à une promenade bordée de vieilles maisons aux couleurs légèrement passées, jaunes, ocres et de jolies arcades commerçantes




La magie et l'ambiance qui s'en dégageaient en cette fin de journée m'ont donné la nostalgie des films d'Ettore Scola ou de Vittorio de Sica, films qui ont bercé mon adolescence et que même maintenant je regarde avec toujours autant de passion... J'imaginais la somptueuse Sofia Loren à une des fenêtres de ces jolies maisons... j'aurais bien aimé croiser Marcello Mastroïani smocking blanc, chapeau, canne arpentant les arcades le long du lac...

Nous nous sommes arrêtés à une terrasse sous ces fameuses arcades... Autant le dire, pas forcément le meilleur endroit pour trouver des restaurants de qualité, mais le charme indicible du lieu à lui seul est le plus grand des atouts. Une ambiance très "fin de siècle 19e", comme en trouve dans les films de Visconti -, j'aurais tellement aimé m'assoir avec délicatesse en soulevant une robe toute froufroutante comme Claudia Cardinale, au bras du beau Tancrède dans le film "le Guepard"... mais je n'ai pas sa peau de pêche, ni ses sublimes rondeurs... J'ai bien des rondeurs, mais elles ne sont pas sublimes même si mon petit mari s'évertue à me dire qu'il m'aime telle que je suis, ce qui ne me fait pas forcément plaisir !




Un serveur pas très souriant, style "italiano vero" plus vero que nature, les cheveux gominés en arrière, l'oeil sombre, genre méchant dans le film "le parrain" - nous a néanmoins très gentiment amené un campari-soda en guise d'apéritif puis des tagliatelles aux fruits de mer pour moi et des spaghetti au piment, champignon et parmesan pour mon petit mari, le tout arrosé d'un délicieux et frais chianti rosé.

Une énorme et dégoulinante glace - ça c'est pour entretenir les rondeurs - prise au comptoir d'un commerce un peu plus loin, une fois le repas terminé, a constitué notre dessert.

Le lendemain, nous avons descendu le lac et les petites villes se sont succédé avec des panoramas et une végétation époustouflants ; je vous l'assure c'est magnifique ! Verbania et ses vieilles ruelles, là aussi très commerçantes et ses places aux balcons pleins de linge, tout comme on imagine l'Italie dans les clichés, puis Stresa d'où on peut aller en excursion sur les fameuses Iles Borromées.


Les Iles Borromées c'est le piège à touristes type ! Dès que vous arrivez sur le parking de l'embarcadère à Stresa un sympathique et volubile "vendeur" vous accueille avec empressement d'un fort et joyeux "bonjour la France" ; vous n'avez pas le temps d'en placer une que déjà vous avez versé quelques petits euros pour le parking et sans vous laisser le temps de respirer il vous aura vanté son tarif préférentiel - pas donné ! - pour une excursion à l'Ile Borromée plus le tour de l'ile des pêcheurs en bateau ;




Vous vous retrouvez au milieu de hordes de touristes qui attendent patiemment leur tour et les petites embarcations arrivent à fond la caisse sur l'embarcadère, vous prennent et vous déposent ensuite sur Borromée où là il vous faudra encore sortir le porte-monnaie et des billets si vous voulez visiter le chateau et les jardins !





Bon, nous avons joué les touristes disciplinés, nous sommes contents, c'était très joli et j'en ai d'ailleurs profité pour m'acheter une jolie robe - pas chère les filles ! - au petit marché de Borromée, mon petit mari me l'a si gentiment offerte qu'il aurait été indélicat de la refuser ! Une dernière occasion d'ouvrir le porte-monnaie ! Ho la la, c'est les vacances hein ? Si on ne peut pas se faire plaisir ! Et puis entre nous, les achats de robe... puis de chaussures.... faisaient partie de mes objectifs de voyage italien.

... C'est sur le lac de Come que nous avons eu la plus belle découverte gastronomique, dans un petit restaurant à Menaggio, recommandé par le Guide du routard qui - pour une fois - ne nous a pas déçus.

L'Osteria El Pozzo dont l'avenante petite terrasse donne sur la place du village, à deux pas du front de mer propose des recettes authentiques du Frioul-Vénétie.

Nous avons choisi en antipasti un réjouissant plateau de Bressaola e pecorino puis du boeuf mariné au vin rouge et à la tomate accompagné de polenta.


Le plateau d'antipasti était pantagruélique, servi sur une grande planche en bois ; je n'ai malheureusement pas pu terminer, le bressaola est une viande de boeuf séchée et le pecorino un fromage au lait de brebis ; le tout accompagné d'un bon rosé, mais je ne me souviens plus de ce que nous avons choisi.

Un orchestre est arrivé sur la place devant le restaurant au moment où nous prenions l'apéritif et nous avons agréablement dîné en musique sur des airs traditionnels tout au long du repas ; la place du village était pleine de monde ; la serveuse nous a expliqués que la mairie fêtait l'élection du nouveau maire. Très sympa comme ambiance.

... On va arrêter pour aujourd'hui la balade ; la nostalgie de ces vacances étant bien ancrée en cette première semaine de reprise du travail qui a été très chargée et fatigante, j'ai préparé ce soir un petit plateau d'antipasti à ma façon.



Les ingrédients :

- n'ayant pas trouvé de Bressaola, j'ai choisi une viande des grisons, originaire de la Suisse voisine, une viande également séchée qu'on trouve plus facilement par chez nous,
- du parmesan en lamelles (nous avons ramené du parmesan entier, acheté sur un petit marché local),
- 1 melon (lui il est de Vendée !),
- quelques grains de raisin blanc d'Italie,
- 1 petit oignon nouveau,
- huile d'olive,
- vinaigre balsamique,
- 1 citron,
- poivre.
Disposez les tranches de viande des Grisons dans une grande assiette, puis les tranches de melon, l'oignon émincé en lamelles fines.

Avec un couteau économe détaillez des lamelles de parmesan ; dispersez-les sur le jambon puis ajoutez les grains de raisin.

Mélangez 1 càs d'huile d'olive avec le jus d'un citron ; répartissez sur le plat puis vaporisez avec le vinaigre balsamique (j'ai utilisé du vinaigre balsamique en spray - si vous n'en avez pas ajoutez un trait de vinaigre au dernier moment sur le plat).

Vous pouvez laisser le plat au frais en recouvrant d'un film transparent avant de servir.


Dégustez avec un rosé bardolino chiaretto très frais par exemple...

30 juin 2009

Salade rafraîchissante courgettes et fraises au balsamique

Je reviendrai vous parler plus longuement de la merveilleuse Italie, en attendant je vous livre rapidement la petite salade rafraîchissante et légère dont nous nous sommes régalés hier soir car décidément il fait vraiment trop chaud !




Nous avons réussi à sauver du jardin, après 3 semaines sans arrosage, les dernières fraises, des petits oignons grelots, et les premières courgettes qui font leur apparition.

Allez hop :

  • 2 courgettes moyennes
  • 2 oignons grelots
  • une douzaine de fraises
  • fromage de brebis (environ 100 g) (un fromage pur brebis ramené du Pays Basque)
  • une poignée de basilic
  • de la menthe fraîche
  • poivre noir
  • huile d'olive
  • 1 citron vert
  • vinaigre balsamique

Zou :

  1. Nettoyez, pelez une tranche sur deux puis coupez et épépinez les courgettes ; les détailler en petits dés ;

  2. coupez en rondelles les oignons ;
  3. coupez en petits dés le fromage ;
  4. dans un bol préparez la sauce en mélangeant 1 càs d'huile d'olive, le jus du citron et 1 càs de vinaigre balsamique ; ajoutez le basilic et la menthe hachés ;

  5. dans un saladier, mélangez tous les ingrédients, ajoutez la vinaigrette au dernier moment ; poivrez généreusement, salez légèrement.

  6. Mettez un peu au réfrigérateur avant de servir ; ce ne sera que meilleur bien frais.


A bientôt....

29 juin 2009

Des images et des souvenirs plein les yeux...

Je reviens d'un pays où l'art de vivre se conjuge au quotidien, grâce à la magie de paysages oniriques... la campagne traversée de cyprès, au loin des maisons aux couleurs jaunes et ocres... puis des lacs d'un bleu profond entourés de montagnes....




Au travers d'une venelle rafraîchissante un chat vous regarde passer, impertubable malgré le clic-clac de l'appareil-photo...



























des architectures éblouissantes...









des hôtes d'une extrême gentillesse et affabilité... et une cuisine, des produits du terroir et des vins à se mettre les pieds sous la table tous les jours...



Un seul regret : ne pas pouvoir y retourner rapidement.

A bientôt pour un retour en cuisine et de nouvelles recettes...

7 juin 2009

Filet de turbot rôti et langoustines sautées au Noyau de Poissy


C'est avec joie, et plaisir qu'elle m'ait choisie dans ce défi gourmand que j'ai accepté l'offre de Marie-Line, dans le cadre du jeu "Passe par chez moi, il y fait bon", jeu initié par Philou - Un cuisinier chez vous -, ce défi étant lancé conjointement à 2 autres blogueuses, Mamina et Alice.


Nous allons donc publier nos recettes le même jour, soit le dimanche 7 juin à 10.00, pour la fête des mamans.
Voici les règles de ce sympathique jeu :

1) L'animateur choisit un produit typique de sa région.
2) Il choisit également deux complices (les visiteurs) et leur fait parvenir avec leur consentement préalable le produit mis à l'honneur;
3) Les visiteurs et l'animateur auront pour mission de réaliser une recette utilisant le produit sélectionné par l'animateur ainsi que de la poster sur leur blog respectif ainsi qu'un bref descriptif du produit que leur aura fait parvenir l'animateur. Ils publieront également les règles du jeu.
4) L'animateur présentera les trois recettes sur son blog.
5) Lorsque les visiteurs ont publié leur recette, ils deviennent de facto animateurs.Chaque nouvel animateur devra également avoir deux complices, le premier étant l'animateur qui leur a expédié le produit, le second sera choisi librement.
Quels produits choisir ?
Donnez la préférence à un produit représentatif de votre région. N'oubliez pas que le produit doit voyager et qu'il ne sera peut-être pas utilisé directement.Evitez les produits luxueux (vous n'en recevrez peut-être pas un en retour !)
Comment choisir les visiteurs ?
Le premier sera toujours l'animateur qui vous a choisi pour défendre son produit;Le second sera quelqu'un d'éloigné géographiquement ou quelqu'un avec des traditions culinaires très éloignés de la vôtre.

J'ai déballé avec enthousiasme mon colis reçu il y a quelques semaines et découvert le fameux Noyau de Poissy, produit typique de la région de Marie-Line.

Voici quelques informations concernant cette liqueur :

Quand et à qui vint l’idée d’utiliser l’amande si parfumée de l’abricot ? Nul ne le sait avec certitude. Il semblerait que dès 1698, une aubergiste, Madame SUZANNE, proposait le Noyau de Poissy à ses clients dans son établissement et qu’il était de pratique courante, au 18ème siècle, que la liqueur à base de noyaux de fruits, fabriquée à Poissy soit servie dans les auberges et hôtelleries fréquentées chaque jeudi par les nombreux vendeurs et acheteurs du marché aux bestiaux…
Et si les deux liqueurs Noyau de Poissy (Sceau de Saint Louis et Gobelet d’Argent) sont aujourd’hui fabriquées par la même société, ce ne fut pas toujours le cas.

UN SEUL NOYAUVers le milieu du XVIIIè siècle, Léon VIOLLEAU s’installe à Poissy comme marchand épicier avec son fils Ambroise qui lui succèdera en 1800. Ils demeurent à l’angle de la rue de Paris (actuelle Rue du Général de Gaulle où se situe, aujourd’hui encore, la distillerie du Noyau de Poissy). Marguerite Violleau (fille d’Ambroise) loue la maison à Alexandre DELPORTE à la mort de son père (1825). Celui-ci exploite la liqueur de Poissy.

Vers 1826, le fabricant, Alexandre DELPORTE, reçut de la Duchesse de Berry, belle-fille du Roi Charles X, un gobelet d’argent en récompense pour la qualité de sa liqueur, d’où son nom « Noyau de Poissy au Gobelet d’Argent ». (information issues du site "Noyau de Poissy")

Je suis honnête, je n'y avais jamais goûté et je me suis mise à la recherche sur Internet des recettes qui le mettaient en avant. J'ai trouvé beaucoup de plats sucrés mais finalement pas de plats à base de viande ou de poisson.

Comme je suis quand même plus bec salé que sucré sur mon blog j'ai pensé que ce pourrait être intéressant d'essayer d'en concocter une qui ne dénature pas la saveur de ce bel alcool.

J'ai très vite pensé aux langoustines, on en trouve de la très belle sablaise en ce moment sur les étals de poissonnerie par chez nous... puis j'ai eu envie de compléter avec un poisson noble et j'ai immédiatement tilté sur le turbot, un poisson rare et assez cher c'est vrai, et que j'ai dû commander.


Mais je n'ai pas regretté car la bête était belle ! Je précise que c'était du turbot sauvage et non pas d'élevage, ç'aurait pu être le cas puisque nous avons une société, au pied du Pont de Noirmoutier, qui en commercialise depuis des années, France Turbot.

Ma poissonnière préférée me l'a soigneusement levé en filets et j'ai conservé toutes les parures pour préparer mon fumet maison.


Les ingrédients (pour 2 personnes)

Le fumet :

  • les parures du turbot
  • les carcasses de langoustines
  • 1 oignon
  • 3 petites carottes nouvelles
  • les fanes des carottes
  • thym, laurier
  • 15 cl de vin blanc
  • 50 cl d'eau
  • 5 cl de Noyau de Poissy
  • poivre noir du moulin

2 beaux filets de turbot que vous prendrez plutôt sur le dos, car ils sont plus épais,

12 langoustines crues,

1 càc d'algues deshytratées (un mélange de dulse, laitue de mer et nori que j'ai trouvé récemment sur un marché),

huile d'olive,

2 càs de crème fraîche épaisse,

5 cl de liqueur de Noyau de Poissy,

1/2 poivron rouge,

fleur de sel, poivre noir.




Préparation.


1/ Le fumet



Commencez par faire votre fumet de poisson dont la saveur, je vous l'assure, n'aura absolument rien à voir avec ceux que l'on trouve en poudre ; n'hésitez pas à conserver les parures des poissons quand vous en avez et à les congeler pour les ressortir et utiliser dès que vous avez la quantité suffisante pour faire une préparation.


Décortiquez à cru les langoustines en conservant juste un petit bout de carapace sur la queue. Retirez le petit boyau noir, il sort tout seul en tirant dessus avec une pointe de couteau fin. Réservez les langoustines pour la préparation suivante ; Conservez deux langoustines entières pour la décoration des assiettes.

Nettoyez soigneusement les parures de poissons (arêtes, barbes, sauf la tête que je n'ai pas conservée) de manière à éliminer toute trace de sang.

Dans une grande sauteuse, versez 2 càs d'huile d'olive puis faites blondir l'oignon émincé, puis les carottes coupées en rondelles.


Ajoutez les carapaces et têtes de langoustines, remuez quelques minutes sans faire roussir puis flambez avec 5 cl de Noyau de Poissy ;

Mettez ensuite dans la poêle les parures de poissons que vous aurez éventuellement découpées grossièrement puis mouillez avec le vin blanc et rajoutez de l'eau de manière à recouvrir l'ensemble.

Ajoutez les herbes ; pour ma part j'ai mis aussi les fanes des petites carottes nouvelles de mon jardin car je n'avais pas de persil plat sous la main et je trouve que ces fanes apportent aussi beaucoup de goût.

Donnez un tour de moulin à poivre, ne salez pas, vous rectifierez ensuite lors de la cuisson de la sauce.

Laissez cuire à feu doux pendant environ 45 mn et écumez en cours de cuisson.




Le turbot :


Mettez une càs d'huile d'olive dans une poêle et faites revenir 1 minute sur chaque face les filets.

Préchauffez le four th. 70° pendant une demi-heure environ.

Dans un plat allant au four, mettez un film transparent alimentaire, déposez dessus les filets de turbot, ajoutez un filet d'huile d'olive, quelques grains de sel, du poivre noir et refermez complètement le film transparent de manière à envelopper les filets.

Mettez au four, pour une cuisson basse-température, pendant une heure.



Les poivrons :


pelez le demi-poivron pour le rendre plus digeste puis coupez-le en dés très fins ; mettez ces dés à revenir dans une càs d'huile, mélangez à la cuillère en bois puis baissez le feu et laissez confire tout doucement pendant une vingtaine de minutes jusqu'à ce qu'ils soient bien tendres.




La sauce :


Filtrez le fumet de poisson à travers un chinois ; pilez les arrêtes et les carapaces avec une cuillère en bois de façon à récupéer la maximum de sucs ; versez-le dans une casserole et faites-le réduire de moitié.


Dans une autre casserole, faites blondir une échalote dans un peu d'huile d'olive ; ajoutez les algues deshydratées puis le fumet de poisson et laissez réduire à nouveau jusqu'à ce que vous obteniez environ 10 cl de jus, mélangez quelques minutes sur le feu puis liez la sauce en ajoutant la crème fraîche.




Les langoustines :


au dernier moment faîtes revenir 5/6 minutes sur feu vif, dans un peu d'huile d'olive les langoustines décortiquées et les deux qui restent entières puis flambez avec le restant de liqueur de Poissy ; mélangez bien et réservez.




Le service :


dans les assiettes, déposez le filet de turbot, puis les langoustines, répartissez les dés de poivrons et nappez avec la sauce ; décorez avec la langoustine entière ; assaisonnez de quelques grains de fleur de sel.




Nous nous sommes régalés, je suis contente du résultat, la sauce était extrêmement savoureuse, et j'ai beaucoup apprécié la saveur iodée des algues. Dommage que mes photos ne soient pas à la hauteur !


Le noyau de Poissy se marie quant à lui vraiment très bien avec les langoustines qui supportent cette petite touche sucrée de liqueur.


Merci Marie-Line pour ce très beau cadeau, je testerai aussi en dessert et bien sûr en digestif, frais, avec un glaçon...



Et bonne fête à toutes les heureuses mamans du monde...



EDIT de dernière minute : suite à une erreur de dernière minute, au lieu d'appuyer sur la touche "programmation" pour la publication du billet en différé dimanche matin, j'ai appuyé sur publication, du coup ma recette apparait ce jour-même. J'en suis désolée et m'en excuse auprès des autres participants.

30 mai 2009

Tartines, je vous aime....


Vous l'aurez remarqué, je n'ai pas le temps de cuisiner ces jours-ci : plusieurs raisons à ça, beaucoup de travail, les vacances qui approchent - une semaine au jus, yeeeessssss ! - et des recettes à publier impérativement avant mon départ pour 2 ou 3 concours auxquels je participe.



Alors je vous sers du "réchauffé" que je n'avais pas encore publié... Des tartines qui ont réchauffé mes soirées d'hiver devant la cheminée.


.... la première, une tartine de moëlle : quand j'étais jeune, je n'aurais voulu à aucun prix y goûter, alors que mon père s'en délectait, et que moi ça me dégoutait ! Beurk !





J'ai eu l'occasion de préparer une queue de boeuf en terrine, et y ai rajouté un os à moëlle que j'ai consciencieusement gratté ensuite pour en retirer sa moëlle, tartiné sur une petite tranche de pain grillé... un peu de fleur de sel... je croque et hum.... divine surprise, qu'est-ce que c'est bon ! Tu avais bien raison papa, j'aurais dû t'écouter plus tôt !



... la deuxième tartine de l'hiver est incontournable de la Vendée : la graillée de mogettes que tout vendéen qui se respecte a forcément mangé une fois - que dis-je une fois, on ne compte même plus ! -.

Ce qu'il faut :



une belle tartine de pain grillé dans la cheminée, et de préférence du gros pain de 4 - mais ça les boulangers malheureusement n'en font pratiquement plus -ou alors sur commande,


du beurre, salé évidemment, la question ne se pose même pas, et en quantité généreuse siou-plait,

puis une belle louchée de mogette fumante.

Et maintenant croquez dedans sans en mettre partout.... ça c'est une autre affaire !



A plus tard pour d'autres recettes,

La promenade du dimanche sur les bords de l'Erdre...

Il y a quelques semaines, nous sommes allés nous promener à la Beaujoire à Nantes à l'occasion du salon Serbhotel, le salon des métiers de l'Hotellerie ; nous avons prolongé la promenade dans le superbe parc verdoyant et fleuri aux couleurs du Printemps, puis le long des berges de l'Erdre ;

Je vous laisse faire la balade à votre tour : ( les mystères des importations de Blogger n'étant pas résolus, vous ne pourrez pas cliquer sur les 3 ou 4 premières photos pour les agrandir, mais pour les autres ça fonctionne... ne me demandez pas pourquoi, j'ai pas la réponse !)



























































Ce que l'on peut faire avec du sucre, c'est fabuleux... enfin, quand je dis "on", c'est pas donné à tout le monde, il s'agit d'un vrai travail d'artistes, des heures et des heures de patience qui méritaient bien d'être primées... admirez quelques unes des réalisations, je n'ai malheureusement pas pu tout prendre en photos, et puis il y avait un monde fou devant chaque oeuvre :






A bientôt les amis ....

20 mai 2009

Le sorbet aux fraises et à la menthe... le bonheur est dans le jardin



Je vous avais prévenus, les fraisiers sont généreux cette année... la dernière cueillette que mon mari m'a déposée hier soir sur la table de cuisine a fini dans la sorbetière.

Si je vous dis que c'était merveilleux, vous me croirez ?

Dans ce mélange féérique il y avait :
  • 1 kg de fraises
  • 300 g de sucre glace
  • le jus d'un citron
  • une dizaine de feuilles de menthe poivrée

Le tout au robot pour le réduire en purée puis dans la sorbetière - ou le congélateur, si vous n'avez pas cet appareil - pendant environ 45 minutes et après directement en boules dans l'assiette ; Il m'en reste un peu pour ce soir, j'ai congelé le reste, chouette !

D'ailleurs, à la sortie de la sorbetière, j'aurais dû la passer un petit quart-d'heure au congélo, elle aurait été un peu plus ferme.



Alors, qu'est-ce que vous attendez pour mettre des fraisiers dans votre jardin ou sur votre balcon ?

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